Imitation Game

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Imitation Game

Titre québécois Le Jeu de l'imitation
Titre original The Imitation Game
Réalisation Morten Tyldum
Scénario Graham Moore, d'après la biographie d'Andrew Hodges
Acteurs principaux
Sociétés de production Black Bear Pictures
Ampersand Pictures
Pays d’origine Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre biographique
Durée 114 minutes
Sortie 2014

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Imitation Game ou Le Jeu de l'imitation au Québec (The Imitation Game) est un film biographique américano-britannique réalisé par Morten Tyldum, sorti en 2014. Il s'agit de l'adaptation de la biographie Alan Turing ou l'énigme de l'intelligence (Alan Turing: The Enigma) d'Andrew Hodges. Le film est inspiré de la vie du célèbre mathématicien et cryptanalyste britannique Alan Turing, notamment pendant la seconde Guerre mondiale où il a travaillé à Bletchley Park.

Le titre du film est une référence à l'introduction de l'article écrit par Turing en 1950[1] pour présenter ses recherches sur l'intelligence artificielle et notamment ce qui est devenu par la suite le test de Turing. Celui-ci est brièvement évoqué dans le film, mais n'est pas le sujet principal du film, qui se concentre sur son travail sur Enigma.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Alan Turing, à l'âge de 16 ans.

En 1951, les détectives Nock et Staehl sont responsables du dossier sur le cambriolage du domicile d'Alan Turing. Étonnés autant par le fait qu'il ne semble pas y avoir eu vol, que par le fait que le professeur Turing semble souhaiter qu'ils évitent d'enquêter, ils fouillent le passé de celui-ci.

En 1927, le jeune Turing est un prodige en mathématique, martyrisé par ses camarades. Il développe une amitié proche avec Christopher Morcom, intéressé par la cryptographie. Christopher va alors entrainer Turing dans ce domaine, en lui offrant un livre sur le sujet. Au fil du temps, Turing développe des sentiments pour Christopher mais ce dernier meurt de tuberculose bovine pendant les vacances scolaires, avant même qu'Alan Turing ait le temps de dévoiler son amour.

En 1939, alors que la guerre débute, Turing, déjà reconnu pour ses talents de mathématicien, se rend à Bletchley Park et rejoint l'équipe de cryptographie, sous l'ordre du commandant Alastair Denniston. Il est accompagné par le maître d'échecs Hugh Alexander, John Cairncross, Peter Hilton, Keith Furman et Charles Richards. Cette équipe va alors tenter de décrypter la machine nazie Enigma.

Turing montre des difficultés à travailler en équipe et développe, en solitaire, une bombe électromécanique capable de casser Enigma. Après que le commandant Denniston a refusé d'accorder des fonds de 100 000 £ à la construction de sa machine, Turing écrit au Premier ministre Winston Churchill, qui accepte de placer Turing responsable de l'équipe. Turing licencie alors Furman et Richards puis publie un jeu de mots croisés difficile dans les journaux afin de recruter de nouveaux experts. Deux candidats sont retenus, dont Joan Clarke, diplômée de Cambridge, qui surpasse Turing au test. Mais ses parents refusent qu'elle aille travailler dans un endroit exclusivement masculin. Turing va alors arranger la situation en la faisant engager parmi les secrétaires (logées séparément des hommes) pour que ses parents acceptent. Turing et elle se retrouvent régulièrement chez sa logeuse, afin qu'elle puisse travailler également sur les messages à décoder.

La machine de Turing, qu'il surnomme Christopher, est ensuite construite mais elle ne réussit pas à casser Enigma dans un temps raisonnable : la configuration d'Enigma change chaque jour à minuit et le premier message est un bulletin météo transmis à 6 h, il faut donc casser le code en moins de 18 heures. Agacé, Denniston ordonne de détruire les travaux de Turing et le renvoie. Cependant, les autres membres de l'équipe s'y opposent et menacent de partir si Turing est renvoyé. Denniston accorde alors un sursis d'un mois à l'équipe pour faire marcher la machine de Turing.

