Chapelle Notre-Dame-de-la-Médaille-miraculeuse

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Chapelle Notre-Dame-de-la-Médaille-miraculeuse
Entrée vers la chapelle et la maison des Sœurs de Saint Vincent de Paul.
Entrée vers la chapelle et la maison des Sœurs de Saint Vincent de Paul.
Présentation
Culte Catholique romain
Site web www.chapellenotredamedelamedaillemiraculeuse.com/
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Paris
Ville Paris
Arrondissement 7e arrondissement
Coordonnées 48° 51′ 03″ N 2° 19′ 26″ E / 48.85097, 2.3237748° 51′ 03″ Nord 2° 19′ 26″ Est / 48.85097, 2.32377  

La chapelle Notre-Dame de la Médaille miraculeuse, ou chapelle de la rue du Bac, est une chapelle située à Paris, 140, rue du Bac (7e arrondissement), desservant la Maison des Filles de la Charité. Elle est le lieu de l’apparition présumée de la Sainte Vierge à sainte Catherine Labouré. Cette chapelle est aujourd’hui un lieu de pèlerinage très fréquenté.

Histoire[modifier | modifier le code]

Chapelle[modifier | modifier le code]

La chapelle, édifiée à l'emplacement de l'ancien hôtel de Chatillon, est consacrée le 6 août 1815 ; elle est initialement dédiée au Sacré-Cœur de Jésus. Une première fois agrandie en 1849, elle subit plusieurs transformations successives jusqu'en 1930, date du centenaire de l'apparition, au cours de laquelle une rénovation totale lui donne son aspect actuel. Les derniers travaux remontent à 2009, quand la chapelle est fermée au public pendant plusieurs mois.

Apparition[modifier | modifier le code]

Catherine Labouré raconta que la nuit du 19 juillet 1830, jour de la Saint-Vincent, elle fut réveillée par un petit enfant qui lui dit : « Ma sœur, tout le monde dort bien ; venez à la chapelle ; la Sainte Vierge vous attend. » Croyant rêver, Catherine se lève, s'habille et suit l'enfant « portant des rayons de clarté partout où il passait ». Arrivée à la chapelle, Catherine entend bientôt « comme le froufrou d'une robe de soie ». La Sainte Vierge est là, resplendissante, et lui parle pendant deux heures, lui confiant que Dieu a une difficile mission pour elle.

Le 27 novembre 1830, Catherine rapporte que la sainte Vierge revint lors de la méditation du soir. La Vierge se tenait debout sur un globe, piétinant un serpent et portant des anneaux de différentes couleurs d'où jaillissaient des rayons de lumière sur le globe. Tout autour apparaissaient les mots « Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous », et la Vierge dit : « C'est l'image des grâces que je répands sur les personnes qui me les demandent », et pour expliquer les anneaux qui ne projetaient pas de rayons, elle ajouta : « C'est l'image des grâces que l'on oublie de me demander. » Puis le tableau parut se retourner. C'est le revers de la médaille : un grand M, initiale de Marie, surmonté de la Croix. Au-dessous, deux cœurs : celui de Jésus, couronné d'épines, et celui de Marie, percé par un glaive, douze étoiles entourant ce tableau.

Catherine entendit alors Marie lui demander de porter ces images à son confesseur, en lui disant de les frapper sur des médailles car « tous ceux qui la porteront recevront ces grâces ».

Article détaillé : Médaille miraculeuse.

Après deux ans d'enquête et d'observation de la conduite de Catherine, le prêtre informa l'archevêque de Paris sans lui révéler l'identité de Catherine. La requête fut approuvée et les médailles furent frappées et devinrent extrêmement populaires. La doctrine de l'Immaculée Conception n'était pas encore officielle, mais la médaille avec les mots « conçue sans péché » influença le pape Pie IX qui proclama, le 8 décembre 1854, le dogme de l'Immaculée Conception.

Catherine mourut quarante-six ans après les apparitions, sans jamais avoir révélé son secret à d'autres qu'à son directeur spirituel.

Exhumé en 1933, son corps fut retrouvé parfaitement conservé, et il gît maintenant dans une châsse dans la chapelle de la Médaille miraculeuse au 140 de la rue du Bac, à Paris. Le corps de sainte Louise de Marillac repose aussi rue du Bac, non loin de celui de Catherine Labouré.

Reconnaissance des apparitions par l’Église catholique[modifier | modifier le code]

Les apparitions de la chapelle de la Médaille miraculeuse ont été reconnues par l'Église suite à une enquête, faite par l'archevêque de Paris, Mgr de Quelen, sur l'origine et les effets de la médaille de la rue du Bac[1]. À Rome, en 1846, à la suite de la conversion retentissante du juif Alphonse Ratisbonne, le pape Grégoire XVI confirmait de son autorité les conclusions de l'archevêque de Paris.

Description[modifier | modifier le code]

On accède à ce complexe religieux par une entrée sise au numéro 140 de la rue du Bac. À l'intérieur de cet ensemble, une allée bordée de statues conduit à la chapelle, et au delà de cette chapelle se trouve un cloître non accessible au public.

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La chapelle est organisée sous la forme d'une église simple à trois nefs avec un chœur très peu profond réduit à une simple niche. Ce lieu de culte présente la particularité d'avoir des mezzanines dans chacune de ses nefs latérales. Sa décoration, réduite, se limite à quelques statues mises en valeur par des décors très colorés et par une fresque entourant le chœur. Un orgue de tribune figure à sa place habituelle, c'est-à-dire dans la nef centrale face au chœur.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « La rapidité extraordinaire avec laquelle cette médaille s'est propagée, le nombre prodigieux de médailles qui ont été frappées et répandues, les bienfaits étonnants et les Grâces singulière que la confiance des fidèles a obtenus, paraissent vraiment les signes par lesquels le Ciel a voulu confirmer la réalité des apparitions, la vérité du récit de la voyante et la diffusion de la médaille. »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]