Bataille de Ngasaunggyan

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Bataille de Ngasaunggyan
Informations générales
Date 1277
Lieu Province chinoise du Yunnan
Issue victoire mongole
Belligérants
Armée mongole Armée birmane
Commandants
Khudu[1] Narathihapati
Forces en présence
12 000 20 000
120 éléphants
Pertes
inconnues élevées
Guerre Birmo-mongole
Batailles
Bataille de Ngasaunggyan • Bataille de BhamoBataille de Pagan

La bataille de Ngasaunggyan est un affrontement d'importance historique majeure, qui a mis aux prises en 1277 dans le Yunnan l'armée birmane du roi de Pagan Narathihapati et les Mongols.

En 1253, ceux-ci avaient abattu le Royaume de Dali, qui jouait le rôle d'état tampon entre la Chine et le Royaume de Pagan. En 1271, au moment de proclamer la dynastie Yuan, Kubilai avait fait demander à Narathipathi, comme aux autres souverains d'Asie du Sud-Est, de lui payer tribut. Le roi avait refusé et deux ans plus tard, à la seconde visite des envoyés mongols, il les avait même fait exécuter. En 1274, les mongols avaient transformé le Yunnan en province chinoise, mais semblaient devoir en rester là. Narathihapati prit l'offensive en 1277.

La présence d'éléphants de guerre terrifia les chevaux des mongols, mais le général Khudu (Qutuq) ordonna à ses soldats de les cribler de flèches. Blessés, les éléphants s'emballèrent, écrasant tout sur leur passage et désorganisant complètement l'armée birmane, qui subit une lourde défaite. Khudu fut blessé et les mongols ne poussèrent pas leur avantage, pour cette raison ou à cause de leurs propres pertes.

Après une nouvelle défaite à la bataille de Bhamo en 1283, Narathihapati fut assassiné par un de ses fils en 1287 ; la même année les Mongols s'emparèrent de sa capitale et mirent sur son trône un souverain fantoche, Kyawswa, marquant la fin effective du Premier Empire birman.

La bataille a été connue en Europe grâce aux récits de Marco Polo dans le Devisement du monde. Il en fait une description vivante, sans doute à partir de ce qu'il en avait lui-même entendu dire à la cour de Kubilai Khan.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Constantin Mouradgea d'Ohsson, Histoire des Mongols, depuis Tchinguiz-Khan jusqu'à Timour Bey, ou Tamerlan, Amsterdam, Les Freres Van Cleef,‎ 1940 (1re éd. 1834-35)