Agaricomycetes

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Les Agaricomycètes constituent une classe de champignons Basidiomycètes. Le groupe est monophylétique et est fondé essentiellement sur des critères de biologie moléculaire.

Sommaire

De Linné à la phylogénétique [modifier]

La classe est à peu près identique à celle de la classe Homobasidiomycetes par Hibbett & Thorn[1] mais avec l'inclusion des Auriculariales et des Sebacinales. Elle ne comprend pas que des champignons classiques, mais aussi la plupart des espèces placées dans les taxons obsolètes Gasteromycetes et Homobasidiomycetes[2]. Dans le sous-embranchement Agaricomycotina -ce qui exclut les champignons du charbon et de la rouille, les Agaricomycetes peuvent encore être définis par l'exclusion des classes Tremellomycetes et Dacrymycetes qui sont généralement considérées comme des Heterobasidiomycetes (champignons en gelée). Cependant, quelques anciens champignons en gelée, tels que les Auricularia, sont classés dans les Agaricomycetes.

Évaluations du nombre de taxons [modifier]

Les Agaricomycetes comprennent une vingtaine d'ordres, une centaine de familles, quelque 1 100 genres et 21 000 espèces[3].

Systématique [modifier]

Alors que la morphologie des champignons ou de leur sporophore a été à l'origine du classement des Agaricomycetes[4], ce n'est maintenant plus le cas. À titre d'exemple, la distinction entre les Gasteromycetes (vesse-de-loup) et les Agaricomycetes (la plupart des autres champignons) n'est plus reconnue comme naturelle, certaines vesses-de-loup ayant apparemment évolué de façon indépendante à partir d'agaricomycètes. Cependant, la plupart des guides de champignons considèrent encore le groupe des vesses-de-loup à part des autres champignons parce que l'ancienne classification de Fries est toujours très pratique pour classer les champignons selon les formes de leur fructification. De même, les classifications modernes divisent les Lycoperdales en Agaricales et Phallales.

Caractéristiques [modifier]

Tous les membres de cette classe produisent des sporophores qui vont de la taille de tasses minuscules de quelques millimètres de diamètre aux polypores géants de plus de un mètre de diamètre et pesant jusqu'à 130 kg. La classe comprend également ce qui est sans doute les plus anciens et les plus grands organismes individuels sur terre: le mycélium d'Armillaria gallica dont on estime qu'elle peut s'étendre sur plus de 150 000 mètres carrés, avoir une masse de 10 000 kg et un âge de 1 500 ans[5].

Habitat [modifier]

Presque toutes les espèces sont terrestres (quelques-unes sont aquatiques), poussant dans un large éventail d'environnements et la plupart ont des fonctions de désagrégation, en particulier du bois. Cependant, certaines espèces sont pathogènes ou parasitaires et d'autres encore sont symbiotiques, notamment les importants mycorhizes des arbres forestiers.

Description [modifier]

Typiquement, ils sont constitués de mycélium dicaryotes. Les hyphes caractéristiques présentent des anses d'anastomose, ils sont septés et munis de dolipores. On n'observe que rarement des stades conidiens. Leurs fructifications présentent souvent l'aspect classique du champignon (avec chapeau et pied). À l'intérieur de ces fructifications, chaque baside produit, pour la plupart des espèces, quatre basidiospores.

Taxonomie des Agaricomycetes [modifier]

Vue d'ensemble de la phylogénétique des Agaricomycetes[6].

Position des Agaricomycètes [modifier]

Phylogramme des Agaricomycetes [modifier]

Phallomycetidae: Clavaria zollingeri
Agaricomycetidae:Crepidotus variabilis

Deux sous classes importantes, 20 ordres, 100 familles, 1100 genres, 21.000 espèces

Références [modifier]

  1. (en) Hibbett, D.S. & R.G. Thorn, The Mycota, Vol. VII. Part B., Systematics and Evolution, Berlin, Springer-Verlag, 2001, 121–168 p. 
  2. (en) Hibbett, D.S., et al., « A higher level phylogenetic classification of the Fungi », Mycological Research, vol. 111, no 5, mars 2007, p. 509–547 [lien PMID, lien DOI] 
  3. (en) Kirk P.M., Cannon P.F., Minter D.W., Stalpers J.A., Dictionary of the Fungi. 10th ed, Wallingford, CABI, 2008 (ISBN 978-0-85199-826-8), p. 12–13 
  4. Fries EM. (1874). Hymenomycetes Europaei. Upsaliae.
  5. (en) Smith, M. et al., « The fungus Armillaria bulbosa is among the largest and oldest living organisms », Nature, vol. 356, no 6368, 1992, p. 428–431 [lien DOI] 
  6. Hibbett David S. , A phylogenetic overview of the Agaricomycotina, Mycologia, 98(6), pp. 917–925., The Mycological Society of America, Lawrence, 2006

Liens externes [modifier]