Anesthésie péridurale
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La péridurale (ou épidurale) est une technique d'anesthésie loco-régionale consistant à introduire un cathéter dans l'espace péridural (espace anatomique entourant la dure-mère d'où son nom) permettant la diffusion d'un produit actif (analgésique, anesthésique, glucocorticoïde…). L'utilisation la plus courante est l'analgésie péridurale lombaire lors de l'accouchement par voie basse. Celle-ci peut alors être transformée en anesthésie péridurale pour une césarienne. Dans d'autres applications (chirurgie, soulagement de la douleur), la péridurale peut également être cervicale ou thoracique.
Il existe certaines contre-indications à la péridurale. Des troubles de la coagulation, la fièvre, une infection ou un tatouage[1] au niveau du point de ponction interdisent le plus souvent de faire ce geste médical.
Les complications les plus fréquentes sont les céphalées liées à une brèche de la dure-mère (moins d'1 % des cas). D'autres complications, plus graves, peuvent survenir de manière très exceptionnelle[réf. nécessaire] : compressions nerveuses entraînant une paralysie, extension complète du bloc créant ainsi une rachianesthésie totale.
Sommaire |
Bénéfices et risques [modifier]
Bénéfices [modifier]
- Analgésie pour accouchement eutocique
- Évite les affolements et efforts anarchiques lors de travail obstétrical long et douloureux
- Conscience conservée
- Durée illimitée (cathéter en place)
- Affecte peu le fœtus (le bébé peut se retrouver endormi à la naissance et avoir quelques difficultés à téter, les premiers jours).
Risques [modifier]
Les risques de paralysie sont rarissimes car l'injection est faite au niveau des racines nerveuses, donc à distance de la moelle épinière. Ils existent cependant si un hématome se crée et comprime la moelle épinière. Dans ce cas celui ci doit être drainé en urgence.
- Globe vésical à la suite des produits anesthésiants.
- Extension complète du bloc créant ainsi une rachianesthésie totale (pouvant entraîner la mort de la mère et de l'enfant…)[réf. nécessaire]
Il existe néanmoins des inconvénients à l'utilisation de la péridurale durant un accouchement. L'accouchement se trouve en général ralenti, et se termine très souvent instrumentalisé[réf. nécessaire] (forceps, ventouse, voire césarienne d'urgence). La mère n'ayant plus la possibilité de se mouvoir naturellement (notamment en position debout ou accroupie qui permet au bébé de descendre plus facilement dans le bassin), l'accouchement a des risques de se prolonger, ce qui peut entraîner l'administration d'ocytocine de synthèse.
Contre-indications [modifier]
Il existe certaines contre-indications à la péridurale. Des troubles de la coagulation, la fièvre, une infection ou un tatouage[1] au niveau du point de ponction interdisent le plus souvent de faire ce geste médical. En effet se discute l'introduction des pigments du tatouage lors de la mise en place du cathéter[2].
Complications [modifier]
Les complications les plus fréquentes sont les céphalées liées à une brèche de la dure-mère (moins d'1 % des cas). D'autres complications, plus graves, peuvent survenir de manière très exceptionnelle[réf. nécessaire] : compressions nerveuses entraînant une paralysie, extension complète du bloc créant ainsi une rachianesthésie totale.
Notes et références [modifier]
- Pascale Santi « Tatouer n'est pas jouer » Le Monde, 31 août 2012, consulté le 2 septembre 2012.
- (en) Dawn Welliver, Mark Welliver, Tammy Carroll, Peggy James, « Lumbar epidural catheter placement in the presence of low back tattoos: a review of the safety concerns », AANA journal, vol. 78, no 3, juin 2010, p. 197-201 (ISSN 0094-6354) [texte intégral [PDF], lien PMID (pages consultées le 2 septembre 2012)]