Cité Frugès

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44° 47′ 56″ N 0° 38′ 52″ O / 44.79901389, -0.6477 La Cité Frugès - Le Corbusier, à Pessac, dans la banlieue de Bordeaux, est l’un des deux lotissements[1] conçus par l’architecte français d'origine suisse Le Corbusier en 1924 (en collaboration avec son cousin Pierre Jeanneret, architecte également) pour le compte de l’industriel sucrier Henry Frugès. Ce dernier fit aussi réaliser la maison Frugès à Bordeaux.

Description[modifier | modifier le code]

L’industriel souhaitait loger des ouvriers et fit l'acquisition d'«une vaste prairie entourée de bois de pins, pour y édifier une cité jardin ». Sur le projet initial de 127 maisons, les 51 habitations construites répondent à 7 types différents : zig-zag, quinconce, gratte-ciel, arcade (architecture), maison isolée, et jumelles et un dernier type dont l'unique exemplaire fut détruit pendant la deuxième guerre mondiale. Avec leurs toitures terrasses, leurs formes géométriques épurées, leur construction modulaire et la polychromie de leurs façades, les maisons furent un laboratoire grandeur nature des idées novatrices de l'architecte.

La maison située 3 rue des Arcades, type arcade inscrite dans un ensemble de sept maisons à la limite ouest du quartier et qui a recouvré son état d’origine, est la première maison à être classée Monument historique[2].

La Ville de Pessac, depuis lors a acquis une maison « gratte-ciel » (située 4 rue Le Corbusier) ; la Maison Municipale Frugès - Le Corbusier, ouverte à la visite et lieu de diverses expositions tout au long de l'année. Elle conserve une maquette de l’ensemble, réalisée par Henry et Christiane Frugès en 1967.

Après une longue période d’oubli, pendant laquelle les maisons furent largement modifiées par leurs habitants[3], la cité est progressivement rénovée par ses nouveaux occupants, souvent sensibilisés à l’œuvre de l'architecte et son projet.

Les Quartiers Modernes Frugès de Pessac sont inscrits dans une Zone de Protection du Patrimoine Architectural Urbain et Paysager depuis 1998: des recommandations architecturales simples assurent la sauvegarde de l’ensemble, tout en s'efforçant de lui conserver son caractère initial de « cité d’habitation populaire »[4].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le premier se trouve sur la commune de Lège-Cap-Ferret, au bord du bassin d’Arcachon (1923-1924).
  2. classement par arrêté du 18 décembre 1980.
  3. Ces modifications ont alimenté une vaste littérature sur l’appropriation du bâti par ses occupants.
  4. Source : site du ministère de la culture.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]