Canfranc

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Canfranc
Mairie
Mairie
Administration
Pays Drapeau de l'Espagne Espagne
Statut Municipio
Communauté autonome Aragon Aragon
Province Province de Huesca Province de Huesca
Comarque Jacetania
Maire
Mandat
Fernando Sánchez Morales
2007-2011
Code postal 22880
Démographie
Population 672 hab. (2007)
Densité 9,4 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 43′ 00″ N 0° 31′ 30″ O / 42.71667, -0.52542° 43′ 00″ Nord 0° 31′ 30″ Ouest / 42.71667, -0.525  
Altitude 1 190 m
Superficie 7 160 ha = 71,6 km2
Localisation

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Canfranc

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Canfranc
Sources
Données générales[1]
Données géographiques[2],[1]
Politique[1]

Canfranc est une commune d'Espagne dans la communauté autonome d'Aragon, province de Huesca. Elle est en fait constituée de deux foyers de population, à savoir le village originel de Canfranc ou Canfranc Pueblo (4 km au nord de Villanúa et 16 km de Jaca) et, 4 km plus au nord, Canfranc Estacion qui fut construite avec le chemin de fer au début du XXe siècle. On y recensait début 2004 une population de 564 habitants sur une superficie de 71,6 km2. Située dans la vallée de la rivière Aragon à une altitude de 1 190 m, au pied du col du Somport, on y trouve la route frontalière et le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle. Le nom vient de Campus Franci, "le champ des étrangers".

Géographie[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune se situe dans le massif montagneux des Pyrénées :

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Localisation de la ville
Canfranc
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Administrativement la localité se trouve au nord de l'Aragon dans la comarque de Jacetania.

Territoire des communes en la comarque de la Jacetania (zone rouge, reste de l'Aragon en vert clair)

Localités limitrophes : À compléter

Histoire[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie est du aux touristes français qui achètent des produits ayant une taxation plus faible (alcool, cigarettes...).

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1979 1983      
1983 1987      
1987 1991      
1991 1995      
1995 1999      
1999 2003      
2003 2007      
2007 2011 Fernando Sánchez Morales    

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[3]
1842 1857 1860 1877 1887 1897 1900 1910 1920 1930 1940 1950 1960 1970 1981 1991 2001 2007
321 .. .. 773 736 746 770 774 1090 1696 1090 1054 1105 1027 608 486 532 672

Patrimoine[modifier | modifier le code]

La gare internationale[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Gare internationale de Canfranc.
L'immense gare vue des voies françaises.

Inaugurée le 28 juillet 1928 par Alphonse XIII, roi d'Espagne et Gaston Doumergue, président de la République française, la gare internationale de Canfranc, sur la ligne Saragosse-Pau, fut le lieu d'actions obscures et romanesques, comme le transit du trésor de guerre allemand vers l'Amérique du Sud durant la Seconde Guerre mondiale[4].

La ligne Pau - Canfranc électrifiée, exploitée par les chemins de fer français, aboutit du côté est du bâtiment de la gare à la sortie du tunnel du Somport. La ligne Canfranc - Saragosse, initialement à vapeur, commence à l'ouest du bâtiment[5]. Le rez-de-chaussée de la gare, presque aussi longue qu'un convoi, est en grande partie occupé par une salle de transit équipée de "confessionaux" parallèles qui auraient dû permettre aux voyageurs à l'arrivée d'effectuer très rapidement les formalités de douane et d'immigration avant de monter dans le train en correspondance de l'autre côté. Le côté français des installations, abandonné depuis 1970 mais non démonté, est en ruine.

La fin du trafic[modifier | modifier le code]

Depuis l'arrêt du trafic ferroviaire international à cause d'un accident provoquant l'effondrement du pont de l'Estanguet en 1970, la ligne et l'édifice de la gare se sont progressivement dégradés au point de tomber en ruines actuellement. Le 27 mars 1970 un train de maïs monte du côté français. Le givre fait patiner le train sur les rails et d'importantes chutes de tension (950 V au lieu de 1 500 V) au niveau des stations hydroélectriques intermédiaires le long de la ligne rendent impossible la montée du convoi. La pente du côté français atteint 43 pour 1000. Mettant en marche le frein rhéostatique, un des deux machinistes descend sur la voie pour mettre des pierres de remblai sous les roues pour qu'en les écrasant le train puisse accrocher.

