Mattaincourt

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Mattaincourt
Basilique Saint-Pierre-Fourier.
Basilique Saint-Pierre-Fourier.
Blason de Mattaincourt
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Vosges
Arrondissement Neufchâteau
Canton Mirecourt
Intercommunalité Communauté de communes de Mirecourt Dompaire
Maire
Mandat
Joris Huriot
2016-2020
Code postal 88500
Code commune 88292
Démographie
Gentilé Mattaincurtien(ne)s
Population
municipale
864 hab. (2014)
Densité 145 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 16′ 47″ nord, 6° 08′ 01″ est
Altitude 284 m (min. : 267 m) (max. : 375 m)
Superficie 5,95 km2
Localisation

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Mattaincourt

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Mattaincourt

Mattaincourt est une commune française située dans le département des Vosges, en région Grand Est.

Ses habitants sont appelés les Mattaincurtiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village de Mattaincourt se situe au sud du plateau lorrain, à 278 mètres d'altitude, dans une partie de collines et de forêts qu'on appelle la Vôge. Le village est traversé par le Madon, une paisible rivière qui va rejoindre la Moselle à Pont-Saint-Vincent.

La commune s'étend sur 6 km² et compte 882 habitants depuis le dernier recensement de la population datant de 2007. Entouré par les communes d'Hymont, de Mirecourt et de Bazoilles-et-Ménil, Mattaincourt est située à 26 km au nord-ouest d'Épinal, la plus grande ville aux alentours.

Histoire[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

La localité est attestée sous les formes Mathaincuria, Metencort en 1127, (prononcé métincôôôt), Maitheincourt en 1305, Mathaincourt, Mattincourt, Mattaincourt, Metencort en 1129, Mathencort en 1247, Mattoncort en 1276, Mataincuria en 1402 (DT); = anthroponyme germanique Matto(n) (NPAG, I, 166b) + cortem

Antiquité[modifier | modifier le code]

L’occupation du site de la commune semble fort ancienne. De nombreux vestiges certifient que dès l’époque de l’âge du fer des hommes s’y étaient établis (800 av. J.-C.). Le peuple gaulois des Leuques (fin de l’âge de fer) y créa un des premiers domaines agricoles. Cette thèse est toutefois contesté car pour certains cette occupation n’est réelle que depuis la fin du Ve siècle.

Lors de la colonisation romaine, la construction de la voie "Langres-Strasbourg", passant à deux kilomètres du village, permis à celui-ci de développer le commerce. Mais il faut attendre l'arrivée des Francs au VIe siècle pour que la région connaisse un réel peuplement.

Moyen Âge et Temps modernes[modifier | modifier le code]

Au cours du Moyen Âge, le fief passe de main en main entre les ducs de Lorraine et leurs vassaux fortunés.

Économiquement, les eaux du Madon étaient utilisées pour le foulage du drap. Les drapiers de Mattaincourt, Mirecourt et Poussay étaient regroupés en une puissante corporation qui achetait des laines venant de Francfort-sur-le-Main ou de Strasbourg. Sur chaque pièce de tissu était apposé la marque des tisserands. On peut voir encore, sur plusieurs portes du village, le chiffre "4" que l’on disait être celui des drapiers.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle Mattaincourt est un grand centre de la broderie. Environ 120 ouvrières œuvrent au métier ou à la main.

1832 : choléra - 90 décès
1841 : construction du couvent (1841 à 1892)
1868 : construction de fours à chaux produisant de la chaux hydraulique donnant du travail à environ 60 chaufourniers.
1870-1872 : invasion prussienne.
1888 : construction d’une école de filles
1897 : cérémonie de canonisation de Pierre Fourrier
1937 : construction de l’hôpital Ravenel
1940 : occupation allemande pendant 4 ans
1944 : libération le 14 septembre vers 15 h par la division Leclerc (bataille de Dompaire)

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
avant mars 2001 mars 2008 Patrick Beisbardt (1947-2013) PS Médecin, conseiller général du canton de Mirecourt (1998-2004)
mars 2008 octobre 2016 Daniel Vinot PS Démissionnaire
9 novembre 2016 en cours
(au 9 novembre 2016)
Joris Huriot (°1992) PS  

