Base antarctique Dumont d'Urville

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Base antarctique Dumont d'Urville
Image illustrative de l'article Base antarctique Dumont d'Urville
Vue de la base

Coordonnées 66° 39′ 46″ S 140° 00′ 05″ E / -66.662778, 140.001389 ()66° 39′ 46″ Sud 140° 00′ 05″ Est / -66.662778, 140.001389 ()  
Pays Drapeau de la France France
Création 12 janvier 1956
Effectif max. 120
Activités
  • carottages de glace
  • lancers de ballons météo

Géolocalisation sur la carte : Antarctique

(Voir situation sur carte : Antarctique)
Base antarctique Dumont d'Urville

La base Dumont d'Urville est une base scientifique française située sur l'île des Pétrels, en Terre-Adélie, dans l'archipel de Pointe Géologie. Elle doit son nom à l'explorateur Jules Dumont d'Urville qui le découvrit en 1840.

La base est gérée par l'Institut polaire français Paul-Émile Victor. Elle a été ouverte le 12 janvier 1956 pour remplacer la base de Port-Martin, détruite par le feu en 1952. La station peut accueillir de 30 à 40 personnes en hiver.

Sur la base se poursuivent des travaux scientifiques de portée internationale. Par exemple, en 1987, les scientifiques y effectuaient des carottages de glace prélevés à de grandes profondeurs et testés en laboratoire, des lancers de ballons pour mieux connaître les mouvements atmosphériques, des tirs de fusées à 350 kilomètres d'altitude pour l'étude de l'ionosphère

C'est aussi dans cette base qu'a travaillé l'équipe du film La Marche de l'empereur, sorti en 2005.

Transports[modifier | modifier le code]

La base étant située sur une île, on y accède par bateau pneumatique ou par hélicoptère. Une piste d'avion est également installée sur le continent, à 10 km de la base ; elle sert uniquement l'été, d'octobre à février depuis et vers d'autres bases antarctiques proches. Le nombre du personnel sur la base est en moyenne de 30 en hiver et entre 70 et 120 en été. Le navire de ravitaillement L'Astrolabe apporte provisions et personnel cinq fois par an entre novembre et mars.

Dans les années 1990 une autre piste, nommée « piste du lion », a été construite entre les petites îles Cuvier, île du Lion et îles Buffon, à proximité immédiate de l'île de Pétrels. Cette construction a nécessité un dynamitage d'aplanissement de ces îles et un remblaiement pour les relier. Cependant la DGAC en refusera l'homologation en 1994 à cause de la qualité des granulats utilisés dans la construction et la piste fut officiellement abandonnée par décret ministériel en 1996. Le coût financier de son entretien et la polémique internationale suscitée par sa création sont aussi avancées comme explications de cet abandon. Le but était, grâce à une piste de 1 100 mètres de long, de pouvoir relier l'Australie à La Terre-Adélie par avion-cargo militaire.

Faune[modifier | modifier le code]

Une colonie de manchots Adélie.

La base Dumont d'Urville présente un intérêt important pour la faune, notamment en ce qui concerne les manchots empereurs.

L'été les rochers aux environs de la base sont le refuge des manchots Adélie, qui viennent se reproduire. Skua, pétrels des neiges, pétrels géants, damier du cap passent également l'été près de la base.

En hiver seuls les manchots empereurs restent pour se reproduire. Vers aout on peut néanmoins saluer le retour des pétrels géants qui se nourrissent des poussins empereurs.

Certains animaux marins sont également présents malgré la température négative de l'eau.

Parmi les rares visiteurs de l'archipel on peut apercevoir d'autres espèces de manchots, des orques, des rorquals.

Activité[modifier | modifier le code]

La base Dumont d'Urville est avant tout une base scientifique, même si la logistique en direction de Concordia occupe désormais une place importante dans l'activité de la base.

Biologie, Nature[modifier | modifier le code]

Les animaux présents à Dumont d'Urville sont régulièrement étudiés : manchots, oiseaux, poissons…

Chimie de l'atmosphère[modifier | modifier le code]

Un laboratoire de chimie de l'atmosphère est présent sur la base. On y analyse entre autres les composés soufrés présents dans l'atmosphère.

Géophysique[modifier | modifier le code]

Au départ très présente, la géophysique l'est aujourd'hui moins sur la base.

On peut noter la présence d'un marégraphe pour mesurer le niveau de la mer, la salinité, etc., d'une mesure des rayonnements cosmiques ainsi que d'un GPS pour mesurer l'enfoncement du continent antarctique dans le manteau terrestre.

Le magnétisme et la sismologie sont également présents.

Enfin la base dispose d'un Lidar qui permet d'analyser notamment le trou dans la couche d'ozone.

Logistique[modifier | modifier le code]

Le fonctionnement de la base ainsi que l'approvisionnement de Concordia nécessite une logistique importante, notamment l'été. Les techniciens sont indispensables au bon fonctionnement de la base tout au long de l'année : électricien, plombier, mécanicien pour la centrale électrique, mécanicien engins, etc.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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