Vocabulaire de la franc-maçonnerie

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Le vocabulaire de la franc-maçonnerie comprend les termes et expressions utilisés en franc-maçonnerie. Il appartient à un langage symbolique spécifique, peu compréhensible pour un public non initié. Ce vocabulaire, qui a évolué au cours du temps, varie également assez notablement selon les rites, les pays, et les obédiences.

De nombreux termes font référence aux traditions, réelles ou supposées, des bâtisseurs du Moyen Âge. À noter que les écrits maçonniques utilisent encore aujourd'hui un très grand nombre de capitales, suivant un usage ancien qui n'a pas évolué selon les prescriptions typographiques.

Sommaire : Haut - A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z

A[modifier | modifier le code]

  • Accepté : Étymologiquement, signifie le fait d'être reçu dans une confrérie opérative sans appartenir au métier[1].
  • Acclamations : Interjection qui, dans le rituel d'ouverture ou de fermeture des travaux, suit le « signe » et la « batterie »[n 1].
Agapes lors d'un banquet maçonnique en France, vers 1840.
  • Agapes : Dans la franc-maçonnerie française, ce mot est le plus souvent utilisé au pluriel[2]. Il désigne le partage d'une collation froide ou chaude dans la « salle humide », entre maçons. Ce temps de rencontre et de partage, à l'issue de la tenue est le prolongement du travail qui vient d'être effectué. C'est un moment très convivial où la parole est totalement libre, dans le respect d'autrui et de ses idées, et qui permet aux sœurs et frères de mieux se connaître. Selon les traditions de certains rites, elles peuvent prendre la forme d'un banquet rituel[3].
  • Âge maçonnique : À chaque degré, c'est-à-dire à chaque stade de l'évolution du maçon, correspond un âge symbolique décompté en 3, 5 et 7 années - premiers nombres impairs. C'est une manière de rompre avec les normes de vie profanes[4].
  • Allumage des feux : Cérémonie rituelle d'installation d'une nouvelle loge.
  • Alphabet maçonnique : Système de cryptage de l'alphabet  associant à chaque lettre un symbole[5].
  • Architecture (morceau) : Discours prononcé en loge - voir planche.
  • Ateliers : Nom générique qui désigne le groupement de base de toute maçonnerie. Le terme regroupe différente sortes de regroupement. Un atelier travaillant au trois premiers grade porte le nom de « loges » ou encore loges symboliques (les plus courantes), « triangles » (loges en gestation), ou loges de hauts grades (différentes dénominations : loges de perfection ; « chapitres », « aréopages », etc.)[6].
  • Attouchements : Façons de se faire reconnaître comme franc-maçon par le contact[7]. Varient selon les degrés.
  • Attributs : Désignent les décors et les bijoux d'un dignitaire maçonnique[8].
  • Augmentation de salaire : Accession d'un franc-maçon au grade supérieur[9], faisant référence aux ouvriers de la légende d'Hiram[10].
  • Autel des serments : Table sur laquelle sont disposés les outils du travail maçonnique : équerre, compas, volume de la loi sacrée/ livre blanc, etc.[11]
  • Avenues : Abords immédiats du temple maçonnique.

B[modifier | modifier le code]

