87e division d'infanterie d'Afrique

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
87e division d’infanterie d’Afrique
Période 2 septembre 1939
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de terre
Type division d'infanterie
Rôle infanterie
Guerres Seconde Guerre mondiale

La 87e division d’infanterie d’Afrique (87e DIA), est une unité de la Seconde Guerre mondiale qui a combattu pendant la bataille de France du 10 mai au 22 juin 1940.

Originaire d'Algérie, c'est une division de formation composée à 80 % de réservistes (3e catégorie). Elle est mise sur pied, son état-Major étant situé à Maison Carrée (près d'Alger), le 2 septembre 1939 à Constantine, Blida, Miliana, Orléansville, Maison Carrée, Tizi Ouzou, Sétif, Bougie et Guelma, puis concentrée en Tunisie.

La 87e DIA commandée par le général Henry Martin fait partie des unités qui, en juin 1940, se replient en ordre et combattent jusqu'à l'extrême fin des combats.

Création et différentes dénominations[modifier | modifier le code]

  • 2 septembre 1939 : création de la 87e Division d'Infanterie d'Afrique
  • Autre appellation : 87e DINA : en théorie, les DIA devaient rester en Afrique et les DINA (division d'infanterie Nord africaine) en métropole.

Commandants de la 87e DIA[modifier | modifier le code]

Composition en mai 1940[modifier | modifier le code]

Infanterie[modifier | modifier le code]

Artillerie[modifier | modifier le code]

  • 87e Régiment d'Artillerie d'Afrique (87e RAA) : Lieutenant-Colonel Mathieu
  • 287e Régiment d'Artillerie Lourde (287e RALD)

Cavalerie[modifier | modifier le code]

  • 87e Groupe de Reconnaissance de Division d'Infanterie d'Afrique (87e GRDIA) : Chef d'escadron Pousset, 16e GRDI (6 juin)

Rattachements[modifier | modifier le code]

Campagne de France[modifier | modifier le code]

Secteur fortifié de la Sarre[modifier | modifier le code]

La division débarque en France en novembre 1939. Elle gagne le secteur fortifié de la Sarre fin février 1940.

L'Ailette[modifier | modifier le code]

En mai, elle est affectée à la VIIe armée du général Frère et fait mouvement vers l'Ailette (Ligne Weygand).

Le 5 juin, elle y reçoit l'attaque allemande et malgré une résistance héroïque se replie sur ordre le 7 au sud de l'Aisne.

L'Aisne[modifier | modifier le code]

Elle est ensuite engagées dans de durs combats qui ont marqué la défense de l'Aisne.

Repli sur la Loire[modifier | modifier le code]

Elle se replie ensuite, en ordre jusqu'au 25 juin, au sein de la 7e Armée (Groupe d'Armée n°3) sur la Seine, la Loire, le Cher, l'Indre, la Creuse et enfin la Vienne vers Saint-Junien.

Après l'Armistice[modifier | modifier le code]

N'ayant pas connu la défaite, la division participe après l'armistice à la dissimulation de ses armes en vue des combats futurs et reconduit les allemands sur la ligne démarcation sur le Cher avant de regagner l'Afrique du Nord en juillet.

La division reçoit le 2 septembre 1940 une citation à l'ordre de l'armée.

Citation militaire de la division[modifier | modifier le code]

« Attaquée sur la position de l'Ailette le 5 juin 1940, la 87e Division, sous l'impulsion de son chef, le Général Henry MARTIN, a opposé à l'ennemi une résistance héroïque. Toutes ses troupes : Infanterie, Cavalerie, Artillerie, rivalisant d'ardeur pour défendre à outrance les points d'appui, même lorsqu'ils étaient dépassés par l'ennemi ou encerclés, ne se sont repliées que sur l'ordre du Commandement, obligées souvent de se frayer un passage les armes à la main.

Regroupées après la bataille, ces mêmes unités faisant preuve d'une telle discipline et d'un magnifique esprit de devoir ont pu, à nouveau, être engagées dans de durs combats qui ont marqué la défense de l'Aisne, puis la retraite vers la Seine et la Loire.

Dans toutes ces opérations, la 87e D.I.N.A. a fait preuve d'abnégation, d'endurance, de vaillance, dignes des grandes traditions de l'Armée d'Afrique. »

— Citation à l'ordre de l'Armée attribuée à la 87e division d'infanterie d'Afrique lors de la bataille de France en mai-juin 1940, ordre N° 210 C, le 2 Septembre 1940, général Weygand

Bilan des pertes[modifier | modifier le code]

Du 10 mai au 24 juin 1940, la 87e D.I.N.A compte plus de 400 tués dont près de 40% de soldats maghrébins et 20% de Pieds-Noirs.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • JMO 87e DIA (1939-1940) - SHAT Vincennes - côte 32N348

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Militaires décédés durant la Seconde Guerre mondiale, SGA, mémoire des hommes