Marcel Ichac

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Marcel Ichac, né le à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine) et mort le , est un cinéaste, photographe, explorateur et alpiniste français.

« Grand maître du documentaire » selon l'historien Jean Tulard[1], Marcel Ichac est en particulier considéré comme « le plus grand cinéaste spécialiste de films de montagne en France et sans doute dans le monde » de sa génération par Georges Sadoul[2]. D'abord skieur et alpiniste, grand témoin de l'alpinisme français, Marcel Ichac est ensuite devenu, par la diversité des espaces explorés, le cinéaste de l'exploration française des années 1930-1950 (les deux premières expéditions françaises en Himalaya en 1936 et 1950, la plongée sous-marine avec Jacques-Yves Cousteau, le Groenland avec Paul-Émile Victor, les tout premiers documentaires de spéléologie au monde avec notamment Norbert Casteret, etc.).

Marcel Ichac a révolutionné le cinéma documentaire par sa volonté d'insérer le spectateur au sein de l'action avec une obsession de l'authenticité. Ce qui a exigé, au-delà de l'accompagnement du sportif dans son effort, des innovations techniques (l'utilisation généralisée des caméras légères alors que les caméras de l'époque étaient généralement lourdes et fixes), artistiques (la caméra subjective, montée sur des skis, portée à l'épaule, etc., la prise de vue avec le regard de l'alpiniste) et narratives. Marcel Ichac est considéré comme un précurseur du « cinéma vérité » et du docu-fiction (lire plus bas).

Au-delà, Marcel Ichac a joué un rôle pionnier, tant dans le domaine technique (avec notamment la réalisation du premier film français en cinémascope, etc.), des institutions (fondation du Groupe des trente pour défendre le court-métrage), que des hommes (lancement de Jacques Ertaud, Jean-Jacques Languepin, Gérard Oury, Jean-Louis Trintignant, Robert Enrico dans le cinéma). Marcel Ichac a reçu les plus hautes récompenses du cinéma mondial (Oscar à Hollywood, primé au Festival de Cannes, Lion d'argent à la Mostra de Venise, sans compter les festivals spécialisés dans le cinéma de montagne et d'exploration).

Une vie consacrée à l'aventure et au cinéma[modifier | modifier le code]

Fils du journaliste financier Eugène Ichac, Marcel Ichac, étudie aux Arts déco, et commence sa carrière comme illustrateur, publicitaire et journaliste (notamment des reportages, des photos, des photomontages dans le célèbre magazine VU[3], dont le photomontage de la Une Fin d'une civilisation, largement médiatisé[4]). Après avoir joué en 1933 dans un film sur la montagne, il décide de passer de l'autre côté de la caméra. À partir de 1934, il se consacre au cinéma et à la photographie. Son œuvre se déploie dans plusieurs directions :

L'explorateur[modifier | modifier le code]

Marcel Ichac est le cinéaste quasi officiel des grandes explorations françaises des années 1930 aux années 1950, qu'il a accompagnées à travers le Globe.

Marcel Ichac est le seul alpiniste à faire partie des deux premières expéditions françaises en Himalaya, en 1936 et en 1950.