Bannière - avec pour symbole la ruche - de la loge des Amis du Progrès du GODF, fondée en 1883.
  • Balustre : Procès-verbal de tenues en loges de hauts grades.
  • Bannière : Étendard caractérisant une loge. Peuvent êtres brodés sur une bannière, l'année de naissance de la loge (selon le calendrier maçonnique), son nom, son numéro d'ordre dans la chronologie de l'obédience, sa devise ainsi que les symboles adoptés par la loge. Les bannières sont entre autres utilisées lors de manifestations nationales et régionales.
  • Banquet d'ordre : Le banquet d'ordre est un repas rituel organisé le plus souvent aux alentours des solstices astronomiques, celui d'hiver qui annonce le renouveau (ou Jean l'Évangéliste, placé le 27 décembre) et celui d'été où le soleil approche le zénith (ou Jean le Baptiste, placé le 21 juin). Le banquet d'ordre est une tenue d'obligation, un rituel particulier est pratiqué dans chaque rite. Le Rite français et écossais a conservé une tradition que l'on admet comme issue des loges militaires de l'Ancien Régime. Le banquet d'ordre existe aussi dans certains haut grades[12].
  • Barrique : Dans un banquet maçonnique, désigne la bouteille[13].
  • Batterie : Phrase musicale ponctuant une tenue, consistant à se frapper dans les mains un certain nombre de fois selon le grade et le rite pratiqué[14]. Les batteries, utilisées généralement afin de marquer le début et la fin des tenues[15], ne sont pas utilisées en franc-maçonnerie anglo-saxonne.
  • Bible Bearer : Au cours des processions maçonniques anglo-saxonnes, c'est le maître maçon le plus âgé - doyen - de l'assemblée, qui porte la bible ouverte (équerre et compas posés dessus)[16].
  • Bijoux : Terme a double sens en maçonnerie. Suivis de l'adjectif « immobiles », les bijoux désignent les trois objets nécessaires à la loges : la pierre brute (apprenti), la pierre cubique (compagnon) et la planche à tracer (maître)[17]. Suivis de l'adjectif « mobiles », les bijoux se rapportent à l'équerre, au niveau et à la perpendiculaire - objets symboliquement portés en pendentif par le vénérable et les deux surveillants. Lors d'un changement d'officiers, les bijoux sont passés aux successeurs[18].
  • Boaz ou encore Booz selon les rites : Seconde colonne du temple, traduit par « dans la force »[19].
  • Bref : Diplôme attestant qu'un franc-maçon est titulaire de hauts grades. Selon le Rite opératif de Salomon document attestant de la qualité de compagnon.

C[modifier | modifier le code]

