Vincent Hervouët

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Vincent Hervouët
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Vincent Hervouët, né le à Nantes[1],[2], est un journaliste français et chef du service « Étranger » de LCI, la chaîne d'information du groupe TF1.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'un professeur du CHU de Nantes, sixième enfant d'une fratrie de sept[réf. souhaitée], il a deux frères également journalistes, exerçant dans l'Ouest : Philippe et Dominique[2].

Carrière[modifier | modifier le code]

Diplômé de l'École française de journalisme (EFJ) en 1980[3], Vincent Hervouët travaille pour Radio France internationale puis France Info. Entre temps, il participe à la création de deux stations : radio Alouette en Vendée et Radio Méditerranée au Maroc[2].

En 1994, il participe à la création de la chaîne d'information en continu LCI[4]. À partir de 2001, il présente le Journal du monde[5], un journal consacré à l'actualité internationale qu'il finit toujours par cette phrase : « Ainsi va le monde. L'info continue sur La Chaîne Info. » Chef du service international de la chaîne d'information, ses responsabilités s'élargissent en 2008[réf. souhaitée] puisqu'il dirige le pôle issu de la fusion entre le service étranger de LCI et des grands reporters de TF1. Il est également médiateur de la presse de LCI. Il présente également, chaque semaine, le Forum de l'Histoire sur la chaîne Histoire. En 2010, puis à nouveau en 2012, il est élu président de l'Association de la presse diplomatique[6].

Le , il interroge le président de la République française Nicolas Sarkozy au cours d'une émission animée par Patrick Poivre d'Arvor et David Pujadas, avec la participation de Véronique Augier et Yves Calvi[7]. En direct du palais de l'Élysée, cette interview de 90 minutes a été diffusée simultanément sur TF1 et France 2.

Le , Vincent Hervouët est recruté par Europe 1 pour prendre en charge l'actualité internationale dans la matinale de Patrick Cohen[8].

Distinction[modifier | modifier le code]

En , il est fait chevalier de l'ordre national du Mérite.

En , il reçoit le Grand Prix de la Presse dans la catégorie « télévision » décerné par l'Association de la presse étrangère, pour son travail concernant l'information internationale sur LCI[9].

En , il est élu à l'Académie des sciences d'outre-mer[10].

Polémique[modifier | modifier le code]

Mi-décembre 2014, « Chris Coleman », un lanceur d'alerte, divulgue via Twitter les courriels reçus par un cadre de la DGED (service de renseignements et de contre-espionnage marocain) parmi lesquels plusieurs proviennent d'un journaliste marocain, Ahmed Charaï, qui lui transfère (dans le corps, et non en fichiers attachés) des mails censés avoir été envoyés par divers journalistes français (dont Hervouët) et américain qui réclament leur rémunération pour services rendus en faveur de la thèse du « Sahara marocain », notamment par le biais d'accusations de liens entre le Front Polisario et Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI)[11],[12]. Dominique Lagarde, José Garçon et Mireille Duteil, trois journalistes également mis en cause par « Chris Coleman » démentent ses affirmations[13],[14],[15] et reprennent l'hypothèse qu'il soit un agent des services secrets algériens avancée par certains médias marocains[16],[17]. Cette hypothèse est également reprise dans un article du quotidien Le Monde consacré à l'affaire[18].

Contacté par le site Mediapart, Vincent Hervouët répond notamment que « Certains mails sont totalement faux, d’autres sont aux trois quarts faux, dans d’autres un seul mot a été changé. »[19]. Le site d'information Arrêt sur image estime toutefois ces « mails vraisemblablement authentiques, après vérification (…) des métadonnées de ces documents », et souligne par ailleurs que « Hervouët est aussi actionnaire de deux entreprises créées par Ahmed Charaï, Audiovisuelle Internationale (qui chapeaute le service radiophonique Radio Med), et Media South, créée en mai dernier et dont le capital social est fixé à 300 000 dirhams (27 000 euros). »[19].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Vincent Hervouët - Biographie », sur programme-tv.net (consulté le 16 juillet 2017)
  2. a, b et c « Zoom sur les frères Hervouët, 3 journalistes nés à Nantes », sur les1000delouest.com,
  3. (fr) France Inter, « Vincent Hervouët », sur franceinter.fr (consulté le 20 juin 2012)
  4. (fr) Association de la Presse diplomatique, « Vincent Hervouët », sur pressediplo.com (consulté le 24 janvier 2011)
  5. [vidéo] Émission VIP sur KTO janvier 2011, min 45 s
  6. http://www.ancienscfj.com/actualite/319-vincent-hervouet-80-elu-president-de-l-association-de-la-presse-diplomatique-francaise-apdf.html
  7. (fr) Dépêche de Relaxnews, « Véronique Augier, Yves Calvi et Vincent Hervouët intervieweront Nicolas Sarkozy » Metro,
  8. « Vincent Hervouët (TF1/LCI) rejoint Europe 1 », sur www.ozap.com, (consulté le 13 juillet 2017).
  9. (fr) Agence France-Presse, « Un prix pour Taponier et Ghesquière », sur lefigaro.fr,
  10. « Vincent Hervouët entre à l'Académie d'outre-mer », Le Figaro, encart « Culture », , Modèle:P.34
  11. Daniel Schneidermann, « Maroc : le retour de "l'abominable vénalité" de la presse française », Arrêt sur images,
  12. Mélanie Mendelewitsch, « Maroc : 4 journalistes Français « achetés » par Rabat, selon un whistleblower anonyme », Bakchich,
  13. « Non, je n'étais pas à la solde du Maroc », (consulté le 1er janvier 2015)
  14. « Algérie-Maroc: nous sommes otages d'une machine à salir. », (consulté le 1er janvier 2015)
  15. « Des journalistes français mis en cause par le « WikiLeaks » marocain », sur Le mode.fr (édition abonnés), (consulté le 3 janvier 2015)
  16. « Cyber voyous, Chris Coleman, services algériens. », (consulté le 1er décembre 2015)
  17. « Chris Coleman : « Mon objectif ? fragiliser le Maroc » », (consulté le 1er janvier 2015)
  18. « L'étrange wikileaks marocain », sur Lemonde.fr, (consulté le 3 janvier 2014)
  19. a et b Maroc / fuites : Hervouët (LCI) conteste l'authenticité des mails, Arrêt sur images, 23 décembre 2014

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]