Alexandre Abacheli

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Alexandre Abacheli (1884 - 1954), de son vrai nom Alexandre Chochia, fut un poète géorgien et un activiste socialiste de la période soviétique, notamment durant la Deuxième Guerre mondiale.

De son vrai nom Alexandre Chochia, il naquit le 15 août 1884 dans une pauvre famille paysanne du village de Sachochio (Géorgie occidentale). Il étudia d'abord cinq ans dans une école élémentaire avant d'aller faire ses études à Koutaïssi, études qu'il ne put toutefois continuer en raison de sa pauvreté. Pour gagner de quoi vivre, il travailla dans un service postier, avant d'adopter les idées socialistes et révolutionnaires très tôt, soit au début des années 1900. Ainsi, il participa à la Révolution russe de 1905, à cause de laquelle il fut arrêté et exilé à Solvytchegodsk jusqu'en 1909.

De retour en Géorgie, il travailla dès 1910 pour plusieurs journaux basés à Tbilissi, dans lesquels il écrivit des poèmes sous le nom d'Abacheli (d'Abasha, petite ville non loin de son village natal). Sa première composition de poésies, « Mzis Sitsili » (Rire du Soleil) qui apparut en 1913, combinait des éléments de réalisme et de symbolisme mais fut toutefois critiqué par d'autres écrivains, qui l'accusèrent d'avoir transformé son œuvre en culte[Quoi ?]. Son style changea avec le temps et prit sa forme définitive quand l'Armée rouge envahit la République démocratique de Géorgie en 1921. Durant une brève période (1921-1922), il dirigea le journal « Khomaldi », avant de se relancer dans la poésie.

Ses nombreuses œuvres littéraires, tels que « Gabzarouli Sarke » (Miroir cassé, 1929), « Oktomris koukhouli » (La Tempête d'Octobre, 1937), « Oukvdaveba » (Immortalité, 1938), « Samchoblosadmi » (A ma terre natale, 1938), « Mze da Samchoblo » (Soleil et Patrie, 1939) et d'autres, sont des travaux de glorification des aboutissements soviétiques. Durant la Seconde Guerre mondiale, il publia également des chants patriotiques, dont « Gmirouli Dgheebi » (Jours héroïques, 1942), « Stalingradi » (Stalingrad) et « Khevsoureli Tankisti » (le Tankiste de Khevsourétie).

Par la suite, il promut la littérature classique géorgienne, avant de coécrire avec Giorgi Abachidze l'hymne nationale géorgien de 1944. Alexandre Abacheli mourut le 27 septembre 1954, conservant ses idées soviétiques et staliniennes en dépit de la déstalinisation de Khrouchtchev. La plupart de ses œuvres furent traduites en russe par le poète Boris Pasternak.