  • Cabinet de réflexion : Lieu où se déroule une partie du processus d'initiation du profane dans la franc-maçonnerie[20] dans les rites continentaux. Les rites anglo-saxons, eux, ne connaissent pas le cabinet de réflexion.
  • Capitation ou cotisation : Les mots capitation et cotisation sont tous les deux utilisés en franc-maçonnerie, mais ils n'ont pas le même sens. Par définition la capitation est un « impôt » par tête que chaque loge paie à son obédience. Cette capitation que doit payer chaque membre, la même pour tous car son montant est voté par l'assemblée générale annuelle appelée souvent convent (mais pas partout), sert aux instances qui dirigent l'obédience pour gérer financièrement la vie et les activités de ce regroupement[21]. A cette capitation chaque loge peut ajouter une somme prenant en compte les dépenses spécifiques auxquelles elle a à faire face. Cette part spécifique varie d'une loge à l'autre. C'est l'addition de la capitation et de la part spécifique qui forme la cotisation. La cotisation peut donc varier d'une loge à l'autre suivant le budget particulier que cette dernière établit annuellement.
Initiation au grade de maître, la personne couchée personnifie le cadavre d'Hiram Abiff que l'on place dans la chambre du milieu.
Les trois colonnes, nommées ici Beauté, Force et Sagesse, entourant un pavé mosaïque.
  • Chaîne d'union : La chaîne d'union est un rituel de fraternité et de commémoration effectué par les maçons à la fin, et, à certains rites, parfois aussi au début, d'une tenue. Chaque maçon présent constitue un maillon. La houppe dentelée en constitue le symbole, elle fait le tour de l'intérieur du temple maçonnique[22] au-dessous du plafond, le long des murs de l'orient, du septentrion et du midi.
  • Chaire (de Salomon) : Fauteuil dans lequel est assis le président de loge, appelé « vénérable maître ».
  • Chambre du milieu : Lieu symbolique exclusivement réservé au titulaire du grade de maître. L'expression parait dans les plus anciens rituels du grade de maître. La notion de « milieu » fut largement définie par de nombreux auteurs qui voient dans cette notion, l'aboutissement ou se rencontre ceux qui ont su approfondir leurs connaissances[23]. Selon certain rite comme le Rite écossais ancien et accepté, lors du passage de grade de compagnon à celui de maître, au 3e degré maçonnique, le temple devient la chambre du milieu ou hekhal, là où, selon le mythe d'Hiram, les maîtres recevaient leur salaire. Selon la tradition maçonnique, on accéderait à cette « chambre » par un escalier en forme de vis par 3 séries successives de respectivement 3, 5 et 7 marches.
  • Circumbulation : Façon de se déplacer au cours d'une tenue maçonnique, dans le sens prévu par le rituel.
  • Colonnes : Les colonnes du temple de Salomon se trouvaient à l'extérieur. Bien que certains les visualisent à l'intérieur, la loge se réunit symboliquement à l'extérieur du temple sous la voûte étoilée. Pour d'autres, le temple n'est pas achevé ce qui permet de voir le ciel au zénith. Les colonnes symbolisent aussi les deux travées du nord et du midi, c’est-à-dire les rangées de sièges de part et d'autre ayant chacune son surveillant de colonne. Les apprentis sont au nord, les compagnons au midi, les maîtres partout. La connaissance de leur nom est l'un des plus anciens secrets maçonniques, puisqu'il est attesté dès le XVIIe siècle.
  • Compas : Dans la plupart des rites cet outil fait partie des « trois grandes lumières » avec l'équerre et le volume de la loi sacrée. Il représente l'esprit.
  • Convent : Assemblée ou réunion. Les loges anglo-saxonnes utilisent le terme de Communication, quelques loges américaines celui de Convention. Utiliser tout d'abord dans le sens général d'un « Congrès maçonnique », il prend le sens d'une assemblée générale d'une obédience maçonnique plus récemment. En France les convents des grandes loges ou des grand orients sont généralement des assemblées annuelles ou les représentants des loges forment une assemblée « législative » aux pouvoirs étendues. Cette assemblée qui forme un convent souverain décide de tout ce qui intéresse l’obédience (constitution, règlement, direction)[24].
Cordon sur une Marianne maçonnique, 1879
  • Cordon : Sautoir ou écharpe portés lors des tenues. L'écharpe dérive du baudrier qui maintenait l'épée, privilège de la noblesse sous l'Ancien Régime. Les cordons sont plus ou moins richement ornés de motifs symboliques. La couleur de ces décors permettent de connaître le rite de la loge d'origine du maçon.
  • Cordonite var. cordonnite : Terme ironique. Maladie imaginaire dont sont atteints les francs-maçons friands d'honneurs et de grades, qui collectionnent et s'affichent volontiers avec les cordons et autres décors correspondants. Le mot est souvent orthographié « cordonnite », comme « espionite var. espionnite ». Le suffixe -ite est employé pour les maladies d'origine inflammatoire, comme la bronchite ou la réunionite.
  • Couvreur : Officier qui garde la porte du temple pendant la tenue. Dans les rites issues des anciens, très souvent il s'agit de l'ancien vénérable de la loge. Il est situé à l’occident de la loge, face à l’orient qu'il vient de quitter s'il a été vénérable auparavant, quittant ainsi le poste le plus éminent pour le poste le plus humble. Au début de la tenue (cela dépend du rite pratiqué), il vérifie avec le grand expert si les entrants sont bien maçons et connaissent le mot de passe du moment. Cette pratique n'est pas usuelle dans les rites issues des modernes ou le couvreur ou terrible fait office de gardien et d'expert pendant les initiations, le poste est dévolue à un frère maître de la loge.

