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Villers-Farlay

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Villers-Farlay
Villers-Farlay
Mairie de Villers-Farlay, inscrite aux monuments historiques.
Blason de Villers-Farlay
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Jura
Arrondissement Dole
Intercommunalité Communauté de communes du Val d'Amour
Maire
Mandat
Annie Junod
2023-2026
Code postal 39600
Code commune 39569
Démographie
Gentilé Villefarlaysien, Villefarlaysienne
Population
municipale
649 hab. (2022 en évolution de −2,99 % par rapport à 2016)
Densité 65 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 59′ 57″ nord, 5° 45′ 01″ est
Altitude Min. 226 m
Max. 291 m
Superficie 10,04 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Mont-sous-Vaudrey
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Villers-Farlay
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Villers-Farlay
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Villers-Farlay
Liens
Site web https://www.intramuros.org/villers-farlay

Villers-Farlay est une commune française située dans le département du Jura, dans la région culturelle et historique de Franche-Comté et la région administrative Bourgogne-Franche-Comté. Sa population est de 649 habitants au recensement de 2022. Elle est membre de la communauté de communes du Val d'Amour.

Géographie

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Localisation

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La commune est limitrophe du département du Doubs. Les communes limitrophes sont Arc-et-Senans, Chissey-sur-Loue, Cramans, Écleux, Mouchard et Villeneuve-d'Aval.

Hydrographie

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Le territoire de la commune est situé dans le bassin Rhône-Méditerranée-Corse[1].

La commune est traversée par la Loue au nord et par le ruisseau de la Larine qui la délimite à l'est avec Mouchard et Cramans.

La Larine au vieux pont.

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental[4] et est dans la région climatique Jura, caractérisée par une forte pluviométrie en toutes saisons (1 000 à 1 500 mm/an), des hivers rigoureux et un ensoleillement médiocre[5]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 178 mm, avec 12,5 jours de précipitations en janvier et 9,4 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Arc-et-Senans à 4 km à vol d'oiseau[8], est de 11,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 182,8 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,5 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −25 °C, atteinte le [Note 2].

Au , Villers-Farlay est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[11]. Elle est située hors unité urbaine[12] et hors attraction des villes[13],[14].

Occupation des sols

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L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (52,5 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (53,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (39,6 %), terres arables (26,9 %), prairies (20,7 %), zones urbanisées (7,9 %), zones agricoles hétérogènes (4,8 %)[15]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Le 14 octobre 1885, un jeune garçon de 14 ans, nommé Jean-Baptiste Jupille, natif du village voisin de Port-Lesney, gardait un troupeau de moutons dans les pâtures communales de Villers-Farlay. Il fut attaqué et mordu par un chien enragé.

Le maire de Villers-Farlay, Pierre Joseph Perrot, ayant entendu parler du savant Louis Pasteur, mit tout en œuvre pour envoyer l'enfant à Paris où Pasteur lui sauva la vie en appliquant le vaccin antirabique qu'il venait de mettre au point.

Le jeune Jean-Baptiste est historiquement le deuxième patient après Joseph Meister à être sauvé par Pasteur. Ce fait historique fait l'objet d'une fresque murale exposée en la commune de Villers-Farlay, sur le mur de la mairie. Une statue de Pasteur est également érigée place Jupille à titre de souvenir.

Politique et administration

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Découpage territorial

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La commune de Villers-Farlay est membre de la communauté de communes du Val d'Amour[16], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre dont le siège est à Chamblay. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[17].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'Arrondissement de Dole, au département du Jura, en tant que circonscription administrative de l'État, et à la région Bourgogne-Franche-Comté[16].

Sur le plan électoral, elle dépend du canton de Mont-sous-Vaudrey pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[16], et de la troisième circonscription du Jura pour les élections législatives, depuis le redécoupage électoral de 1986[18].

