Curtea de Argeș

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Curtea de Argeș
Blason de Curtea de Argeș
Héraldique
Administration
Pays Roumanie Roumanie
Région Munténie
Département Argeș
Maire
Mandat
Nicolae Diaconu PSD
2008-2012
Code postal 115300
Indicatif téléphonique international +(40)
Démographie
Population 33 243 hab. (2007)
Densité 443 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 08′ 21″ N 24° 40′ 45″ E / 45.13917, 24.6791745° 08′ 21″ Nord 24° 40′ 45″ Est / 45.13917, 24.67917  
Altitude 450 m
Superficie 7 500 ha = 75 km2
Divers
Cours d'eau Argeș
Fondateur(s) Radu Negru
Fondation au XIVe siècle
Localisation

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Curtea de Argeș

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Curtea de Argeș
Liens
Site web http://www.primariacurteadearges.ro

Curtea de Argeș (prononciation roumaine: [ˌkurte̯a de ˈard͡ʒeʃ] signifiant « la Cour d'Argeș » ; appelée Curté d'Argis dans certains textes français[1]) est une ancienne capitale de la Principauté de Valachie, située en Roumanie, sur la rive droite de l'Argeș (issu d'une vallée des Carpates, dans les Monts Făgăraș). La voie de chemin de fer de Pitești à Turnu Roșu y passe. Elle fait partie du județ d'Argeș.

Population[modifier | modifier le code]

Église Saint Nicolas

Histoire[modifier | modifier le code]

Église épiscopale, princière et royale
L'église du monastère

La ville est l'une des plus anciennes de Roumanie. Selon la tradition, elle aurait été fondée au début du XIVe siècle par le prince de Valachie Rodolphe le Noir, et a remplacé sa première capitale Câmpulung. D'où son nom Curtea (la Cour).

La principale église est l'épiscopale, construite entre 1512 et 1517 par Neagoe Basarab V, l'un des plus importants et des plus visités monuments de Roumanie, également nécropole royale puisqu'elle abrite les tombes des premiers couples de rois et reines de Roumanie. Son architecture extérieure est d'inspiration byzantine, mais a été restaurée au XIXe siècle par André Lecomte du Noüy, un architecte français, entraînant la destruction de la plupart des fresques intérieures d'origine.

Une autre église importante est la Biserica Domnească (église princière) construite par Mircea l'Ancien (Mircea cel Bătrân), qui a été complètement rénovée en 2003-2004. Elle ressemble à une citadelle de pierre, reliée à travers des souterrains à une tour de garde sur la colline avoisinante. La légende attachée à la tragédie du maître d'œuvre, Manole (Emmanuel), a contribué au rayonnement de ce monument.

La toute petite « église des potiers » Biserica olarilor présente de belles fresques extérieures.

Les ruines du palais princier sont toujours visibles. Celui-ci est mentionné dans le récit Doamna Chiajna (la Princesse Chiajna) d'Alexandru Odobescu.

Comme toute la Roumanie, Curtea de Argeș a subi les régimes dictatoriaux carliste, fasciste et communiste de février 1938 à décembre 1989, mais connaît à nouveau la démocratie depuis 1990.

Durant la dictature communiste, la ville a végété sur le plan touristique car le régime décourageait la pratique religieuse, la nostalgie du passé, et voulait éviter que la nécropole royale ne devienne un lieu de rassemblement de dissidents, mais après la libération de 1989, le tourisme a pris un grand essor, les hôtels se sont multipliés, et les principaux monuments ont été restaurés.

Les monuments de Curtea de Argeş[modifier | modifier le code]

La Fontaine du maître Manole[modifier | modifier le code]

Près du Monastère Curtea de Argeş, se dresse la Fontaine du maître Manole, le bâtisseur légendaire, héros malheureux de plusieurs ballades populaires. La légende nous dit que le monastère de Curtea de Argeş restait inachevé car chaque nuit, les murs élevés dans la journée s’effondraient. Il fallut le sacrifice de l'épouse du maître maçon (emmurée dans l'une des colonnes) pour assurer la pérennité de son œvre. Au début, elle maudit son mari, mais elle finit par se résigner et avant de mourir, elle bénit son œuvre. Cette légende est identique à celle du « pont d'Arta » en Grèce (chantée dans l'ode Σαράντα μαστορόπουλα des « quarante filles de maîtres maçons »). Une autre légende tragique évoque le prince régnant, Neagoe Basarab, qui, déçu par ce monastère, mit dix maçons dont Manole au défi de bâtir ailleurs un autre monastère beaucoup plus grand et beau que celui-ci. Aveuglés par leur orgueil, les dix maîtres maçons s'engagèrent à ce défi intenable, affirmant que ce serait facile, mais, agacé par leur outrecuidance, Neagoe Basaraba se rendit sur le chantier où ils œuvraient et fit démonter l'échafaudage qui entourait le bâtiment, les bloquant ainsi sur le toit. Pour sortir de ce piège, ils se fabriquèrent des ailes à l'aide de bardeaux, sautèrent et, le deltaplane n'ayant pas encore été mis au point, s'écrasèrent au sol. Une source jaillit à l'endroit où le maître maçon Manole se tua ainsi. La fontaine fut construite à l'emplacement de cette source. Elle fut reconstruite à plusiers reprises et nous devons le monument actuel à l’évêque érudit Joseph, en 1800.