D[modifier | modifier le code]

  • Décors : Éléments symboliques portés en tenue (tablier, gants, cordons, etc.) et nulle part ailleurs. Les gants et le tablier sont obligatoires.
  • Debhir : Nom hébreu de la troisième partie du temple de Salomon. C'est le nom que prend l'orient pour les tenues au grade de maitre maçon.
  • Delta lumineux : Triangle lumineux, ou orné de rayons lumineux, souvent orné d'un Œil de la Providence, qui surplombe l'orient. C'est un symbole qui n'est pas spécifiquement maçonnique puisqu'il figure dans de très nombreuses églises et chapelles, en particulier dans le style baroque. On le retrouve également sur le fronton de certaines églises de Venise ou encore au-dessus de l'autel dans la chapelle du château de Versailles.
  • Degrés : Degré s'emploie concurremment à grade, ce sont les étapes d'élévation dans un rite donné qui caractérise tout ordre initiatique[25]. La franc-maçonnerie compte trois grade dits symboliques : apprenti, compagnon et maître. Les degrés supérieurs au troisième, dits « hauts grades » ou « degrés d'avancement », sont régis selon les différent rites. Ces degrés s'appellent parfois aussi « degrés d'ampliation » ou « degrés de perfectionnement » ou encore « Ordres de Sagesse », en Angleterre et aux États-Unis « side degrees », ce qui montre qu'ils ne sont pas considérés comme supérieurs, mais situés à côté des trois premiers degrés.

E[modifier | modifier le code]

Sépulture espagnole sculptée d'après les outils maçonniques, dont l'équerre.
  • Équerre: Avec le compas et la règle, l'équerre correspond à un des outils fondamentaux des francs-maçons. Fait partie, dans la plupart des rites, des trois grandes lumières qui sont l'équerre, le compas et le Volume de la Loi sacrée. Elle symbolise la rectitude et le droit.
  • Enquête: Terme désignant la démarche faites par des membres de la loge, suite à la candidature d'un profane. En pratique, le vénérable maître désigne quelques frères ou sœurs qui vont examiner la nouvelle candidature. Ils ont pour mission de rencontrer le profane, d’avoir une conversation avec lui, et voir qui il est[26]. Des rapports sont rédigés qui peuvent déterminer des suites favorables ou du refus d'initiation.

F[modifier | modifier le code]

  • Fraternité : Les francs-maçons se reconnaissent entre eux pour frères ou sœurs et se nomment mutuellement ainsi. Cette fraternité n'est pas que symbolique, elle est ressentie sincèrement par tous. La fraternité se distingue de l'amitié car elle n'est pas une affinité mais sa recherche constitue un devoir pour le maçon. Il doit l'étendre à tous les membres de l'humanité. Les sœurs cultivent aussi la fraternité sans distinction, le mot sororité n'est pas employé.

G[modifier | modifier le code]

  • Grades : Voir degrés.
  • Grand expert : Officier chargé du bon déroulement du rituel. Il est nommé « grand expert » dans certains rites et simplement « expert » ou alors « architecte préparateur » dans d'autres.
  • Grand maître : Le premier responsable d’une obédience, structure maçonnique qui fédère plusieurs loges. Dans certaine obédience, le terme est communément introduit par l'adjectif « Sérénissime ».

H[modifier | modifier le code]

  • Hauts grades maçonniques (Sides degrees) : Désigne les grades pratiqués dans des ateliers de perfectionnement suivants les trois premiers (apprenti, compagnon, maître).
  • Hekkal : Seconde partie du temple de Salomon. Dans la bible, le Hekhal occupe une situation intermédiaire entre le porche et le saint des saints[27].
  • Hiram : Selon la Bible[28], l'artisan bronzier qui créa tous les ouvrages d'airain du Temple de Salomon. La légende maçonnique en fait l'architecte du temple. C'est un personnage différent d'Hiram 1er, roi de Tyr (Livre des Rois, 5:15-32), qui fut l'architecte du Temple de Salomon, de Hiram de Tyr, ouvrier en bronze (Livre des Rois, 7:13-45), qui créa tous les objets à l'intérieur du Temple de Salomon.

I[modifier | modifier le code]

  • Initiation : Cérémonie et processus de passage de l'état d'individu dit profane à celui d'initié à qui s'ouvre une nouvelle vie. Par des épreuves symboliques et des mises en condition, l'impétrant est amené à se remettre en perspective et à faire des choix. Le postulant peut à tout moment renoncer à ce processus et y mettre fin.