Joan Clarke est sur le point de partir, sur le souhait de ses parents, mais Turing la demande alors en mariage, ce qu'elle accepte. Pendant la fête pour leurs fiançailles, Turing révèle alors son homosexualité à Cairncross, qui la supposait, et l'avertit de garder ça pour lui. Durant cette même cérémonie, Turing se rend compte, lors d'une discussion avec une femme recevant les messages allemands, qu'il peut programmer sa machine pour lancer le décodage à partir des mots qu'il sait présents. En effet, les messages du matin contiennent toujours les mots « Temps » et « Heil Hitler ». Après avoir reprogrammé sa machine, il décode rapidement les messages et l'équipe fête la victoire. Cependant, Turing réalise qu'ils ne peuvent pas éviter les attaques qu'ils connaissent, sinon les Allemands devineraient que les Alliés ont réussi à casser Enigma. Commence alors un long silence où l'équipe finit par décider qu'ils doivent effectuer des statistiques afin d'évaluer quelles attaques on peut déjouer sans que les Allemands ne découvrent leur réussite cryptographique, tout en écourtant au maximum la guerre ; Stewart Menzies, chef du MI6 qui supervise leur opération, les aide en fournissant des sources secondaires aux services de renseignements, afin de ne pas éveiller les soupçons des Allemands sur la provenance des informations.

Dans le même temps, Turing découvre que Cairncross est un espion russe. Quand Turing l'interroge, Cairncross lui réplique que les Soviétiques sont des alliés qui travaillent dans le même but et menace Turing de dévoiler son homosexualité s'il le dénonce. Au même moment, Menzies fouille l'appartement de Turing et Clarke : il y découvre les messages à décoder que Turing lui faisait passer en cachette de la sécurité. Lorsque Turing arrive, Menzies prétend avoir envoyé Clarke en prison militaire, pour haute trahison : Turing lui révèle que Cairncross est un espion, chose que Menzies savait déjà et dont il se sert. C'est lui qui a incorporé Cairncross dans l'équipe afin de faire fuiter des informations aux Soviétiques, dans le but d'aider les Anglais. Ayant désormais peur pour la sécurité de Clarke, Turing lui demande de partir de Bletchley Park en lui avouant son homosexualité et en lui racontant qu'il ne l'a jamais aimé. Malgré sa colère pour le manque d'affection qu'il semble lui porter, elle refuse, préférant rester jusqu'à la fin de la guerre pour voir tout le travail qu'elle a accompli prendre un sens.

Après la guerre, Menzies ordonne à l'équipe cryptographique de détruire tout leur travail, et de faire comme si rien ne s'était jamais passé et qu'ils ne se connaissaient pas : ils ont décodé un code réputé incassable, l'information doit être gardée secrète. Une nouvelle guerre commence.

Le détective Nock pense que Turing est un espion russe, tout comme l'étaient d'autres professeurs de Cambridge, Burgess et Maclean. Il n'obtient son dossier militaire, classé confidentiel, que pour constater qu'il est vide. Finalement, la raison du cambriolage est découverte : Turing fait appel à des gigolos pour des relations homosexuelles, et l'un d'eux en a profité pour organiser le vol. Turing est donc coupable d'indécence, et est interrogé longuement par Nock : pendant son interrogatoire, Turing parle alors de sa vie antérieure, à Bletchley Park.

Turing est ensuite condamné et accepte une castration chimique pour éviter deux ans de prison, et ainsi continuer à travailler sur l'ancêtre de l'ordinateur, son nouveau projet. Clarke lui rend visite et note sa fatigue physique et mentale. Elle lui rappelle que son travail a sauvé des vies et elle cite ce que Turing avait entendu de Christopher étant plus jeune (et qu'il lui avait dit lui-même) : « Parfois, ce sont les personnes qu'on imagine capable de rien, qui font des choses que personne n'aurait imaginé ».

Un texte en fin de film rappelle que Turing s'est suicidé le 7 juin 1954, à 41 ans. Il rappelle également que des dizaines de milliers d'homosexuels ont été condamnés pour indécence durant le XIXe siècle et le XXe siècle. Seul Turing a été gracié, en décembre 2013, par la reine Élisabeth II. Les historiens estiment que Turing a sauvé 14 millions de vies en écourtant la guerre d'au moins 2 ans. Les travaux de Turing ont permis le développement de Machines de Turing, les ordinateurs originels.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Bletchley Park, où certains scènes ont été tournées[3]

Warner Bros achète en 2011 le script du film pour plusieurs millions d'euros, au moment où Leonardo DiCaprio est intéressé pour jouer le rôle d'Alan Turing[4]. Finalement, DiCaprio se retire et Warner Bros renonce aux droits[5]. Black Bear Pictures achète par la suite les droits de production[6].

Le tournage du film commence le en Angleterre. Il se déroule dans l'ancienne école de Turing et à Bletchley Park, où Turing et ses collègues ont travaillé pendant la guerre[3]. De même, la bombe présentée dans le film est inspirée de la réplique présente au musée de Bletchley Park. Cependant elle a été modifiée afin de la rendre plus intéressante au cinéma : elle est plus large et a plus de mécanismes visibles dans le film que dans la réalité[7]. Le tournage est terminé le .

Musique[modifier | modifier le code]

La musique du film a été réalisée par Alexandre Desplat, déjà connu pour ses réalisations dans Le Discours d'un roi, Harry Potter et les reliques de la mort ou encore De rouille et d'os. Bien qu'il ait décliné plus tôt l'offre, pour faute de temps, la production annonce son implication dans le film en [8]. Desplat a alors dû réaliser l'intégralité de la bande son en moins de trois semaines, alors que le film était déjà en cours de finalisation[9],[10].

L'album sort le , édité par Sony Classical (en).

The Imitation Game: Original Motion Picture Soundtrack

Bande originale de Alexandre Desplat
Sortie
Durée 51:08
Genre Musique de film
Label Sony Classical
Alexandre Desplat, compositeur des musiques du film
No Titre Durée
1. The Imitation Game 2:37
2. Enigma 2:50
3. Alan 2:57
4. U-boats 2:12
5. Carrots and Peas 2:19
6. Mission 1:36
7. Crosswords 2:52
8. Night Research 1:39
9. Joan 1:45
10. Alone with Numbers 2:58
11. The Machine Christopher 1:57
12. Running 3:01
13. The Headmaster 2:27
14. Decrypting 2:01
15. A Different Equation 2:54
16. Becoming a Spy 4:08
17. The Apple 2:20
18. Farewell to Christopher 2:41
19. End of War 2:07
20. Because of You 1:36
21. Alan Turing's Legacy 1:56
0:51:08

Accueil[modifier | modifier le code]

Note : Chaque magazine ou journal ayant son propre système de notation, toutes les notes attribuées sont remises au barème d'Allociné, de 1 à 5 étoiles.[11]

Accueil critique[modifier | modifier le code]

Box-office[modifier | modifier le code]

Pays ou région Box-office Box-office arrêté le… Nombre de semaines
Drapeau des États-Unis États-Unis 83 921 000 $[14] 12
Drapeau de la France France 818 034 entrées[15] 6
Monde Monde 160 840 682 $[14] 12

Distinctions[modifier | modifier le code]

Autour du film[modifier | modifier le code]

Si la dramatisation nécessaire à un film autorise des écarts avec la réalité ne posant aucun problème, plusieurs des inexactitudes introduites dans le film sont plus discutables et ont fait l’objet de nombreuses critiques.

Les événements historiques[modifier | modifier le code]

Le film suggère que le travail à Bletchley Park a reposé sur un petit groupe de cryptologues enlisés durant les premières années de la guerre, jusqu'à la percée soudaine qui leur a permis de casser le code d’Enigma : des progrès ont été en réalité accomplis dès 1939 et des milliers de personnes travaillaient sur le projet à la fin de la guerre. Durant toute cette période, il y eut des percées et des revers, comme lorsque les Allemands ont modifié l'utilisation des machines Enigma, et que les casseurs de code de Bletchley Park ont dû revoir leur système[16].

Turing, que le film fait apparaître alors complètement marginalisé, est censé écrire une lettre à Churchill pour obtenir le contrôle de l’équipe et des fonds pour la machine de décryptage : Turing a en réalité fait une démarche avec plusieurs de ses collègues, dont Hugh Alexander, à Churchill (qui avait auparavant visité Bletchley Park) ; ils cherchaient à obtenir davantage de ressources administratives pour le projet, ce que Churchill a fait immédiatement[17].

Dans le film, Turing baptise sa machine électromécanique « Christopher » du nom de son ami d'enfance : elle s’appelait en réalité « Victory ». Victory s’inspirait de la « Bombe » conçue en 1938 par le cryptanalyste polonais Marian Rejewski. La bomba kryptologiczna de Rejewski exploitait une faille temporaire dans les procédures d'exploitation allemandes. Une nouvelle machine reposant sur une autre stratégie a été conçue en 1940 par Turing (avec une contribution clé du mathématicien Gordon Welchman, passé sous silence dans le film). Plus de 200 Bombes britanniques ont été construites sous la supervision d’Harold Keen de la British Tabulating Machine Company[18],[17].

L'équipe Hut 8 décide dans une scène peu crédible de ne pas exploiter le décryptage du premier message, annonçant une attaque allemande sur le navire où sert le frère d'un des casseurs de codes (Peter Hilton), parce que cela révèlerait aux Allemands qu'ils ont cassé le code d’Enigma : Hilton n’avait pas de frère, et les décisions prises sur la façon et le moment d'utiliser les résultats de l’équipe l’étaient naturellement à des niveaux beaucoup plus élevés[17].

La personnalité et la vie de Turing[modifier | modifier le code]

Les difficultés sociales montrées par Turing dans le film sont telles qu’il présente manifestement un syndrome d'Asperger ou une autre forme d’autisme : quelques écrivains et chercheurs ont pu proposer rétrospectivement ce diagnostic du comportement de Turing[19], mais ce portrait n’a qu’une parenté lointaine avec le Turing réel, qui avait des amis, avait le sens de l'humour et entretenait de bonnes relations de travail avec ses collègues[16],[20],[21].

L’affection de Turing adolescent pour Christopher est réciproque selon le film, et il nie être son ami en apprenant sa mort : Turing ira en réalité jusqu’à parler de haine de Christopher à son égard, mais fut effondré à l’annonce de sa mort[18],[17].

Le film décrit l'arrestation de Turing en 1951, suite aux soupçons d’un policier qui le croit un espion soviétique puis aux informations fournies par le cambrioleur à propos de l'ex-amant de Turing. En réalité elle a lieu en 1952[18]. La scène de l’interview, où Turing raconte l'Imitation Game au policier est fictive.

Joan Clarke apprend dans le film le procès de Turing après coup et lui rend visite durant sa peine : il n'y a toutefois aucune trace d’une visite de Joan Clarke à cette époque, mais Turing était resté en contact avec elle après la guerre et l'avait informée de son procès à venir[17].

Le film montre Turing incapable de penser clairement ou de faire tout travail après la castration chimique qu’il a subi : malgré sa faiblesse physique et ses changements physiques (y compris gynécomastie) sous l’effet du traitement hormonal, Turing produisait à cette époque un travail novateur sur la morphogenèse, d’ailleurs inspiré par les modifications corporelles dues à la castration chimique[16],[17].

Le film parle du suicide de Turing au bout d’un an de traitement hormonal : la cause de la mort de Turing fait en réalité débat. La période de castration chimique s’est achevée quatorze mois avant sa mort[22].

Les autres personnages[modifier | modifier le code]

Le commandant Denniston du film est présenté de manière caricaturale comme un officier rigide qui harcèle Turing et entrave son action ; arc-bouté sur les principes militaires, il a l'air de mépriser le travail des cryptographes, et va jusqu'à stopper la machine parce qu’elle ne produit pas de résultats assez vite. Ses petits-enfants se sont toutefois insurgés contre une atteinte qu’ils jugent injustifiée à la mémoire de leur grand-père, estimant qu'il avait un tempérament complètement différent de celui dépeint par le film et qu’il était entièrement favorable au travail effectué par les cryptologues placés sous son commandement[17],[23]. Il n’y a pas de trace des affrontements montrés entre Turing et Denniston, et Turing aurait toujours été respecté et considéré comme l'un des meilleurs casseurs de codes de Bletchley Park[17].

Le film montre les rencontres et la complicité de Turing avec Stewart Menzies, chef du service de renseignement britannique MI6. Pourtant aucun document n’en atteste durant tout le temps passé par Turing à Bletchley Park[17].

Une sous-intrigue d'espionnage met en cause Turing dans le film : il aurait un temps cédé au chantage de son collègue John Cairncross, ne révélant pas qu’il était un espion moyennant le silence sur son homosexualité ; or Turing et Cairncross travaillaient dans des unités différentes de Bletchley Park et rien ne dit qu'ils se soient rencontrés[16],[17]. L'historien Alex Von Tunzelmann juge sévèrement cette mise en cause : « La liberté de création est une chose, calomnier la réputation d'un grand homme - tout en reprenant le préjugé hostile des années 1950, selon lequel les gays représentaient automatiquement un risque pour la sécurité - en est une autre[18]. »

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Could a computer think », sur turing.org.uk (consulté le 4 février 2015)
  2. (en) « How The Weinstein Co. Turned 'Imitation Game' Director Into an Oscar Contender »,‎
  3. a et b (en) « 'Imitation Game' site Bletchley Park recreates WWII Britain »,‎ (consulté le 4 février 2015)
  4. (en) « Warner Bros Buys Spec Script About Math Genius Alan Turing For Leonardo DiCaprio », sur deadline.com,‎ (consulté le 10 février 2015)
  5. (en) « Benedict Cumberbatch In Talks To Play Alan Turing In ‘The Imitation Game’ », sur deadline.com,‎ (consulté le 10 février 2015)
  6. (en) « ‘The Imitation Game’ Will Stuff Theaters This Holiday Weekend – Specialty Box Office Preview », sur deadline.com,‎ (consulté le 10 février 2015)
  7. (en) « How Designers Recreated Alan Turing's Code-Breaking Computer for The Imitation Game », sur slate.com,‎
  8. (en) « Alexandre Desplat Takes Over Scoring Duties on ‘The Imitation Game’ », sur filmmusicreporter.com,‎ (consulté le 11 février 2015)
  9. (en) « Alexandre Desplat, The Imitation Game », sur screendaily.com,‎ (consulté le 17 février 2015)
  10. (en) « Composer Alexandre Desplat Talks THE IMITATION GAME, Coming to the Project Late, Finding Continuity in His Scores, His Love of Conducting, and More », sur collider.com,‎ (consulté le 17 février 2015)
  11. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k et l « Critiques press », sur allocine.fr (consulté le 11 février 2015)
  12. (en) « The Imitation Game », sur metacritic.com (consulté le 11 février 2015)
  13. (en) « The Imitation Game », sur Rottentomatoes.com (consulté le 11 février 2015)
  14. a et b (en) « The Imitation Game », sur Box Office Mojo (consulté le 23 février 2015)
  15. « "Imitation Game" », sur JP's Box Office (consulté le 23 février 2015)
  16. a, b, c et d (en) Christian Caryl, « A Poor Imitation of Alan Turing », The New York Review of Books,‎ (consulté le 8 février 2015)
  17. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j (en) L.V. Anderson, « How Accurate Is The Imitation Game? We've Separated Fact From Fiction », Slate.com,‎ (consulté le 8 février 2015)
  18. a, b, c et d (en) Alex von Tunzelmann, « The Imitation Game: inventing a new slander to insult Alan Turing », The Guardian,‎ (consulté le 8 février 2015)
  19. (en) H. O'Connell et M. Fitzgerald, « Did Alan Turing have Asperger's syndrome? », Irish Journal of Psychological Medicine, no 20,‎ 2003, p. 28–31
  20. (en) Toby Young, « The misguided bid to turn Alan Turing into an Asperger's martyr », The Spectator,‎ (consulté le 8 février 2015)
  21. (en) Andrew Hodges, Alan Turing: The Enigma, Burnett Books Ltd,‎ , 272–3 p. (ISBN 0-09-911641-3)
  22. (en) Roland Pease, « Alan Turing: Inquest's suicide verdict 'not supportable' », BBC News,‎ (consulté le 8 février 2015)
  23. (en) