Amadouvier

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L'Amadouvier (Fomes fomentarius (L.:Fr) Fr.) est une espèce de champignons basidiomycètes de la famille des Polyporaceae. Son nom renvoie à l'amadou, mot d'origine provençale qui signifie « amoureux », en allusion à sa capacité à s'enflammer. Le taxon scientifique se traduit, lui, littéralement par « combustible à pansements ».

Description[modifier | modifier le code]

Fomes fomentarius

Le chapeau, de 15 à 30, voire 50 cm, épais de 8 à 15 cm, en sabot de cheval, gris-brun, porte des bourrelets concentriques de taille décroissante en allant vers le sommet. Les tubes sont bruns, la sporée jaunâtre[1]. Il n'y a pas de pied, le champignon pousse en console. La chair est épaisse, brune, d'aspect ligneux, coriace. Les exemplaires frais dégagent une odeur de banane[1].

Habitat[modifier | modifier le code]

C'est un redoutable parasite de plusieurs feuillus : hêtre, platane, bouleau, peuplier, chêne ou marronnier, entre autres. Il se fixe sur des arbres faibles ou blessés, produit une pourriture blanche et finit en quelques années par tuer son hôte.

Utilité[modifier | modifier le code]

L'amadouvier n'est pas comestible. On tirait l'amadou de sa chair spongieuse combustible. Il était utilisé comme substance inflammable dès la préhistoire (les briquets d'amadou étaient eux équipés de mèches "en coton" trempées dans un bain chimique pour le rendre très inflammable)[1].

Connu depuis le Ve siècle av. J.-C., il a servi en médecine pour ses vertus cicatrisantes et hémostatiques[2]. Il était cueilli autrefois pour la fabrication de liqueurs amères. En Roumanie, l'amadouvier est toujours utilisé en artisanat (technique du feutrage) notamment pour la fabrication de chapeaux, de casquettes et de sacs[3]. Il a été retrouvé de l'amadou dans le sac de la momie du chasseur Ötzi au sud du Tyrol[4].


Voir aussi[modifier | modifier le code]


Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • B. Roussel et al. (2002).- L’Amadouvier, grande et petite histoire d’un champignon. Supplément hors-série des Annales de la Société d’Horticulture et d’Histoire Naturelle de l’Hérault, 48 p. : Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • André Marchand ((tome III/IX)), Champignons du nord et du Midi, Perpignan, Société mycologique des Pyrénées méditerranéennes Diffusion, Hachette,‎ 1971 (ISBN 8-439-93605-2)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c op. cit. B. Roussel (2002) p. 10
  2. op. cit. B. Roussel (2002) p. 23-29
  3. op. cit. B. Roussel (2002) p. 33
  4. http://www.iceman.it/en/node/275

Liens externes[modifier | modifier le code]

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sur l'utilisation de l'amadou pour faire du feu http://cyrilpoe.e-monsite.com/