J[modifier | modifier le code]

  • Jakin : Mot sacré et nom clé de l'une des deux colonnes situées à l'entrée du temple. Il trouve son origine dans le temple de Salomon, à droite de la porte d’entrée et sa signification était « il établira »[29]. Dans les rites des Modernes, Jakin est la colonne du septentrion, ou siègent les apprentis, dans les rites issus du rite des Antients, notamment au REAA, c'est l'inverse (au midi). Elle est ornée d’un chapiteau soutenant un globe en forme de sphère, parsemés de lys et de pomme de grenades[30].
  • Jumelage : Procédure liant une loge française à une loge étrangère.

L[modifier | modifier le code]

  • Landmark : En anglais, le mot landmark désigne un point de repère. En franc-maçonnerie, principalement dans les obédiences des États-Unis, il existe différentes listes de landmarks qui sont autant de critères servant de base pour la reconnaissance entre les obédiences. La Grande Loge unie d'Angleterre n'a pas de landmarks à proprement parler, mais une liste de basic principles. D'autres obédiences définissent des listes de critères dénommées règles (souvent en 8 ou en 12 points). D'autres enfin, principalement en Europe, n'en définissent pas.
Intérieur du temple d'une loge maçonnique italienne.
  • Loge maçonnique : Issu du terme anglais lodge lui-même issu du français qui désigne originellement un abri[n 2]. Les ouvriers du franc-métier de la construction (les francs-maçons opératifs) installaient contre ou à proximité de l'édifice (religieux le plus souvent) en chantier ce foyer qui accueillait leurs réunions. La loge maçonnique est toutefois beaucoup plus inspirée dans son décor par les éléments symboliques du temple du roi Salomon, inachevé après la disparition de maître Hiram, architecte de l'édifice. La loge désigne dans la franc-maçonnerie spéculative un ensemble de francs-maçons qui se réunissent régulièrement, sans plus désigner le bâtiment que l'on appelle temple.
  • Loge bleue ou franc-maçonnerie bleue : Dans la franc-maçonnerie symbolique continental essentiellement, relative aux trois premiers degrés (apprenti, compagnon et maître). Les loges anglo-saxonnes utilisent plutôt le terme craft-mansonry, (maçonnerie de métier) pour les trois premiers degrés symbolique.
  • Loge mère : La loge mère est celle dans laquelle le franc-maçon a été initié. La loge est le lieu des réunions (tenues) des francs-maçons, par analogie à la loge des bâtisseurs de cathédrales, bâtiment modeste et provisoire où se réunissaient les maîtres, compagnons et apprentis. La Loge mère est également le titre d'un texte de Rudyard Kipling, parlant de sa loge indienne alors qu'il se trouve en Angleterre.
Loge d'adoption à l'époque du Premier Empire.
  • Loge d'adoption : Ces ateliers furent créés pour accueillir les épouses des francs-maçons. Ce n'étaient pas des loges maçonniques à proprement parler, et les rituels étaient très spécifiques et, il faut le dire, parfois paternalistes. En 1901, la Grande Loge de France réactive ses loges d'adoption disparues au début du XIXe siècle et leur donne, en 1906, une constitution propre. En 1935, la GLDF « incite » ses loges d'adoption à se constituer en obédience maçonnique féminine. Ce sera chose faite en 1945, année de fondation de la Grande Loge féminine de France.
  • Lowton : Terme anglais qui désigne le fils du maçon (louveteau) lorsqu’il a été présenté à la loge et adopté[n 3]

M[modifier | modifier le code]

  • Maître des cérémonies : Officier qui dirige les déplacements rituels en loge. Au Rite opératif de Salomon, il s'appelle maître de cérémonies lors des cérémonies et messager lors des tenues ordinaires.
  • Midi et Minuit : Heure d'ouverture et de fermeture des travaux aux trois premiers degrés, en loge bleue[31].
  • Mot de semestre : Mot de reconnaissance, interne à une obédience, demandé à tout visiteur lors d'une tenue maçonnique afin d'éviter l'intrusion de profanes. Mot double, composé d'une vertu et d'un nom de franc-maçon illustre (de mêmes initiales), il est changé tous les six mois[32], ou parfois annuellement.

N[modifier | modifier le code]

  • Noachite : Une religion primordiale, universelle et sans dogme.

O[modifier | modifier le code]

  • Obédience maçonnique : Organisation regroupant plusieurs loges. Elle peut porter le nom de « grande loge » , de « grand orient » ou d'"Ordre". Les obédiences sont soit des fédérations de loges, soit, plus rarement, des fédérations de rites. Le plus souvent, les obédiences, stricto sensu, ne gèrent que les loges des trois premiers degrés et se doivent d'être totalement indépendantes des « juridictions » qui gèrent les hauts grades maçonniques. L’obédience en tant que tel n'a pas de qualité initiatique, ses pouvoirs sont essentiellement d'ordre administratif[33].
  • Obole : Terme utilisé par les franc-maçons pour designer la libre contribution que versent à chaque tenue les participants au « tronc de la veuve ». Elle présente souvent un caractère d'obligation, les fonds recueillis servent souvent à des actions de solidarité ou de bienfaisance[34].
Occident d'une loge maçonnique portugaise en 1920.
  • Occident : Situation et dénomination symbolique dans une loge maçonnique. Il correspond à l’ouest et définie la direction ou le soleil tombe dans la nuit. Dans un temple maçonnique, c'est à l'occident que se dresse les colonnes et que se tiennent les surveillants[35].
  • Orateur : Dans les loges et rites de style français, officier siégeant à l'orient du temple, ayant pour charge de faire respecter la loi maçonnique, c’est-à-dire la Constitution et le Règlement général. Il peut être appelé à conclure maçonniquement un débat et, éventuellement, donner ses conclusions en vue d'un vote demandé par le vénérable.
  • Ordre : Outre son sens direct proche de celui d'« obédience », l'ordre est une position symbolique statique prise par un franc-maçon au cours d'une tenue. Se mettre à l'ordre a une signification qui a à voir avec la sincérité et le détachement par rapport aux troubles dus à l'émotion. L'ordre du degré d'apprenti rappelle une démarcation entre le corps et la tête, c’est-à-dire la matière et l'esprit. Certaines familles maçonniques s'appellent « ordre », c'est le cas de l'Ordre maçonnique mixte international « le Droit humain », tout en acceptant l'appellation d'obédience.
  • Orient : Partie du temple située symboliquement à l'est. Lieu symbolique où officient le vénérable, l'orateur (lorsque ce poste existe) et le secrétaire et où siègent les invités illustres (ou, plus simplement, les vénérables en visite). L'orient désigne aussi le lieu de création de la loge (orient du Havre, orient de Valence, etc.).

P[modifier | modifier le code]

  • Parvis : Les parvis désigne l'espace immédiat devant l'entrée du temple maçonnique. Dans les textes, les parvis étaient au nombre de trois et successivement accessibles selon une certaine hiérarchie. Les parvis précédaient l'oulam, première partie du temple de Salomon.
Pavé mosaïque dans un temple maçonnique à Varsovie.
  • Pavé mosaïque : Pavage en damier noir et blanc qui recouvre le sol des temples maçonniques permanents. Il est parfois restreint à un rectangle placé au centre de la loge. Les proportions du rectangle doivent s'approcher au plus près du rapport harmonique, il prend alors le nom de « carré long ». C'est un des plus anciens symboles maçonniques. Il symbolise la dualité, l'harmonie et l'équilibre.
  • Planche, plancher v. intr. : Dans la plupart des loges françaises ou reprenant les usages français, conférence ou dissertation présentée en loge. Suivant les pays, rites et degrés, cette dissertation est appelée « travail », « planche », « morceau d'architecture » ou d'autres expressions. Les planches sont souvent suivies de commentaires. Cette pratique est extrêmement marginale dans les loges des pays anglophones. Par extension, tout écrit lu en loge, comme un courrier, désigne aussi les lettres que s'échangent les francs-maçons. Le verbe intransitif plancher signifie « préparer ou exposer une dissertation ».