Karakoram et le glacier du Baltoro, l'autoroute des 8 000 mètres (photo prise en 2005)
L'Annapurna (photo prise en 1982)
  • Annapurna. En 1950, la France lance une seconde expédition en Himalaya, avec Maurice Herzog, Louis Lachenal, Lionel Terray, Gaston Rébuffat, Jean Couzy, Marcel Ichac (seul « rescapé » de l'expédition de 1936), Marcel Schatz, Jacques Oudot, Francis de Noyelle. Ils sont les premiers Européens à pénétrer dans cette région du Népal central, jusqu’à présent fermée aux étrangers. Il faudra donc d'abord explorer la région et corriger les cartes existantes. Marcel Ichac, qui ne fait pas partie des cordées d'assaut, joue un rôle essentiel pour la correction des cartes. Ses observations géographiques et géologiques lui vaudront le prix de l'Académie des sciences en 1951. Après la victoire de Maurice Herzog et Louis Lachenal, c'est la retraite des blessés sous la mousson. L'expédition de l'Annapurna aura un rententissement énorme[7],[8]. C'est non seulement le premier sommet de 8 000 mètres conquis par l'Homme, mais ce fut aussi, pour les Français, une victoire de portée mondiale, seulement cinq ans après la fin de la guerre. Livres (le journal de bord de Marcel Ichac servira à Maurice Herzog pour la rédaction de Annapurna Premier 8000), film (Victoire sur l'Annapurna de Marcel Ichac (1950)), photos, conférences, font des vainqueurs de l'Annapurna des héros nationaux[9],[10],[11].
Le Groenland
Exploration sous-marine
  • Exploration sous-marine : Marcel Ichac et Jacques-Yves Cousteau, qui se sont connus à Megève dès 1942, avaient des objectifs identiques : faire découvrir au grand public, par leurs films, des lieux inaccessibles : la haute montagne et les entrailles de la terre pour Ichac, le fond des mers pour Cousteau. Marcel Ichac et Jacques-Yves Cousteau seront deux des trois lauréats du Congrès de films documentaires de 1943. Dès lors s'établira une coopération épisodique mais régulière sur plus d'un quart de siècle[14]. En 1948, lors de la croisière en Méditerranée de l' Élie Monnier, navire d'exploration confiée à Cousteau par la Marine nationale, Marcel Ichac coréalise avec Jacques-Yves Cousteau et son équipe le film Carnet de plongée. En 1950, Marcel Ichac aide Cousteau à retaper la quasi épave qui deviendra La Calypso. En 1952, Marcel Ichac fait partie de l'équipe de La Calypso lors de la découverte de la galère du Grand-Congloué. Marcel Ichac va ensuite aider à la réalisation du film-vedette de Jacques-Yves Cousteau, Monde du silence, d'abord en participant à la croisière préparatoire en mer Rouge en 1954[15], puis, lors du tournage en 1955, en réceptionnant à Paris les bobines du film pour alerter au fur et à mesure l'équipe sur les erreurs à recadrer. Marcel Ichac fera pendant le tournage du film la première plongée sous-marine sous la glace. Au tournant des années 1950-1960, Ichac et Cousteau s'entraident financièrement pour produire leurs films respectifs. En 1968, Marcel Ichac participe à l'expédition Cousteau dans les Andes. Il s'agit de chercher le trésor des Incas au fond du lac Titicaca. Marcel Ichac réalise le film La légende du lac Titicaca, épisode de L'Odyssée sous-marine du commandant Cousteau[16].
Expedition spéléologique
Arabie Séoudite
  • Proche-Orient et La Mecque. En 1939, Marcel Ichac part au Levant. Son film Missions de la France (1939), présente l'œuvre de la France outre-mer, notamment en Syrie et au Liban. En 1939-1940, Marcel Ichac part réaliser un reportage sur le pèlerinage de La Mecque. Il s’agit cette fois de contrer la propagande nazie, qui tente de monter l’Empire français contre la métropole, en montrant la liberté des musulmans d’Afrique du Nord d’aller à La Mecque, et ceci malgré l’état de guerre. Le film, réalisé avec l’assentiment d’Ibn Séoud, est tout de même tourné dans des conditions rocambolesques et difficiles. Pèlerins de la Mecque (1940), est ainsi le premier reportage complet sur le pèlerinage de La Mecque.
  • Le tour du monde en 84 jours : le film Tour du monde express (1954).

L'alpiniste[modifier | modifier le code]

Les rochers de Fontainebleau

Passionné de montagne dès le milieu des années 1920, Marcel Ichac va alors faire partie du petit cercle des alpinistes parisiens qui se retrouvent le week-end dans la forêt de Fontainebleau (le Groupe de Bleau) et pendant leurs vacances dans les Alpes. Il réalise de nombreuses courses, quelques premières, et participe à la rédaction des Guides Vallot. Marcel Ichac est donc à la fois un acteur et témoin de moments clés de l'alpinisme français, à qui il consacre de nombreux articles, photos et films :

Les Aiguilles du Diable (France)

Accompagnant au plus près l'alpiniste, Ichac souhaite partager avec le public la motivation et la psychologie de l'alpiniste, la technique et la beauté du geste du grimpeur. Ses principaux films de montagne sont :

Sportif accompli, Marcel Ichac s'est lancé à 70 ans dans la course à pied, courant plusieurs fois le marathon de New York, ceci jusqu’à 80 ans.