La tension chute alors d'un coup, rendant le frein rhéostatique inopérant et le train commence à partir en arrière sans frein. Ne pouvant l'arrêter, le deuxième machiniste saute en marche et le train dévale la pente. En arrivant vers le pont de l'Estanguet, le convoi file à plus de 120 km/h. Dans un virage, le dernier wagon se déséquilibre sur deux roues et touche la structure métallique du pont, précipitant le train et le pont dans le gave d'Aspe : l'accident fut spectaculaire, mais sans victimes. Vers 9 h du matin, un télégramme est envoyé à Canfranc de la part de la SNCF faisant état d'un accident sur la ligne et de la fermeture provisoire de la ligne. Un bus fut mis en place provisoirement entre Oloron et Canfranc pour remplacer la ligne ferrée. Le provisoire signifiait définitif et le service de bus continue toujours son service plus de 42 ans après.

Vers une renaissance ?[modifier | modifier le code]

À ce jour la gare est une coquille vide avec un toit neuf (vue des voies, côté espagnol.

Toutefois, début 2006, des travaux de rénovation ont enfin commencé. Le projet immobilier prévoit l'ouverture en automne 2008 d'un hôtel de luxe de 125 chambres, patinoire, casino, etc. Une nouvelle vie s'annonçait pour la gare abandonnée. Excepté le pavillon central du hall de gare et ses guichets, le bâtiment de la gare a été complètement vidé de ses planchers, cloisons et mobilier en ruine. La toiture et la charpente originels ont été déposés puis reconstruits : une charpente métallique, une toiture neuve plus pentue et des conduits de ventilations ont été construits. Les corniches et édicules décoratifs ont été reconstruits en zinc. Une fois la couverture achevée, le bâtiment, un temps gardienné a été à nouveau abandonné, comme le projet de complexe hôtelier projeté : la crise économique ayant touché de plein fouet l'Espagne, les projets pour Canfranc ont été parmi les premier à être impactés... À ce jour la gare est une coquille vide avec un toit neuf.

Depuis la fermeture de la ligne française, en Espagne comme en France des mouvements militent pour sa réouverture mais ce sont surtout les espagnols qui se sont montrés actifs et les plus attachés au rétablissement de cette liaison et à la réhabilitation de la gare de Canfranc. Ces dernières années Guillaume Pépy, président de la SNCF, Alain Rousset, président du Conseil Régional d'Aquitaine et RFF communiquent sur la réouverture d'Oloron Sainte Marie - Bedous[6] : Cette réouverture d'une portion fermée depuis 26 ans de la ligne Pau-Canfranc vient s'ajouter à la rénovation complète du tronçon Pau - Oloron Sainte Marie[7] et semble un préalable engageant à la réouverture de la dernière partie de la ligne (mais aussi la plus complexe et la moins rentable...) Bedous - Canfranc.

On trouvera plus d'informations à ce sujet dans l'article détaillé Ligne Pau-Canfranc.

Culture et traditions[modifier | modifier le code]

Personnages célèbres[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Recherche de Canfranc sur http://www.dphuesca.es/ site administratif de la province de Huesca
  2. Coordonnées géographiques vérifiées à l'aide de WikiMapia et Google maps
  3. Source : (es) « Cifras de Población, Alteraciones de los municipios en los Censos de Población desde 1842 », sur http://www.ine.es, Institut national de la statistique (Espagne) (consulté le 30 août 2008)
  4. Histoire de la ligne Pau - Canfranc sur le site Transpyreneen
  5. Site Canfranc Estacion
  6. Réseau ferré de France : projets Aquitaine - Poitou-Charentes
  7. http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2010/07/02/train-la-ligne-pau-oloron-remise-a-neuf,145001.php

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Canfranc et l'or des nazis de Ramon J.Campo, éditions Atlantica, novembre 2011 (ISBN 978-2-7588-0368-3)
  • Canfranc nid d'espions de Ramon J.Campo, éditions Atlantica, décembre 2011 (ISBN 978-2-7588-0460-4)