Carlos Antonio López

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Carlos Antonio López
Image illustrative de l'article Carlos Antonio López
Fonctions
Président de la République du Paraguay
13 mars 184410 septembre 1862
Vice-président Francisco Solano López (1854-1862)
Prédécesseur Consulat
Successeur Francisco Solano López
Consul du Paraguay avec Mariano Roque Alonzo
12 mars 184113 mars 1844
Biographie
Nom de naissance Carlos Antonio López Ynsfrán
Date de naissance 4 novembre 1792
Lieu de naissance Asuncion, Vice-royauté du Río de la Plata, Empire espagnol
Date de décès 10 septembre 1862 (à 69 ans)
Lieu de décès Asuncion, Paraguay
Nationalité Drapeau du Paraguay Paraguayenne
Profession Homme politique, journaliste
Religion Catholique

Carlos Antonio López
Présidents de la République du Paraguay

Carlos Antonio Lopez (4 novembre 1792 - 10 septembre 1862). Homme politique paraguayen, président de la république du Paraguay de 1844 à sa mort.

Vie[modifier | modifier le code]

Né à Asuncion, alors capitale et unique ville de l'Intendance du Paraguay, subdivision administrative de la Vice-royauté du Río de la Plata, il commence par y étudier la philosophie et la théologie au séminaire royal de Saint-Charles sur l'injonction de ses parents. Il abandonne malgré tout rapidement ce cursus pour suivre des études de droit. Après être devenu docteur en jurisprudence, il obtient une chaire. Il reste pourtant dans l'ombre pendant plusieurs années à cause de sa mésentente avec son oncle, le dictateur José Gaspar Rodriguez de Francia. Il acquiert cependant une connaissance si profonde des lois et une si grande habileté dans la gestion des affaires de l'État qu'après la mort de Francia, en 1840, et la brève administration du pays par une junte provisoire jusqu'à l'année suivante, il est élu consul conjointement avec le lieutenant Mariano Roque Alonso, qu'il parvient finalement à écarter en 1844.

Le Congrès qu'il fait se réunir le 14 mars 1844 prend la décision d'abolir le régime consulaire. La charge présidentielle est instituée, et don Carlos Antonio Lopez devient le premier président constitutionnel de la République du Paraguay, pour une durée de dix ans. Il est par la suite réélu deux fois : en 1854 pour un mandat de trois ans et enfin en 1857 de nouveau pour dix ans. Il meurt avant le terme de ce troisième mandat, le 10 septembre 1862. Son fils aîné, Francisco Solano Lopez, lui succède à la présidence de la République.

Œuvre[modifier | modifier le code]

Bien que théoriquement limité par une constitution républicaine, son pouvoir fut largement autoritaire. Son style de gouvernement s'approchait de celui d'un despote éclairé. Il a largement contribué au développement économique et social de son pays, pourtant l'un des plus enclavés et isolés du continent américain. Il a doté le Paraguay d'une nouvelle constitution, d'une armée moderne et de la première ligne de chemin de fer d'Amérique du Sud.

Dans le domaine social, il a été l'instigateur d'une réforme agraire ainsi que d'une réforme en profondeur de l'administration. Il a rendu l'enseignement gratuit et obligatoire et a dans ce but imposé la construction de plus de 300 écoles. Il a accordé la citoyenneté aux populations autochtones (les indiens Guaraní). Il a en outre encouragé la création d'imprimeries ainsi que du premier journal national, El Paraguayo Independiente (Le Paraguayen indépendant).

Il a grandement œuvré pour la reconnaissance de l'identité nationale de son pays, tant à l'intérieur (création d'un hymne national) qu'à l'extérieur, obtenant de ses voisins la reconnaissance de l'indépendance du Paraguay et du tracé de ses frontières.

Il a signé des traités commerciaux avec les États-Unis, la France et le Royaume-Uni. Il a été le véritable instigateur du dynamisme économique de son pays à l'époque, avec par exemple la création des fonderies d'Ybycui. C'est entre autres grâce à l'acier produit à Ybycui qu'il a pu développer un arsenal et une flotte de guerre sur le rio Paraguay.

Son autoritarisme et ses ambitions ont souvent mis le Paraguay en situation de grave crise diplomatique avec ses voisins comme avec les États-Unis ou l'Angleterre. Don Carlos Antonio Lopez est pourtant toujours parvenu à éviter que ces crises ne dégénèrent en guerre.

Notes et références[modifier | modifier le code]