Élections municipales et communautaires

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Liste des maires

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Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2020 Jean-Marc Blanc DVD Retraité Fonction publique
2020 2023 Anthony Senot    
décembre 2023 en cours
(au 6 septembre 2025)
Annie Junod   Ancien cadre[19]

Population et société

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Démographie

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Évolution démographique

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L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[20]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[21].

En 2022, la commune comptait 649 habitants[Note 3], en évolution de −2,99 % par rapport à 2016 (Jura : −0,81 %, France hors Mayotte : +2,11 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
773819874829920945983962929
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
848855863754715720711680676
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
637585566533493551535506461
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
411419386386402426484491646
2017 2022 - - - - - - -
666649-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[22] puis Insee à partir de 2006[23].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine

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Lieux et monuments

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  • monument aux morts réalisé par le sculpteur LA Lejeune en 1921
    Église Saint-Georges, édifiée au XVIIIe siècle.
  • Mairie-justice de paix de Villers-Farlay, inscrite aux monuments historiques.
  • Four de tuiliers, inscrit aux monuments historiques.
  • Château de Villers-Farlay, édifié au XVIIIe siècle, ancienne résidence de la famille de Javel[24].
  • Monument aux morts, œuvre du sculpteur Louis-Aimé Lejeune, 1921. (1er Prix de Rome 1911)
  • Statue de Louis Pasteur (Place Jupille).
  • Fresque de Jean-Baptiste Jupille (mairie).
  • "Cheminement Jupille", circuit de 5 km. Cinq points d'information y sont répartis, et notamment le point supposé de l'attaque du loup et de l'acte courageux du garçon qui s'est fait mordre en défendant de jeunes enfants.

Personnalités liées à la commune

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  • Jean-Baptiste Jupille (deuxième enfant vacciné par Pasteur contre la rage).
  • Jean Amet ( 1928-2014) Préfet du Doubs et de Franche-Comté de 1978 à 1982.Avait une propriété au village.

Héraldique

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Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

D'or au lion de gueules.

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie

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  • Bernard Girard, Histoire de Villers-Farlay, 2014.
  • Alphonse Rousset, Dictionnaire géographique, historique et statistique des communes de la Franche-Comté. t.VI : Département du Jura, (lire en ligne [PDF]), « Villers-Farlay (39) ».

Articles connexes

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Liens externes

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Notes et références

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  1. Accès au lien de l'article Wikipédia de la commune limitrophe en cliquant sur celle-ci.
  2. Les records sont établis sur la période du au .
  3. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2025, millésimée 2022, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2024, date de référence statistique : 1er janvier 2022.
  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références

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  1. « Données de la commune », sur le site du service d'administration nationale des données et référentiels sur l'eau (Sandre) (consulté le ).
  2. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
  3. Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116,‎ (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
  4. « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
  5. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
  6. « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
  7. « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
  8. « Orthodromie entre Villers-Farlay et Arc-et-Senans », sur fr.distance.to (consulté le ).
  9. « Station Météo-France « Arc-et-Senans », sur la commune d'Arc-et-Senans - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
  10. « Station Météo-France « Arc-et-Senans », sur la commune d'Arc-et-Senans - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  11. « La grille communale de densité », sur insee,fr, (consulté le ).
  12. Insee, « Métadonnées de la commune de Villers-Farlay ».
  13. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  14. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  15. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  16. a b et c « Code officiel géographique- Rattachements de la commune de Villers-Farlay », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  17. « communauté de communes du Val d'Amour - fiche descriptive au  », sur la Base nationale sur l'intercommunalité (consulté le ).
  18. « Découpage électoral du Jura (avant et après la réforme de 2010) », sur http://www.politiquemania.com/ (consulté le ).
  19. « Répertoire national des élus », sur data.gouv.fr (consulté le ).
  20. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  21. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  22. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  23. Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021 et 2022.
  24. Bernard Girard, Histoire de Villers-Farlay-2 juin 2014- En 1789, la seigneurie appartenait à plusieurs membres des familles Javel et Doroz. Ils furent les derniers co-seigneurs