Anthony Appiah

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Kwame Anthony Appiah
foto:David Shankbone

Kwame Anthony Appiah est un philosophe ghanéen né en 1954. Il s’intéresse notamment à la théorie politique et morale, à la philosophie du langage et à l’histoire culturelle africaine.

Biographie[modifier | modifier le code]

Anthony Appiah est né à Londres, a grandi à Kumasi (Ghana) et a suivi des études à l’école Bryanston, dans le Dorset, puis au Clare College de Cambridge où il a obtenu son doctorat en philosophie. Son père était Joe Appiah, homme politique et avocat ghanéen et sa mère Peggie Cripps, auteur de livres pour enfant dont le père était Stafford Cripps.

Il a enseigné la philosophie et les études africaines et afro-américaines à l’Université du Ghana, à Cambridge, Duke, Cornell, Yale, Harvard et Princeton. Il a aussi fait partie du comité du PEN American Center et a été l’un des juges du PEN/Newman’s Own. Il est ouvertement homosexuel[1] et vit en couple dans le quartier de Chelsea sur l’île de Manhattan.

Il a étroitement collaboré avec Henry Louis Gates fils avec qui il dirige le magazine Transition[2].

En 1992 il publie In My Father’s House, livre pour lequel il gagne le prix Herskovitz pour les études afro-américaines en anglais. Par la suite il publie Colour Conscious avec Amy Gutmann, The Ethics of Identity (2005) et Cosmopolitanism: Ethics in a World of Strangers (2006).

Ses premiers travaux concernaient principalement la sémantique et la théorie du sens alors que les plus récents concernent les problèmes philosophiques de la race et du racisme, de l’identité et de l’axiologie. Ses trois romans sont des histoires policières qui n’ont pas suscité beaucoup d’intérêt : Avenging Angel, Nobody Likes Letitia et Another Death in Venice.

Critiques[modifier | modifier le code]

Appiah a été fortement critiqué par Molefi Asante[3] qui lui reproche d’être probablement "anti-Africain".

Citations[modifier | modifier le code]

  • "Nous pouvons vivre ensemble sans être d'accord sur les valeurs."[4]
  • "C'est mon peuple - le peuple des êtres humains - qui a construit la Grande Muraille de Chine, la tour Chrysler, la chapelle Sixtine."[4]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie sélective[modifier | modifier le code]

Philosophie[modifier | modifier le code]

  • Assertion and Conditionals (1985)
  • For Truth in Semantics (1986)
  • Necessary Questions: An Introduction to Philosophy (1989)
  • In My Father's House: Africa in the Philosophy of Culture (1992)
  • Color Conscious: The Political Morality of Race (1992)
  • Bu Me Bé: The Proverbs of the Akan (1996)
  • Kosmpolitische Patriotismus (2002)
  • Africana: The Concise Desk Reference (2003)
  • Thinking It Through: An Introduction to Contemporary Philosophy (2003)
  • Cosmopolitanism: Ethics in a World of Strangers (2006) - Pour un nouveau cosmopolitisme, « Odile Jacob » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 20130318, 2008
  • Experiments in Ethics (2008)
  • The Honor Code: How Moral Revolutions Happen (2010) - Le Code de l'honneur (2012)

Romans=[modifier | modifier le code]

  • Another Death in Venice: A Sir Patrick Scott Investigation (1995)
  • Nobody Likes Letitia (1994)
  • Avenging Angel (1991)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Interview with Appiah », Boston Globe,‎ 6 fév. 2005 (lire en ligne)
  2. Voir Transision magazine (en)
  3. « www.asante.net : A Quick Reading of Rhetorical Jingoism: Anthony Appiah and His Fallacies » (consulté le 10 juillet 2007)
  4. a et b Le Monde du livre, 25 avril 2008

Liens externes[modifier | modifier le code]

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