Bataille d'Aïn Djalout

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Bataille d'Aïn Djalout
Campaign of the Battle of Ain Jalut 1260.svg
Informations générales
Date 3 septembre 1260
Lieu Près de Jénine (Palestine)
Issue Victoire mamelouke
Belligérants
Mamelouks Mongols
Commandants
Sayf ad-Dîn Qutuz
Baybars
Ketboğa
Forces en présence
Environ 20 000 hommes Environ 20 000 hommes
Pertes
. Très élevées
Invasions mongoles
Coordonnées 32° 36′ N 35° 15′ E / 32.5964, 35.241732° 36′ Nord 35° 15′ Est / 32.5964, 35.2417  

La bataille d'Aïn Djalout[1] oppose le 3 septembre 1260 les Mamelouks et les Mongols près de Jénine en Palestine. Elle se termine par la défaite des Mongols.

Historique[modifier | modifier le code]

Contexte : l'invasion mongole au Moyen-Orient[modifier | modifier le code]

L'armée mongole menée par Houlagou Khan, sous le règne du grand khan Möngke, après avoir conquis l'Irak du califat abbasside et la Syrie des Mamelouks d'Égypte, menace l'ensemble du Moyen-Orient. Mais la mort de Möngke perturbe le déroulement de la campagne mongole ; une partie de l'armée quitte la Syrie, où ne restent que des effectifs limités sous la direction du gouverneur de la région[réf. nécessaire][2], Ketboğa.

L'accord avec les Croisés et l'offensive des Mamelouks en Syrie[modifier | modifier le code]

Sayf ad-Dîn Qutuz, le sultan mamelouk, décide d'attaquer les Mongols en Syrie.

Le 26 juillet 1260, l'avant-garde égyptienne quitte Le Caire. La route directe vers Damas est tenue par les croisés qui, contre toute attente (le choix fut influencé par le fait que les Mongols venaient de ravager les environs de Sidon en représailles à une opération de razzia de Julien de Sidon), concluent une trêve, acceptent de laisser passer les Mamelouks sur leurs terres et fournissent même du ravitaillement.

Les Mamelouks peuvent donc avancer en Syrie. Surpris, les Mongols avec à leur tête le gouverneur de la région, Ketboğa vont à leur rencontre avec quelques auxiliaires Arméniens et Géorgiens. L'affrontement a lieu à Aïn Djalout, entre Nazareth et Jénine.

Le déroulement de la bataille[modifier | modifier le code]

Au premier assaut, les Mamelouks s'enfuient, attirant les Mongols vers le fond de la vallée dont les hauteurs sont occupées par des unités d'infanterie recrutées localement.

Lorsque Ketboğa se rend compte du traquenard, il stoppe la poursuite et fait manœuvrer le gros de ses troupes. Tandis que ses premiers rangs s'enfoncent dans l'avant-garde mamelouke, ses cavaliers légers opèrent un mouvement tournant vers les collines de Galilée afin d'attaquer l'aile gauche.

L'avant-garde mamelouke est décimée, mais le gros des forces parvient à décrocher. Durant une grande partie de la matinée, la bataille est confuse, le sultan tente de reformer son aile gauche en y transférant des hommes de l'aile droite et en lançant des assauts violents.

Galvanisés par les appels du sultan qui monte en première ligne avec sa garde personnelle, les Mamelouks réussissent à tenir devant l'armée mongole et la mettent en échec.

Ketboğa tente de rétablir la situation qui tourne à son désavantage, mais en vain ; il est contraint de reculer jusqu'au village de Boisin près du Jourdain. Les Mamelouks donnent un dernier assaut, qui oblige les Mongols et leurs alliés à s'enfuir. En ce qui concerne Ketboga, on ignore s'il est tué durant ce dernier combat ou s'il est fait prisonnier puis exécuté.

Bilan[modifier | modifier le code]

C'est la première grande défaite des Mongols.

Elle permet aux Mamelouks de conserver le contrôle de la Syrie (jusqu'au XVIe siècle).

On rapporte[réf. nécessaire] ces paroles au chef mongol :

« Que le khan ne soit pas affligé par la perte de son armée. Qu'il s'imagine que pendant une année les femmes de ses soldats n'ont pas été enceintes et que les juments n'ont pas pouliné. Longue vie au Khan ! »

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Aïn Djalout en arabe : ʿayn jālūt, عين جالوت, source de Golath
  2. Gouverneur de la région : il-khan ?