Convention de Pékin

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La Première Convention de Pékin (sinogramme 北京條約 Pinyin : Běijīng Tiáoyūe) du 18 octobre, 1860, était un traité entre le gouvernement de Qing (Chine impériale sous les Mandchous) et chacun des trois grands pouvoirs de l'Europe, à savoir le Royaume-Uni, la France, et la Russie, mettant un terme à la seconde guerre de l’opium.

Contexte[modifier | modifier le code]

Prince Gong, 2 novembre 1860, quelques jours seulement après avoir signé le traité du 24 octobre 1860.

Après la défaite militaire humiliante lors de laquelle le vieux palais d'été a été brûlé, l’empereur Xianfeng et sa suite fuient Pékin en juin 1858.

La convention de 1860 est signée par le frère de l’empereur, le prince Gong, pour mettre fin à la deuxième guerre de l'opium.

Les clauses de l'accord[modifier | modifier le code]

En rose, les régions de Mandchourie extérieure attribuées à la Russie par le Traité d'Aigun (1858) et la Convention de Pékin (1860).

Le commerce de l’opium, principalement aux mains des Britanniques, est légalisé et les chrétiens voient leurs droits civils pleinement reconnus, dont le droit de propriété privée et celui d’évangélisation.

La convention de Pékin inclut :

  1. La reconnaissance par la Chine de la validité du traité de Tianjin.
  2. L’ouverture de Tianjin en tant que port commercial.
  3. La cession perpétuelle du sud de la péninsule de Kowloon (au sud de la Boundary Street d'aujourd'hui) au Royaume-Uni, ainsi que de Stonecutters Island, ce qui agrandit notablement la colonie de Hong-Kong.
  4. La liberté de culte en Chine pour les chrétiens.
  5. L’autorisation pour les navires britanniques d’emmener de la main-d’œuvre chinoise aux Amériques.
  6. Le paiement aux Britanniques et aux Français d’une indemnité se montant à huit millions de taels d’argent (environ 320 tonnes) pour chaque pays.
  7. La cession à l'Empire russe de la Mandchourie extérieure et du kraï de l'Ussuri, donnant naissance en grande partie à l'actuel kraï du Primorie, correspondant au territoire de l'ancienne province des Mandchous en Tartarie de l'est.

Le traité est considéré comme « traité inégal » par la Chine, c'est-à-dire comme faisant partie des traités imposés à la Chine par les puissances occidentales à l'époque de son affaiblissement.

Épilogue[modifier | modifier le code]

En 1984, les gouvernements du Royaume-Uni et de la République populaire de Chine (RPC) signent, devant l'ONU, la déclaration commune sino-britannique sur la question de Hong Kong. Celle-ci prévoit que la souveraineté des nouveaux territoires cédés sous bail, ainsi que celle de l'île de Hong Kong et la péninsule de Kowloon (sud de la Boundary Street) cédées lors du Traité de Nankin (1842), seront transférées à la RPC le 1er juillet 1997.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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