La popularisation du ski en France[modifier | modifier le code]

Les films d'Ichac ont fait découvrir le ski aux Français

Marcel Ichac va accompagner de ses films, de ses photos, de ses reportages, les tout débuts de la popularisation du ski en France dans les années 1930. Notamment à l'époque du Front populaire, alors que les pouvoirs publics encouragent la découverte du plein air. Aux préoccupations sociales et de santé publique, s'ajoute un enjeu patriotique évident alors que les tensions s'affirment en Europe. Il s'agit d'enlever à l'Autriche et à l'Allemagne le quasi-monopole dont ces pays jouissaient dans le domaine du ski. Les sportifs français, la technique française de ski, les stations de ski françaises effectuent alors de remarquables percées. Marcel Ichac va les faire connaître au grand public. Il attaque directement le cinéma germanique, qui domine le cinéma de montagne, en réalisant le premier grand film français de ski (Poursuites blanches, 1936) destiné à rivaliser avec les productions de Arnold Fanck, Leni Riefenstahl et Luis Trenker[25].


Une compétition de ski en 1948

L'œuvre de Marcel Ichac forme alors un ensemble cohérent qui contribuera à lancer le ski en France.

  • des reportages sur les Championnats du Monde de ski : Jeux du monde en 1937 à Chamonix, Championnats d'Engelberg en 1938 à Engelberg, Zakopane 1939 en Pologne, puis Les Dieux du ski en 1947 à Chamonix, Ski au Colorado en 1950 à Aspen. Ces films révèlent en 1937-1938 les premiers champions français de ski (Émile Allais, James Couttet).
  • des films de « propagande touristique » (financés par les compagnies de chemin de fer) pour inciter les Français à partir découvrir la montagne (Neiges du sud dans les Pyrénées, 300 jours au soleil pour les Hautes-Alpes, Neiges d'Auvergne, Neiges de France).
  • des reportages d'éducation sportive (la diffusion de la technique française incarnée par Émile Allais) pour apprendre aux Français à skier et aussi pour populariser la méthode française de ski, jeune rivale de la méthode autrichienne qui régnait jusque là sans partage : Vive le ski (1935), Ski français (1938), Ski de France (1947), puis Voici le ski-Christiania léger (1957).
  • Des films d'exploits sportifs pour faire rêver : Ski de Printemps (1934), 4100 ascension à ski des Écrins (1934), De Nice au Mont-blanc à ski (1935).
  • Médecin des neiges (1942), destiné à inciter les jeunes à rester vivre en montagne. C'est le premier film dans lequel jouera le futur réalisateur Gérard Oury, jusqu'alors acteur de théâtre.
  • La Clef des champs (1942-1947), destinée à populariser de manière plus large les sports de plein air auprès des Français (ski, montagne, camping, etc.).
  • 50 ans ou la vie d'un skieur (1972), le film mémoire du ski français.

Des documentaires techniques[modifier | modifier le code]

Marcel Ichac réalise dans les années 1940-1950 une série de documentaires techniques. Particulièrement des films sur la technique de l'aluminium réalisés pour Péchiney. C'est dans un de ces films que Jean-Louis Trintignant fit ses premiers pas au cinéma.

Un cinéaste innovant[modifier | modifier le code]

À partir de 1934, Marcel Ichac a joué un rôle dans l'innovation au cinéma et, ce, dans plusieurs domaines.

Un pionnier de la caméra subjective et du cinéma vérité[modifier | modifier le code]

Marcel Ichac va révolutionner le film de montagne, notamment en participant à des innovations techniques telles que le principe de la caméra subjective, devenant ainsi un pionnier du cinéma vérité et du docu-fiction.

La méthode Ichac n'aurait pas été possible sans sa décision d'utiliser hors de leur contexte initial des caméras légères initialement prévue pour un usage très spécifique. Dès lors, les innovations techniques peuvent s'enchaîner : « Ichac réformera très tôt toutes les règles académiques de l’art du documentaire. Et pour cause : visionnaire qui s’ignore, il a un à-priori technique, la légèreté. (..) Marcel Ichac va tout bouleverser en ayant, comme il dit, « la seule idée de sa vie » : au marché aux Puces, le jeune homme achète une caméra allemande portable utilisée pour les films ethnographiques. En bandoulière, le boîtier n’est guère plus encombrant qu’un sac à dos. Ichac peut alors s’encorder lui aussi, il peut s’armer d’un piolet, il peut se faire alpiniste et cinéaste en même temps. Le documentaire de montagne est « inventé ». Mais l’ingénieux Ichac n’est est qu’à ses débuts. Ce sont encore les années 1930 lorsqu’il fixe sa caméra – « subjective » comme on la qualifie – sur des skis afin de mieux rendre compte de l’impression de vitesse. »[26].

Ces innovations, banalisées de nos jours, ne vont pas de soi en 1934. Comme l'explique l'écrivain de montagne Pierre Minvielle, « « En ces temps là (dans les années 1930), les opérateurs professionnels se déplaçaient avec de grosses caméras à moteurs électriques. Le poids de la caméra, des batteries, sans compter le pied et les films, empêchaient l’opérateur de circuler. » (expliquait Marcel Ichac). Avec sa caméra portative, Ichac, lui, va pouvoir garder un skieur dans son champ pendant plusieurs secondes ; il pourra aussi se déplacer sur une paroi pour suivre le grimpeur. Il sera au cœur de l’action, à côté du sportif. »[27].

Le matériel léger autorise alors le cinéaste à s'immerger dans l'action pour y immerger à son tour le spectateur. « Marcel Ichac apparaît comme le contemporain de Robert Flaherty et de Joris Ivens. Mais ce qui le différencie de tous les autres, c’est la capacité qu’il a d’aller chercher le témoignage dans les lieux les plus aventureux : sur les glaciers, dans les parois des aiguilles de Chamonix, plus tard dans les vallées du Karakoram et du grand Himalaya ; mais aussi dans l’enceinte interdite de la Ka’ba à La Mecque, au fond des gouffres, au cœur des combats ou dans l’inslandis groenlandais. »[27].

L'objectif final est bien de faire rivaliser la force de la vérité avec le caractère artificiel de la fiction : « Ce sera la revanche du modeste film documentaire de voir certaines de ses images laisser des impressions plus profondes que telle scène dramatique d’un grand film dont l’artificielle beauté se dissipe dès que le retour à la lumière a fait cesser l’enchantement de l’écran. » écrit-il en 1936 (au sujet du film Poursuites Blanches)[28].

Dès lors, la méthode Ichac est lancée. L'historien de montagne Yves Ballu explique : « Marcel Ichac a fait école ; pas simplement parce qu’il a été le premier cinéaste français de montagne, mais surtout parce qu’ayant abordé le cinéma en professionnel, c’est-à-dire avec les exigences d’une véritable écriture cinématographique (scénario, cadrage, mise en scène), il n’a pas renié sa vocation d’alpiniste, laissant à la montagne sa pleine dimension. En particulier, il s’est toujours efforcé de tourner les différentes séquences au lieu et à l’heure où elles étaient supposées avoir lieu. Cette exigence reprise par ses propres collaborateurs (Jacques Ertaud, Jean-Jacques Languepin, René Vernadet, etc.) est devenue un label : celui de l’authenticité »[29].

L'introduction de l'exigence de vérité même au sein de ses rares œuvres de fiction, fera également d'Ichac le pionnier de nouveaux genres cinématographiques :

  • « Marcel Ichac tournera ses scènes au plus près de son sujet, suspendu au bout d’un corde à proximité du guide chamoniard et de son second de cordée, et inaugurera avec ce film un cinéma « vérité » de montagne dont on retrouvera le principe dans ses productions futures. »[30].
  • « Ichac avait inventé un genre : le docu-fiction » explique, à propos du film Les Étoiles de midi le réalisateur de cinéma et de télévision Jacques Ertaud[31].

Autres innovations[modifier | modifier le code]

Marcel Ichac s'intéresse à tous les aspects du cinéma, comme l'explique le réalisateur Jacques Ertaud : « Il m'a tout appris : la prise de vue, le montage, la prise de son, l'écriture d'un film, le choix des musiques. Il était un véritable artisan, avec un grand A, capable de faire entièrement un film sans l'aide de personne. Ce fut pour moi une merveilleuse école. »[31].

Par conséquent, Marcel Ichac participe à plusieurs innovations du cinéma :

  • il est le premier en France à réaliser un film en Cinémascope (« Nouveaux Horizons » en 1953). La revue La Recherche explique : « L'impression de profondeur disparaît dès lors que la caméra est statique ». Marcel Ichac, qui avait assisté aux États-Unis à la projection de This Is Cinerama, avait tenu compte de cette particularité lorsqu'il avait tourné Nouveaux horizons. Le compte rendu de la projection de son film devant la Commission supérieure technique (CST) indiquait en effet : « Les membres de la CST ont pu constater lors de la projection que M. Ichac avait parfaitement compris pour ce premier film l'utilisation qui peut être faite du procédé du Professeur Chrétien et qu'il a su donner aux spectateurs ce pseudo-relief obtenu par la répétition des travelling avant, travelling arrière et latéral ; les spectateurs ont en effet eu une forte impression de plans détachés, impression qui a disparu avec la projection de La Tunique […] Beaucoup de critiques qui avaient assisté en décembre 1953 à la projection des deux films avaient remarqué en effet que La Tunique était beaucoup moins convaincant de ce point de vue. »[32] ;
  • dès 1936, pour la musique du film Karakoram, il choisit une musique de Pierre Vellones jouée aux ondes Martenot, qui marquent le début des synthétiseurs de musique ;
  • en 1958, il est le premier à confier au futur grand compositeur de musiques de films Maurice Jarre la partition d'un long métrage (Les Étoiles de midi)[33] ;
  • il initie au cinéma les réalisateurs Jacques Ertaud, Jean-Jacques Languepin, Robert Enrico[34] et fait faire leurs premiers films à Gérard Oury[35] et Jean-Louis Trintignant[36].

Les récompenses du cinéma mondial[modifier | modifier le code]

Marcel Ichac reçoit pour son œuvre les plus hautes récompenses mondiales :

  • Lion d'argent à la Mostra de Venise pour « Karakoram » (1937).
  • Primé au Festival de Cannes (pour cinq films présentés), notamment pour « Groenland, 20.000 lieues sur les glaces » (1952) (voir la remise des prix : [17].
  • Grand prix du cinéma français (ancêtre des Césars, mais il n'y avait qu'un seul et unique prix par an, toutes catégories confondues) pour Les Étoiles de Midi (1959).
  • Oscar du court-métrage à Hollywood en 1964 pour « La Rivière du hibou », dont il sera producteur (réalisation de Robert Enrico) ([18]) (Voir le film : [19]. Des images du film : [20]). Plusieurs autres films auxquels il a participé seront sélectionnés ou primé aux Oscars : Le Monde du silence de Cousteau, dont il sera conseiller technique, est primé aux Oscars 1957 ; "Le Maillon et la Chaîne" ("The Link and the Chain") réalisé par Jacques Ertaud et Bernard Gorki, dont il sera coproducteur, est sélectionné aux Oscars 1964, etc.).
  • ses films ont été primés dans les festivals de films de montagne et d'aventure (Trente, Banff, Les Diablerets, Cortina d'Ampezzo, etc.).

Marcel Ichac est aussi membre du jury du Festival de Cannes pour les courts-métrages en 1951 ([21]), 1955 ([22]) et 1966 ([23]).

L'œuvre de Marcel Ichac[modifier | modifier le code]

Les films de Marcel Ichac[modifier | modifier le code]

En tant que réalisateur :

En tant que producteur :

En tant que conseiller technique ou assistant :

En tant qu'acteur :

Livres écrits par Marcel Ichac[modifier | modifier le code]

  • À l'assaut des aiguilles du Diable, 1945, Ed. Jean Susse. Récit du tournage du film éponyme.
  • Regards vers l'Annapurna, 1951, Ed. Arthaud. Livre de photos de l'expédition de 1950 réalisé par Marcel Ichac, Maurice Herzog et Gaston Rébuffat.
  • Marcel Ichac (photogr. Henri Leblanc, Marcel Ichac, Jacques Ertaud), Quand brillent les étoiles de Midi, Paris, Arthaud, coll. « Le Monde en images » (no 11),‎ 1960, 124 p. Récit du tournage du film Les Étoiles de Midi ainsi que souvenirs et profession de foi sur le cinéma de montagne de Marcel Ichac.
  • Des photos dans Groenland 1948-1949 (album-photo de la première expédition EPF au Groenland), Ed. Arthaud, 1951. Textes de Paul-Émile Victor, photos de Jean-Jacques Languepin, Marcel Ichac, Jacques Masson.

Articles écrits par Marcel Ichac[modifier | modifier le code]

De nombreux articles dont :

  • « Neiges et glaces polaires. Relation abrégée de l’expédition française au Groenland de 1949 », in Neige et Glace, no 263, décembre 1949 ([35]).