R[modifier | modifier le code]

  • Rite maçonnique : Ensemble cohérent de symboles et de rituels associés à différents degrés organisés en progression graduelle. En règle générale, chaque loge n'en pratique qu'un seul, mais quelques obédiences autorisent certaines de leurs loges à en pratiquer plusieurs.
  • Rituel : Ensemble d'actions et de paroles accompagnant le déroulement d'un stade donné d'une tenue. Exemple : le rituel d'ouverture des travaux.

S[modifier | modifier le code]

  • Salle humide : Lieu non ouvert aux profanes, sauf exception, et où se déroulent les agapes. Elle ne fait pas a proprement parler du temple maçonnique, elle peut être accolée ou dans un bâtiment annexe[36].
  • Secrétaire : Officier qui consigne les événements de la tenue. Il est en outre chargé du secrétariat de l'atelier.
  • Serment : Le serment maçonnique constitue le point fondamental de la cérémonie d'initiation. Il est traditionnellement constitué par trois composantes[37] : l'engagement, objet du serment, le témoin et le châtiment (penalties dans les loges anglosaxones).
  • Signes de reconnaissance : Gestes ou postures permettant à un franc-maçon de se faire reconnaître comme tel. Spécifiques selon les degrés.
  • Surveillant : Au nombre de deux, chacun dirige une colonne (un groupe de maçons) durant les travaux de l'atelier. Ils aident également le vénérable maitre dans la conduite des travaux et la direction de la loge.

T[modifier | modifier le code]

  • Tablier : Pièce de soie ou de peau évoquant symboliquement les tabliers de peau des tailleurs de pierre. Ses ornements et la manière de le porter varient selon les degrés. L'envers du tablier est souvent noir et, dans ce cas, il y figure fréquemment une tête de mort. Le tablier de l'apprenti et du compagnon est de peau blanche à bavette. La bavette de l'apprenti est relevée, la bavette du compagnon est abaissée. Dans certains rites, le tablier du compagnon est de peau blanche à bavette, avec deux rosettes. Le tablier de maître porte des liserés de couleur et marques de son rite.
Tableau de loge (gravure anglaise, 1809)
  • Tableau de loge ou tapis de loge : L'expression « tableau de loge » peut désigner la liste de membres de la loge, dont on dit qu'ils sont « inscrits au tableau de la loge » ou un tableau représentant les éléments symboliques les plus importants du degré (apprenti, compagnon ou maître) pratiqué dans la loge à un moment donné. Utilisés dès les origines de la franc-maçonnerie, à une époque où les loges ne disposaient pas de temples permanents et où les réunions maçonniques se tenaient dans des auberges, des salons ou des antichambres, ces tableaux, parfois aussi appelés « tapis de loges », sont toujours utilisés de nos jours dans de nombreux rites et de nombreuses loges qui les déroulent ou les dessinent sur le sol au début de la cérémonie.
Tenue maçonnique en plein air au Québec.
  • Tenue : Réunion rituelle d'une loge ou atelier dans un temple, présidée par le vénérable à l'orient, en présence des officiers et des sœurs et frères qui « ornent » les colonnes (assis dans les travées du nord et du sud).
    • Tenue blanche : Réunion regroupant francs-maçons et profanes pour écouter une conférence[n 4] faite par un maçon (tenue blanche ouverte), ou par un profane (tenue blanche fermée).
  • Temple maçonnique : Le temple maçonnique est le lieu où se déroulent les tenues rituelles. Évocation du temple mythique de Salomon décrit dans la Bible au premier Livre des Rois, mais dont on n'a pas pu prouver l'existence ni déduire le lieu (modèle de l'utopie). Il est orienté, organisé et orné de manière symbolique. Il peut être improvisé en n'importe quel lieu et symbolisé par un tapis de loge placé ou tracé au sol.
  • Triponctuation : Constituée de trois points en triangle dirigé vers le haut « ∴ ». Elle permet l’abréviation des termes maçonniques. Très Cher Frère s’écrit « T∴ C∴ F∴ », Respectable Loge s’écrit « R∴ L∴ » , etc.. Permettant de signifier le caractère confidentiel d’un document, la triponctuation apparaît à la fin du XVIIIe siècle et est également présente dans le compagnonnage du XIXe siècle.
  • Tuiler : S’assurer de l’appartenance maçonnique d’une personne se présentant en loge (notamment à l'aide de mots de reconnaissance).

