Ketboğa

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Ketboğa Noyan (turc : Kitbuga, mongol : Хитбух) est un officier de l'empire mongol mort en 1260. Chrétien nestorien de la tribu des Naïmans, il est un lieutenant de l'Ilkhan de Perse Hulagu.

Il participe à la prise de Bagdad en 1258. En septembre 1259 il est à l'avant-garde de l'armée qui va envahir la Syrie. Après la prise d'Alep le 25 janvier 1260 et le massacre de sa population, il entre dans Damas abandonné par ses défenseurs le 1er mars avec le roi Héthoum d'Arménie et de Bohémond VI d'Antioche qui ont rallié les troupes mongoles[1]. Après la reddition de la citadelle (4 avril) il achève la conquête de la Syrie. La Palestine est envahie jusqu'à Gaza, après le massacre de la garnison de Naplouse. Ketboğa capture le sultan ayyoubide Al-Nasir Yusuf dans la Belqa.

À la mort du grand-khan Möngke le 11 août 1259 une guerre de succession éclate entre Kubilai Khan et son jeune frère Ariq Boqa. Hulagu, le quatrième frère, prend parti pour Kubilai et quitte la Syrie pour lui prêter main-forte. Il laisse Ketboğa avec 20 000 ou 10 000 hommes selon les sources. Après un incident où le comte de Sidon Julien de Grenier fait tuer le cousin de Ketboğa, les Mongols brûlent et détruisent la ville. L’alliance franco-mongole est rompue. Les mamelouks d'Égypte envoient une puissante armée qui part du Caire le 26 juillet, alors que la population musulmane de Damas se révolte. La garnison mongole de Gaza se rend au sultan Qutuz qui obtient l’autorisation des croisés d’Acre de traverser leurs terres et de s’y ravitailler. Le 3 septembre, à Aïn Djalout (la Source de Goliath) près de Jénine, l'avant garde mamelouk conduite par le général Baybars attaque les Mongols avec un petit détachement. Les troupes de Ketboğa, tombant dans le piège, l’attaquent et le poursuivent. Elles se trouvent alors encerclés par les troupes égyptiennes embusquées, plus nombreuses. La cavalerie mongole est exterminée, Ketboğa lui-même est vraisemblablement capturé et décapité. Le 8 septembre au soir, les mamelouks entrent en libérateurs dans Damas.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. L'épisode de l'entrée triomphale des trois chrétiens dans la ville, décrit par la chronique du Templier de Tyr, pourrait être apocryphe.

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]