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Tulard, Dictionnaire du Cinéma, 1992
  2. Georges Sadoul, Dictionnaire des cinéastes, Microcosme, Le Seuil, 1965, mis à jour en 1977, page 116 et idem, Histoire du cinéma, page à retrouver.
  3. Cité notamment par Ulrich Hägele, Instrument der politischen Satire: Die Fotomontage in Frankreich 1930 bis 1940 page 7/16, Monat der Fotografie 2004, Gropius-Bau Berlin, 15 November 2004[1]
  4. Exposition VU à la Maison européenne de la photographie à Paris en 2007 [2] et [3], Une du Figaro début 2007, etc.)
  5. Lire à ce sujet Collectif (Jean Escarra, Henri de Ségogne, Louis Neltner, Jean Charignon), Karakoram, expédition française à l'Himalaya, Flammarion, 1938 et réédité 1951.
  6. Quand brillent les Étoiles de Midi, p. 16-20.
  7. Maurice Herzog, Annapurna, premier 8000 et autres
  8. Quand brillent les Étoiles de Midi, p. 24-27
  9. Écouter France culture : [4]
  10. Une étude critique sur la place de l'Annapurna dans lé mémoire française [5]
  11. Annales du GHM en 2000, dossier sur l'expédition de l'Annapurna [6]
  12. Sur cette expédition, lire notamment Michel Bouché, Groenland, Station Centrale, Grasset, 1952 et autres
  13. Quand brillent les Étoiles de Midi, p. 24
  14. Lire notamment Une histoire de la plongée", revue Subaqua hors-série no 4, page 856, introduction à la Filmographie [7]
  15. Jacques-Yves Cousteau et Frédéric Dumas, Le Monde du silence, 1953, édition ??
  16. Sur cette expédition, lire aussi Philippe Diolé et Jacques-Yves Cousteau, Trois aventures de La Calypso, Flammarion, 1973
  17. Jacques Chabert, Histoire du Spéléo-club de Paris, in Grottes&Gouffres, no 140, juin 1996 et sur [8] et Philippe Morverand, Le Spéléo-club de Paris aura 60 ans... in Grottes&Gouffres no 136, juin 1995
  18. Jacques Chabert, Le spéléo-club de Paris, 60 ans au service de la spéléologie in Grottes&Gouffres, no 140, juin 1996 passage sur "Les images souterraines" et sur [9]
  19. Quand brillent les Étoiles de Midi, p. 22-23
  20. Lire notamment Pierre Leprohon
  21. Quand brillent les Étoiles de Midi, p. 21-22
  22. Quand brillent les Étoiles de Midi. Le livre est en grande partie consacré au tournage du film
  23. Quand brillent les Étoiles de Midi, p. 23
  24. Archivio Nazionale Cinematografico della Resistenza [10]
  25. Quand brillent les Étoiles de Midi, p. 12-15 sur ses premiers films de ski
  26. Frédéric Potet, Marcel Ichac, Le cinéaste-alpiniste, in La Croix, 13 avril 1994
  27. a et b Pierre Minvielle (écrivain de montagne), Marcel Ichac, Le Maître incontesté du cinéma de montagne in La Montagne et Alpinisme, 3-1994, p. 12-14
  28. Citation reprise notamment dans Le Monde, 12 avril 1994 et probablement dans le livre Quand brillent les étoiles de midi
  29. Yves Ballu (historien de la montagne), Hommage à Marcel Ichac, in ? vers 1986
  30. Marc Fenoli, Marcel Ichac, Histoire d’un pionnier in Montagne magazine no 170, mai 1994
  31. a et b Jacques Ertaud, Adieu Matha in Montagne Magazine, no 171, juin ? 1994
  32. Jean-Jacques Meusy (CNRS), Le Scope fait son cinéma, in La Recherche no 359, [11]
  33. Fiche de Maurice Jarre de la BiFi [12]
  34. Interview de Robert Enrico par Stéphane Lerouge, sur le site [13]
  35. Fiche de Gérard Oury à l'Académie des Beaux-Arts [14] et son autobiographie, Mémoires d'éléphant (1988)
  36. Voire par exemple sa biographie sur Prisma.de [15]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes sur la filmographie[modifier | modifier le code]

Articles en lien externe[modifier | modifier le code]

Technique de tournage de Marcel Ichac[modifier | modifier le code]

Thèmes spécifiques[modifier | modifier le code]

Critiques de films et livres[modifier | modifier le code]

Par Marcel Ichac[modifier | modifier le code]

Liens externes vidéo[modifier | modifier le code]