Abbaye Saint-Michel (Farnborough)

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Abbaye Saint-Michel
Image illustrative de l'article Abbaye Saint-Michel (Farnborough)
Église de l'abbaye Saint-Michel
Présentation
Nom local St Michael's Abbey
Culte Catholicisme
Type Abbaye
Début de la construction 1881
Style dominant Architecture gothique flamboyant
Site web www.farnboroughabbey.org/
Géographie
Pays Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Nation Drapeau de l'Angleterre Angleterre
Commune Farnborough
Coordonnées 51° 17′ 48″ N 0° 45′ 00″ O / 51.2968, -0.749951° 17′ 48″ Nord 0° 45′ 00″ Ouest / 51.2968, -0.7499  

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(Voir situation sur carte : Hampshire)
Abbaye Saint-Michel

Géolocalisation sur la carte : Angleterre

(Voir situation sur carte : Angleterre)
Abbaye Saint-Michel

L'abbaye Saint-Michel (Saint Michael's Abbey) est une abbaye bénédictine de style gothique flamboyant, fondée en 1881 à Farnborough au sud de l'Angleterre par l'Impératrice Eugénie.

Histoire[modifier | modifier le code]

Fondée en 1881 par l'Impératrice Eugénie (1826-1920) pour abriter le mausolée de son mari Napoléon III (1808-1873), et son fils le Prince impérial (1856-1879), dont les corps reposent dans la crypte, avec celui de l'ex-impératrice.

L'église et le monastère construits, ils furent administrés selon les règles des Prémontrés.

En 1895, l'ex-impératrice les remplaça par des moines bénédictins français de l'abbaye de Solesmes.

Cette communauté monastique, célèbre pour son écriture savante et sa tradition musicale de chants grégoriens, devint trop peu nombreuse vers 1947 et fut complétée par un petit groupe de moines anglais de l'abbaye de Prinknash.

Le dernier moine français meurt à Farnborough dans les années 1960. L'abbaye, avec ses huit moines, fait depuis 1947 partie de la province anglaise de la congrégation de Subiaco (confédération bénédictine).

En 2006, la communauté élit le premier abbé de Farnborough anglais, mais parfaitement francophone, le révérend Dom Cuthbert Brogan ; elle est reconnue pour la qualité exceptionnelle de sa liturgie, qui est chantée en latin et en chant grégorien et par son édition en fine impression.

Depuis le début du XXe siècle, le père abbé de l'abbaye Saint-Michel de Farnborough porte de droit le titre de père abbé de l'abbaye du Mont-Saint-Michel. En effet, à cette époque, l'évêque de Coutances et Avranches le lui octroie pour récompenser l'abbaye de Farnborough pour le service rendu par certains de ses moines (des bénédictins français de l'abbaye Saint-Pierre de Solesmes en exil) qui sont venus assurer une présence spirituelle au Mont auprès des pèlerins, de plus en plus nombreux à y revenir, rien n'étant fixé pour les accueillir.

La charte d'octroi stipule que le père abbé portera ce titre jusqu'à ce qu'une nouvelle communauté bénédictine se réinstalle au Mont et réélise un nouveau père-abbé, ce qui, n'étant pas réalisé à ce jour, demeure valable.

L'église de l'abbaye a été construite dans le style gothique flamboyant par l'architecte français Gabriel-Hippolyte Destailleur.

L'abbaye est située au nord de Farnborough, où l'ex-impératrice vivait et possédait plusieurs maisons, dont l'Empress cottage.

L'église abrite un orgue double, installé en 1905, construit par le facteur d'orgue renommé Aristide Cavaillé-Coll & Company. Les origines de l'instrument restent mystérieuses. Bien qu'installé après la mort de Cavaillé-Coll, il porte son nom plutôt que celui de son gendre, Mutin, et la haute qualité de fabrication correspond à celle où ce facteur d'orgue était au meilleur de son art.

Des récitals d'orgue ont lieu le premier dimanche après-midi du mois entre mai et octobre.

Le rapatriement en France de la dépouille de Napoléon III en question[modifier | modifier le code]

Tombeau de l’impératrice Eugénie au-dessus du maître-autel.

L'ancien secrétaire d'État français et actuel maire de Nice Christian Estrosi a milité pour le rapatriement de la dépouille de Napoléon III en France[1].

Dom Cuthbert, qui dit attendre avant de se prononcer une demande officielle du Président de la République française, a rappelé que ce genre de demande était formulée par les Français « tous les quinze ans environ »[1]. Pour couper court à toute nouvelle initiative d'un gouvernement français en vue du "rapatriement" de Napoléon III, l'un ses descendants naturels, donc désormais ayant droit selon la loi française, autant que les descendants légitimes, a remis en mains propres en 2010 à dom Cuthbert un document olographe pour s'opposer à la translation des restes de Napoléon III en France "afin que ses restes ne soient pas profanés" à l'occasion d'une révolution, selon la coutume récurrente des Français en ce qui concerne les dépouilles de leurs souverains.

Dom Cuthbert a précisé qu'avant la demande de Christian Estrosi, la dernière relation entre l'abbaye et l'État français avait été un télégramme du gouvernement français en juillet 1920 qui s'indignait des derniers honneurs que les bénédictins avaient rendus à l'ex-impératrice, morte au palais de Liria à Madrid, pour ses funérailles[2].

L'abbaye ayant été construite pour abriter selon leur volonté les dépouilles des membres de la famille impériale - le prince impérial, tué par les Zoulous sous l'uniforme anglais, y a été inhumé aussi.

Source[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b "rendez-nous les cendres de Napoléon III !", Historia, p. 20 février 2008
  2. André Castelot, "Napoléon III, tome 2

Liens externes[modifier | modifier le code]