Aboubakr Belkaid

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Aboubakr Belkaid
ابوبكر بلقايد
Image illustrative de l'article Aboubakr Belkaid
Biographie
Date de naissance 19 mars 1934
Lieu de naissance Tlemcen, Algérie
Date de décès 28 septembre 1995
Lieu de décès Alger
Nationalité Algérienne

Aboubakr Belkaid (en arabe : ابوبكر بلقايد) né le à Tlemcen et assassiné le au square Port Saïd à Alger est un homme politique algérien.

Sur sa tombe, au Cimetière El Alia à Alger, sont inscrits ces mots : « Les batailles que l’on perd, ce sont celles que l’on n’engage pas ».

Biographie[modifier | modifier le code]

Guerre d'Algérie[modifier | modifier le code]

Il milite dès l'âge de 15 ans et adhère au MTLD en 1949. Il rejoint le F.L.N à sa création en 1954 où il exerce diverses responsabilités. Il est notamment membre du Secrétariat de l’Association Générale des Travailleurs Algériens (A.G.T.A) et membre de la Fédération de France du F.L.N. Ouvrier puis Délégué au Comité d'entreprise de la régie Renault, il devient Coordonnateur du Collectif des Avocats chargés de la défense des détenus et des internés. Arrêté en France en 1961, il est détenu à la prison de Fresnes jusqu'en avril 1962, date à laquelle il est libéré après le cessez-le-feu.

Post-indépendance[modifier | modifier le code]

N’étant pas d’accord avec les conditions dans lesquelles s’est engagée la prise du pouvoir, il prend part à la première opposition au régime naissant. Membre du Secrétariat du premier parti d’opposition né en mai 1962, sous la direction de Mohamed Boudiaf, le Parti de la Révolution Socialiste (P.R.S). Échappant de justesse à l’arrestation des dirigeants du P.R.S décidée par le pouvoir de l’époque, il plonge de nouveau dans la clandestinité et poursuit l’action d’opposition, au nom du P.R.S, jusqu’à la création du F.F.S. de Hocine Aït Ahmed. Arrêté à la fin de l’année 1963, il est libéré après l’accord passé entre une partie de la Direction du F.F.S et le Pouvoir.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Après sa libération, en 1963, il décide de reconvertir son militantisme politique en militantisme « étatique » ce qui le conduit à occuper successivement différentes responsabilités :

  • 1963 : Chef de service à l’Administration rurale, Présidence du Conseil
  • 1964 : Chargé de mission, Ministère des Affaires Sociales
  • 1965-1967 : Directeur des Services techniques et pédagogiques de la Formation Professionnelle, Ministère du Travail
  • 1967-1971 : Directeur de l’Institut National de la Formation Professionnelle, Ministère du Travail
  • 1971-1973 : Chef du Département psychotechnique, Société Expansial, Ministère de l’Industrie
  • 1973-1977 : Directeur chargé de l’Enseignement et de la Culture, Présidence de la République
  • 1977-1984 : Secrétaire Général du Ministère de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Construction
  • 1984-1986 : Vice-Ministre chargé de la Construction
  • 1986-1987 : Ministre du Travail et de la Formation Professionnelle
  • 1987-1988 : Ministre de l'enseignement supérieur
  • 1988-1989 : Ministre de l'intérieur et de l'environnement
  • 1989-1991 : Services du Chef du Gouvernement
  • 1991 : Ministre chargé des Relations avec le Parlement et les Associations
  • 1991-1992 : Ministre de la Communication
  • 1992 : Ministre de la Communication et de la Culture

Postérité[modifier | modifier le code]