V[modifier | modifier le code]

Kalakaua, monarque d'Hawaï et vénérable de l'une des loges de l'archipel.
  • Vénérable : Maître maçon élu par ses pairs pour diriger l'atelier pendant une année, reconductible ou non. En Europe continentale, cette élection est généralement reconductible chaque année, avec le plus souvent un maximum de trois ans. Le retour obligatoire à des postes moins prestigieux est considéré comme constituant une excellente école d'humilité. Cette limite de trois ans pour un poste d'officier s'applique le plus souvent à tous les postes. Selon les obédiences, on trouve les dénominations de vénérable maître (loges masculines ou mixtes), de vénérable maîtresse (loges féminines) et de vénérable maître d’œuvre (certains rites).
  • Volume de la Loi sacrée : Dans les loges maçonniques du XVIIIe siècle, métaphore désignant la Bible. L'usage de la Bible pourrait avoir été introduit en franc-maçonnerie dans le Rite du Mot de maçon, d'origine calviniste, en Écosse, dans la première moitié du XVIIe siècle. À la même époque, dans le Rite des Anciens Devoirs, les nouveaux membres prêtaient serment non pas sur la Bible, mais sur les règlements du métier. À partir de la fin du XIXe siècle, une partie de la franc-maçonnerie déchristianisa progressivement ses rituels. Dans ce type de franc-maçonnerie, le « Volume de la Loi sacrée » relève parfois du choix statutaire de la loge : livre blanc, Constitutions d'Anderson, Bible ouverte à l'Évangile de Jean, Bible ouverte au Livre des Rois, livre blanc plus un autre, autres livres religieux (Coran, Upanishad, etc.), superposition de plusieurs de ces livres, être remplacé par une règle, ou être supprimé.
  • Voûte d'acier : Une voûte d'acier est un cérémonial par lequel la franc-maçonnerie accueille un dignitaire, un visiteur de marque, un président nouvellement installé, un conférencier ou un maçon que l'on souhaite installer[38].
Plafond de temple représentant une voûte étoilée.
  • Voûte étoilée : Le plafond du temple, la plupart du temps en voûte, de couleur bleue parsemé d'étoiles, symbolise le ciel.
  • Voyages : Cheminements rituels à travers le temple pour symboliser les épreuves initiatiques.

W[modifier | modifier le code]

Z[modifier | modifier le code]

  • Zénith : Une des imites des dimensions du temple maçonnique, qui s'étend « du Zénith au Nadir », « de l'Orient à l'Occident » et « du Septentrion au Midi ». Par certains usages, il symbolise le midi au regard de l'heure d'ouverture symbolique des travaux[39].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Certains grades de perfectionnement ont une acclamation particulière. Par exemple « Gloire à Dieu et au Souverain » pour le 16e grade du REAA.
  2. Au sujet de l'étymologie du mot loge, voir l'article – très complet – Logia masónica (es) en espagnol.
  3. Il est généralement initié à 18 ans au lieu de 21.
  4. Terme s'utilisant également pour désigner une fête maçonnique à laquelle sont conviés des profanes.

Références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir l’article annexe : Bibliographie sur la franc-maçonnerie.

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