Rue Frontenac (journal)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Rue Frontenac (homonymie).
Rue Frontenac
Image illustrative de l'article Rue Frontenac (journal)

Pays Drapeau du Canada Canada
Langue Français
Périodicité Quotidien
Genre Généraliste
Date de fondation 2009
Ville d’édition Montréal (Québec)

Propriétaire Syndicat des travailleurs de l’information du Journal de Montréal (STIJM)
Site web www.exruefrontenac.com
(récupéré de ruefrontenac.com)

Rue Frontenac était un journal électronique québécois né pendant le lock-out du Journal de Montréal. Il était publié par les ex-employés du Journal de Montréal. Ses bureaux étaient situés rue Frontenac, tout juste à côté des locaux du Journal de Montréal.

Histoire[modifier | modifier le code]

Canon de glace devant les locaux du Journal de Montréal, aux alentours du 400e jour de lock-out.

Le 24 janvier 2009, il est annoncé dans les médias que les employés de l'information du Journal de Montréal sont placés en lock-out suite à l'échec d'obtenir une nouvelle convention collective[1],[2].

Les employés commencent à manifester dans la rue, devant les bureaux du journal[N 1],[3].

RueFrontenac.com[modifier | modifier le code]

Dès la mise en lock-out, le STIJM fonde le site Web RueFrontenac.com.

Rue Frontenac se fait connaître en dévoilant, le 30 septembre 2009, un scandale concernant le politicien Benoît Labonté, membre du parti Vision Montréal et ancien lieutenant de Louise Harel[4].

Le journal syndical fait à nouveau parler de lui par la suite en dénonçant, en novembre 2009, la médisance faite à l'endroit des animateurs de l'émission radiophonique Sportnographe par l'animateur de CKAC Jean-Charles Lajoie[5]. Le sujet est abordé à l'émission de grande écoute Tout le monde en parle quelques semaines plus tard[6].

En septembre 2010, Rue Frontenac annonce qu'une version papier gratuite du journal sera publiée à partir de la fin octobre. Distribuée hebdomadairement, elle sera publiée à environ 50 000 exemplaires[7].

Le 12 octobre 2010, Quebecor présente une offre de règlement aux employés en lock-out, exigeant notamment la fermeture de Rue Frontenac.com, le renvoi de 80 % des employés et une clause de non-concurrence. L'offre est rejetée à 89,3 % par les employés[8],[9].

Le 26 février 2011, les syndiqués se sont prononcés en faveur d'une proposition de règlement soumise par le médiateur au dossier. Cette fois, Quebecor n'exige plus la fermeture de RueFrontenac.com, mais licencie tout de même plus de 70 % des employés. L'offre est acceptée dans une proportion de 64 %[10]. Depuis, le site d'information poursuit ses activités et aspire à développer un modèle d'affaires à long terme[11].

Le 1er juillet 2011, les 45 journalistes, photographes et personnel de Rue Frontenac ont décidé de claquer la porte[12] parce que les engagements avec le nouvel acquéreur, Marcel Boisvert[13], n'ont pas été respectés et qu'une personne ayant eu des démêlés avec la justice, Michel Strecko, a été engagé en tant que conseiller ad hoc[14]. Les journalistes ont donc retiré leurs textes du site et les ont transférés sur un nouveau site : exruefrontenac.com[15].

En juillet 2011, l'Éditeur de Gay Globe Média, Roger-Luc Chayer, s'est porté acquéreur du nom de domaine www.ruefrontenac.net qui redirige vers le site du média. En 2014, le nom de domaine n'a pas été renouvelé par Gay Globe Média dans le cadre d'une restructuration des éléments web du groupe média.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Ils seront notamment photographiés par l'équipe de Google Street View lors du passage de cette dernière à Montréal en octobre 2009.

Références[modifier | modifier le code]

  1. La Presse canadienne, « Lock-out décrété au Journal de Montréal », sur http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca,‎ 24 janvier 2009 (consulté le 29 novembre 2009)
  2. Dominique Lemoine, « Lock-out décrété au Journal de Montréal », sur http://www.lesaffaires.com,‎ 24 janvier 2009 (consulté le 29 novembre 2009)
  3. « Google Street View est arrivé ce matin à Montréal », sur http://techno.branchez-vous.com,‎ 7 octobre 2009 (consulté le 29 novembre 2009)
  4. RueFrontenac.com
  5. Martin Leclerc, « Le Canadien, la radio et le plagiat », sur http://exruefrontenac.com, STIJM,‎ 15 novembre 2009 (consulté le 29 novembre 2009)
  6. Télévision de Radio-Canada, « Tout le monde en parle - Émission du dimanche 29 novembre 2009 », Société Radio-Canada,‎ 29 novembre 2009 (consulté le 29 novembre 2009)
  7. Radio-Canada.ca et Ruefrontenac.com, « Médias - Rue Frontenac sur papier », sur http://www.radio-canada.ca, Société Radio-Canada,‎ 3 septembre 2010
  8. « Journal de Montréal - Offre patronale rejetée », sur http://www.radio-canada.ca, Société Radio-Canada,‎ 12 octobre 2010
  9. Catherine Handfield, « Journal de Montréal: les syndiqués rejettent l'offre patronale », sur http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca, La Presse,‎ 12 octobre 2010
  10. Stéphane Baillargeon, « L’offre patronale est acceptée à 64 % au Journal de Montréal : La rédaction perd plus de la moitié de ses effectifs », Le Devoir,‎ 27 février 2011 (lire en ligne)
  11. Richard Bousquet, « Rue Frontenac est là pour rester », Rue Frontenac,‎ 3 mars 2011 (lire en ligne)
  12. Rue Frontenac perd ses journalistes, Cyberpresse
  13. Rue Frontenac : lettre ouverte de Marcel Boisvert, EstriePlus
  14. Rue Frontenac: le nouvel acquéreur brise le silence, Cyberpresse
  15. Décompte actuel du nombre de pages Web du site-miroir « exRueFrontenac.com », par Google.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]