Barrage Vauban

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Barrage Vauban
Image illustrative de l'article Barrage Vauban
Géographie
Pays France
Région Alsace
Département Bas-Rhin
Localité Strasbourg
Coordonnées géographiques 48° 34′ 46″ N 7° 44′ 17″ E / 48.57944, 7.73806 ()48° 34′ 46″ N 7° 44′ 17″ E / 48.57944, 7.73806 ()  
Fonction
Franchit l'Ill
Fonction défensive
Caractéristiques techniques
Type pont-écluse
Longueur 120 m
Construction
Construction 1686-1700
Historique
Protection  Inscrit MH (1971, rive droite (avant-poste, portions du mur fortifié), rive gauche (mur de jonction, bastion), écluse)
 Inscrit MH (1995, parois du système fortifié de vannes d'eau)[1]

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Barrage Vauban

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Barrage Vauban

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(Voir situation sur carte : France)
Barrage Vauban

Le barrage Vauban, également appelé Passage Vauban et Pont Vauban à tort, ou encore actuellement Terrasse Vauban, fut construit de 1686 à 1700 par l'ingénieur français Tarade sur les plans de Vauban à Strasbourg. Il était censé fonctionner comme un pont-écluse.

Histoire[modifier | modifier le code]

La construction du barrage débuta en 1686, soit cinq ans après la conquête de Strasbourg par Louis XIV.

Face aux progrès de l’artillerie et des techniques de combat, les ponts couverts ne permettaient plus de défendre correctement le sud de la ville. On décida donc d’édifier, à quelques mètres en amont, une nouvelle construction capable de faire face aux nouvelles contraintes de la guerre « moderne ».

Ce barrage fut utilisé lors du Siège de Strasbourg en 1870[2], provoquant ainsi l'inondation des quartiers situés en amont.

En 2011, le barrage a fait l'objet d'une étude archéologique du bâti remarquable menée par le Pôle d'Archéologie Interdépartemental Rhénan sous la direction de Maxime Werlé couplé à une étude des documents d'archives[3].

Fonction[modifier | modifier le code]

Baptisé « la grande écluse », le barrage était censé, en cas d’attaque, en obstruant ses arches par fermeture des vannes, faire monter le niveau de la rivière l’Ill et inonder tous les terrains situés au sud de la cité, et donc les rendre infranchissables par l’ennemi.

Constituées principalement de champs et de vergers, ces zones, une fois noyées, devenaient de véritables marécages dans lesquels étaient censées s’embourber les troupes ennemies.

Structure[modifier | modifier le code]

Les ponts couverts, vus du barrage Vauban.

L’édifice est aussi nommé « Passage Vauban » ou « Pont Vauban » car il s’agit également d’un couloir menant d’une rive à l’autre de l'Ill. Ce « passage » contient trois ponts-levis. Deux escaliers intérieurs et un ascenseur pour les personnes à mobilité réduite permettent l’accès du public sur le toit du barrage qui fait office de terrasse et offre une vue panoramique sur les ponts couverts et la cathédrale.

Le « passage public », porte le nom de Georges Frankhauser (1888 - 1968), fondateur de l’Association des amis du vieux Strasbourg. Dans ce passage sont exposés des statues et des moulages en plâtre des statues de la cathédrale.

Emplacement[modifier | modifier le code]

Le barrage Vauban avec à droite la Commanderie Saint-Jean.

Le barrage se trouve dans le quartier historique de la Petite France et enjambe l’Ill. Il reliait les fortifications – aujourd’hui disparues – de la ville. Il se situe en face des ponts couverts.

Proches des deux extrémités du barrage se dressent l’Hôtel du Département où siège le Conseil Général du Bas-Rhin, le Musée d’art moderne et contemporain de Strasbourg ainsi que la Commanderie Saint-Jean qui abrite l’École nationale d’administration.

Sur les deux pointes situées devant les tours des ponts couverts, et en aval du barrage Vauban, on peut voir deux séries d’embrasures situées très près du niveau de l’eau ; il s'agit très certainement d’emplacements homologues aux batteries de rupture telles que l'on en trouve dans de nombreux ports de mer fortifiés, qui permettent de couler sur place des bateaux tentant d'investir la place.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Notice no PA00085039 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. « Documentation de l'exposition sur Neudorf (p.8) », Archives municipales de Strasbourg (consulté le 21 janvier 2012)
  3. Pour télécharger le rapport : http://www.pair-archeologie.fr/fr/documentation-scientifique/rapports-de-fouilles/bas-rhin-rapports-de-fouilles-du-pair.html

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]