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[1]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[2],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 864 habitants, en augmentation de 3,1 % par rapport à 2009 (Vosges : -1,78 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1856
834 899 970 935 953 1 015 972 1 123 1 025
1861 1866 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
1 031 1 055 1 000 990 958 951 944 937 894
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
1 021 894 977 922 737 902 875 779 834
1975 1982 1990 1999 2007 2011 2014 - -
895 942 975 911 850 862 864 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Usine Ekipa du groupe Parisot (P3G Industries)

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La basilique[modifier | modifier le code]

Elle fut construite en 1853 par le chanoine Hadolen en vue de la canonisation de Pierre Fourier sur l'emplacement de l'ancienne église de Mattaincourt où il avait officié. C'est l'une des premières manifestations du style néogothique en France. La basilique (y compris sacristie et presbytère) fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques depuis le 21 décembre 1984. L'orgue réalisé par Jaquot-Jeanpierre en 1876 a été réparé par Jacquot-Lavergne en 1959[5].

La chapelle[modifier | modifier le code]

  • 1834 : construction de la chapelle ronde par l’abbé Hadol

Le musée Saint-Pierre-Fourier[modifier | modifier le code]

À l'ombre de la basilique, près du puits du miracle, le musée s'abrite dans l'ancien presbytère qui fut celui de saint Pierre Fourier de 1597 à 1632.

En haut du perron, sa chambre a gardé de cette époque l'alcôve chambre, bien que les boiseries aient été remplacées au XVIIIe siècle. Sont contemporains de saint Pierre Fourier : le plancher, les céramiques de la cheminée, les poutres, les murs de pierre…

À côté sont rassemblés :

  • les rares vestiges de l'ancienne église qui fut celle du curé Fourier : clé de voûte, chapiteaux et un dessus d'autel du XVIIIe siècle ;
  • une cloche de l'hôpital de Mattaincourt qui fut fondé à la fin du XVIIIe siècle, en partie sur une donation par héritage d'un neveu de saint Pierre Fourier.

À l'étage supérieur, c'est le musée proprement dit, sous une superbe charpente refaite en 1988 à la façon XVIIe siècle par un maître charpentier vosgien.

L’emplacement de la première école[modifier | modifier le code]

C’est là que sœur Alix Le Clerc revint en 1609 après un long séjour à Nancy pour y fonder une autre maison ( maison un peu plus loin que le presbytère, sur le même trottoir en direction de Hymont).

Le Couvent jaune[modifier | modifier le code]

De l’autre côté de la basilique Saint-Pierre-Fourier, une maison achetée du vivant d'Alix Le Clerc

  • remaniée en 1720 (voir le porche à l’arrière de la maison)
  • en 1795, confiscation comme bien national
  • en 1834, remaniée par les frères Baillard : on construit l’aile ouest pour le futur pensionnat.
  • en 1866, occupée par la mairie, l’école des garçons, la poste.

Les petites fenêtres que l’on voit à l’étage supérieur éclairaient les cellules des sœurs.

L’hôpital de Mattaincourt[modifier | modifier le code]

Mentionné dès 1461, fut reconnu officiellement en 1710, sous le vocable de saint Sébastien que l’on invoquait contre la peste.

La source d'Heucheloup[modifier | modifier le code]

Captées près de Begnécourt depuis 1874, ses eaux sont amenées par une conduite de 9 km de longueur dans un petit parc de Bonzon entre Mattaincourt et Hymont. Elles sont reconnues par l’Académie de médecine en 1875 comme analogues à celle de Vittel et de Contrexéville, issues de sources sulfatées calciques.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'azur aux trois bandes d'or, au chef d'argent chargé d'une tête de lion arrachée de gueules accostée de deux roses du même.
Commentaires : Ce sont les armes de Pierre Fourier, saint curé de Mattaincourt[6].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Germain de Maidy, Léon. L'ancienne cloche de Mattaincourt 1723, Sidot Frères, Libraires-Éditeurs, Nancy 1898.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  2. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  5. Association d’Étude pour la Coordination des Activités Musicales (ASSECARM), Orgues de Lorraine : Vosges., Orgues Lorraine Vosges, Metz, Éditions Serpenoise, , 677 p. (ISBN 978-2-87692-093-4, LCCN 92160476)
    Présentation de l'orgue de la commune : pages 374 à 376
  6. Site de généalogie lorraine