Citadelle de Strasbourg

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Citadelle de Strasbourg
La citadelle de Strasbourg sur le plan-relief de 1832 (mis à jour en 1863)
La citadelle de Strasbourg sur le plan-relief de 1832 (mis à jour en 1863)
Présentation
Nom local (de) Zitadelle von Straßburg
Date de construction 16811685[1]
Destination initiale Fortification militaire
Protection Logo monument historique Classé MH (1922, porte, mur d'escarpe, fossé)
Logo monument historique Classé MH (1932, porte, fossé)[2]
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Subdivision administrative Alsace
Subdivision administrative Bas-Rhin
Localité Strasbourg
Localisation
Coordonnées 48° 34′ 38″ N 7° 46′ 24″ E / 48.577345, 7.77334248° 34′ 38″ Nord 7° 46′ 24″ Est / 48.577345, 7.773342  

Géolocalisation sur la carte : Strasbourg

(Voir situation sur carte : Strasbourg)
Citadelle de Strasbourg

Géolocalisation sur la carte : Bas-Rhin

(Voir situation sur carte : Bas-Rhin)
Citadelle de Strasbourg

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Citadelle de Strasbourg

La citadelle de Strasbourg est un ouvrage de fortification militaire construit à Strasbourg après l’annexion de la ville par le royaume de France en 1681. Cet installation faisait partie d’un vaste ensemble de défense de la ville et du Rhin, et fut partiellement détruit lors du siège de Strasbourg en 1870.

Histoire[modifier | modifier le code]

Construction[modifier | modifier le code]

En 1681 la ville libre de Strasbourg est convoitée par le royaume de France entre autres pour des raisons stratégiques : surveillance du Rhin et de la Basse-Alsace (après la perte de la place-forte de Philippsburg en 1676). La reddition de la ville se fait le 30 septembre 1681 et dès le 3 octobre Sébastien Le Prestre de Vauban et François Michel Le Tellier de Louvois étudient la ville et ses fortifications[1], Vauban rédige alors un rapport manuscrit intitulé « Situation de Strasbourg, ses défauts et ses avantages. Et les propriétés générales et particulières de la fortification, après l’exécution de son projet achevé »[3].

Le chantier commence donc rapidement et se sont plus de 3 000 hommes qui sont employés pour bâtir cette citadelle, tandis qu’un millier travaillaient à la forteresse de Kehl de l’autre côté du Rhin[3]. Pour le chantier fut creusé le canal de la Bruche.

La citadelle[modifier | modifier le code]

Plan de la citadelle avant 1800 (orienté nord-sud)

La citadelle de Strasbourg avait deux portes principales et une porte annexe. Une des portes principales était orientée vers la ville tandis que l’autre s’ouvrait à l’est vers le Rhin (il s’agit de la porte autour de laquelle s’est organisé le parc de la Citadelle).

Voici la légende du plan ci-contre :

  • 71 : porte royale
  • 75 : porte de secours
  • 54 : porte de secours par l’ouvrage à corne
  • 207 : casernes
  • 68, 76, 74 : magasins à poudre
  • A : grands souterrains triples
  • 208 : arsenal
  • 209 : logement de commandant
  • 210 : logement du lieutenant du roi et du major
  • 211 : paroisse (Église Saint-Louis de la citadelle)
  • 212 : fours et moulins à cheval
  • D : logement de l’aide major et de l’artillerie
  • B : logement du capitaine des portes

Siège de 1870[modifier | modifier le code]

Lors de la guerre de 1870 Strasbourg fut assiégé. De nombreux tirs de l’alliance germanique lors des bombardements d’août et septembre 1870 visèrent la citadelle et elle fut partiellement détruite.

Article connexe : Siège de Strasbourg.

Depuis 1870[modifier | modifier le code]

Dans le cadre de l’urbanisation de la ville des vestiges de la citadelle furent détruits, ceci dès 1896[4].

La Porte, le mur d'escarpe de la courtine et des bastions 27 et 28, et le fossé jusqu'à la crête du chemin couvert sont classés au titre des monuments historiques par arrêté du 27 avril 1922 tandis que les bastions 27 et 28 et la demi-lune sont classés par arrêté du 14 octobre 1932[2].

Depuis les années 1960 le parc est aménagé en jardin public[5],[6] autour des vestiges de fortifications.

Divers[modifier | modifier le code]

Plaque commémorative sur la Place du 3e RTA

Sur le mur à droite de l'entrée de la Citadelle, place du 3e Régiment de Tirailleurs Algériens, est fixée une plaque en hommage au 3e régiment de tirailleurs algériens qui participa à la défense de Strasbourg en janvier 1945 :

« Hommage au 3e Régiment de Tirailleurs Algériens qui a courageusement combattu en janvier 1945 pour préserver Strasbourg. »

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Vauban à Strasbourg », archives municipales de Strasbourg (consulté le 7 décembre 2012)
  2. a et b « Notice no PA00085019 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  3. a et b « Vauban en Alsace » (consulté le 7 décembre 2012)
  4. « Les enceintes de Strasbourg à travers les siècles, Marie-Dominique Waton », In Situ, revues du patrimoine (consulté le 8 décembre 2012)
  5. « Parc de la citadelle »
  6. « Parc de la citadelle de Strasbourg »

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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