L’église Saint-Nicolas[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Nicolas et les ruines de la cour royale se trouvent au centre de la ville. Le découvertes archéologiques ont révélé l'existence d'une Cour princière à Argeș dès la seconde moitié du XIIe siècle et une église au début du siècle suivant. Basarab Ier choisit d’y établir la capitale de la principauté de Valachie (qui en 1330 s’émancipa de la tutelle hongroise à la bataille de Posada). Il y fit donc construire la Cour royale et bâtir l’église qui a pour patron Saint Nicolas. La construction de celle-ci s'acheva pendant le règne de Vlaïcou Voda. Cette église est le monument le plus ancien et le plus précieux de Curtea de Argeș. L’équilibre et l’architecture de l’édifice, la peinture d’une grande qualité artistique, les ornements et les pierres tombales témoignent de la vie de la Cour royale de Valachie, indépendante en 1330 mais existant bien avant.
L’ensemble de la Cour royale inclut les fondations des demeures royales (début du XVIe siècle), la tour de l’entrée (XIV-XVIIe siècles), le clocher et une maison traditionnelle (XIXe siècle), les fondations de la première église royale (XIIIe siècle) et les murailles d’enceinte (XVIIIe siècle).
Le plan en croix grecque inscrite respecte le modèle classique byzantin. La peinture intérieure date de l’époque de Vlaicu Voda, mais il y a également des fragments de fresque du XVIIIe siècle.
L’église a été longtemps une nécropole. Elle abrite le tombeau de Vlaicu Voda, dans lequel on a trouvé nombre d’attestations archéologiques du XIVe siècle, une d’entre elles étant la ceinture d’Arges («paftaua de Argeș «).
L’ensemble est inscrit à la liste des monuments historiques (AG-II-m-A-13647) et dans la liste indicative UNESCO grâce à la valeur des fresques et de son architecture.

L'église Saint-Nicolas-le-Petit[modifier | modifier le code]

L’église Sân Nicoară ou « l’église Saint-Nicolas-le-Petit » (nom utilisé par les autochtones pour la distinguer de l’église royale Saint Nicolas) a été bâtie sur une haute colline au début du XIVe siècle, étant probablement la chapelle de la première Cour royale. Sa fondation est attribuée, selon la tradition populaire, soit à Mme Marghita, la femme du légendaire Negru Vodă, soit à Clara, la femme du voïvode Nicolae Alexandru. Son architecture est typique de l’art byzantin dans les Balcans. Le plan de l’église est rectangulaire, divisé en nef et pronaos, limité a l’Est d’une abside semi-circulaire ; celle-ci est accompagnée de deux absidioles. La haute tour en briques qui domine les alentours, était utilisée non seulement pour abriter les cloches, mais aussi comme beffroi et poste d’observation et de communication entre celle-ci et la tour-donjon de la cité Poienari. La communication était assurée par un système de flambeaux qui signalaient l’approche des ennemis jusqu’à une distance de 25 kilomètres. Il y avait jadis un tunnel, aujourd’hui à demi accessible, qui faisait la liaison entre cet édifice et l’église royale saint Nicolas.

La maison mémorial Norocea[modifier | modifier le code]

Dumitru Norocea est né le 21 septembre 1880 dans le village Bolboasa Bolboşilor, dans le Județ de Gorj. Il est l’aîné d’une famille d’Olténie avec neuf enfants. Peintre et restaurateur, il a aidé à la réhabilitation des fresques de l’église royale Saint-Nicolas. Sur le mur du Nord de la nef, il a découvert une inscription contenant l’année du trépas de Basarab I le Fondateur. On lui attribue aussi le mérite d’avoir introduit dans le pays la technique de la mosaïque. Entre les années 1922 et 1923, il s’est fait construire une maison qui héberge depuis 1969 l’exposition ethnographie et d'art populaire du Musée Curtea de Argeş, comportant 12 000 pièces. La collection inclut des objets liés aux métiers pratiqués dans les environs, des costumes populaires, des coutures et des tissus et des objets utilisés dans les foyers d’Argeş. À l’étage il y a une exposition de tableaux du peintre et d'objets lui ayant appartenu.

Jumelage[modifier | modifier le code]

Personnalités[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

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  1. Jules Verne, Le Château des Carpathes, 1978 [lire en ligne]