Chien d'attelage

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Chien d'attelage à Ranua, en Finlande.
Chien d'attelage, en 2008 dans le Minnesota.

Les chiens d'attelage sont des chiens tirant généralement des traîneaux sur la neige ou la glace (il existe aussi des véhicules sur roue nommés « karts »), au moyen de harnais et de lignes de trait. De nos jours, ils sont surtout utilisés dans les courses de traîneaux. Le meneur de chiens est désigné par le terme musher.

Histoire[modifier | modifier le code]

« Attelage typique d'un vieux pêcheur de la ville de Rimouski » (1904), photographie tirée du périodique canadien-français L'album universel.

Le chien est utilisé depuis très longtemps dans les attelages : on a retrouvé des indices datés de 6000 ans avant J.-C. le prouvant. Néanmoins, il semble que cette pratique ait été très sporadique jusqu'à l’époque de la culture inuite dite Thulé qui s’est épanouie à la fin du premier millénaire après J.-C.

En Europe, l'utilisation du chien de trait est très ancienne, probablement vers l'an mille. Bien que peu mentionnée par les historiens, elle est très répandue au XIXe siècle. Dès le XVIIIe siècle, des règlements de police interdisent à Versailles l'utilisation de voitures attelées de chiens et à Paris de phaétons tirés par des chiens. Ce mode de traction persiste néanmoins dans la région parisienne.

Interdit en Italie et en Angleterre, l'attelage à chien s'emploie de plus en plus en France — il fait partie de la vie quotidienne, celle des « gagne-petit ». En Belgique, il s'intensifie en raison du manque de chevaux aux débuts du XIXe siècle.

Ce mode de traction est interdit en 1824 par le préfet de police à Paris mais persiste encore pendant presque un siècle. En 1897, 59 départements français permettent encore la circulation de voitures à chiens, 28 l'interdisent formellement.

Lors de la ruée vers l’or en Alaska, le traîneau à chien était le seul moyen de transport. Ce fut le début de sa popularisation.

Compétitions[modifier | modifier le code]

Durant la « Gold Rush » où il y avait peu de loisir, l'attelage généra rapidement un intérêt sportif. Ainsi en 1908 fut organisé la All Alaska Sweepstakes, première grande course. Cet événement suscita un engouement immédiat.

L’épidémie de diphtérie qui frappa Nome durant l’hiver 1925 fut l’occasion d’un exploit réalisé par des mushers : alors que la glace et un blizzard persistant empêchaient tout envoi de sérum par avion ou bateau, suite à plusieurs relais, un traîneau parvint à rejoindre Nome avec le sérum salvateur. Chaque année, la course de traîneaux Iditarod commémore cet événement.

La conduite de chiens de traîneau est devenue un sport populaire en Amérique du Nord et en Europe et de nombreuses autres compétitions et championnats sont régulièrement organisés.

Parallèlement aux grandes courses norvégiennes que sont la Femundløpet et la Finnmarksløpet, l'Europe accueille depuis 2005 l'une des plus grandes courses au monde dans les Alpes franco-suisses. Il s'agit de la Grande Odyssée.

Type de chien[modifier | modifier le code]

On attend des chiens de traîneau qu'ils démontrent deux qualités majeures dans leur travail (en plus de la capacité physique de tirer le traîneau). L'endurance est nécessaire pour parcourir de longues distances (8 à 130 km) ou plus en un jour. La vitesse est nécessaire pour parcourir cette distance dans une durée raisonnable. Des chiens de traîneau de course voyageront jusqu'à une moyenne d’environ 30 km/h sur des trajets proche de 40 km. Sur des distances plus longues, la vitesse moyenne baisse vers 16 à 22 km/h. Même dans de mauvaises conditions, les chiens de traîneau peuvent toujours tenir une moyenne de 10 km/h. On a connu des chiens de traîneau voyageant plus de 145 km (90 milles) dans une période de 24 heures en tirant 38,5 kg (85 livres) chacun.

Les ossements des premiers chiens laissent penser qu’ils n’avaient pas de caractéristiques physiques particulières. Pour son utilisation dans l’attelage, le besoin d’endurance et de force a poussé les utilisateurs de ce type de transport à réaliser des hybridations avec le loup, ce qui a fini par donner le genre lupoïde que nous connaissons.

Les conducteurs de chiens ont cependant, une longue histoire d'utilisation d'autres races ou de croisements. Lors de la Ruée vers l'or dans le Yukon, les équipes de bâtards étaient la norme, mais il y avait aussi des équipes de lévriers et de chiens de chasse.

Aujourd'hui l'Alaskan Husky (croisement à base de husky) est préféré pour la course.

Races traditionnelles[modifier | modifier le code]

Les races de chiens de traîneau reconnues par la FCI (groupe 5, section 1) sont[1] :

Il existe d'autres races non reconnues, car au bord de l'extinction faute d'un nombres suffisant de représentants enregistrés.

Croisements récents[modifier | modifier le code]

Il y a aussi des croisements non reconnus, car ce sont souvent des croisements des races précédentes. En effet, les mushers font des croisements afin d'obtenir des chiens plus performants pour les courses :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Nomenclature et standards, sur le site de la FCI, consulté le 15 janvier 2014

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sites Internet des plus grandes courses de chien de traîneaux :

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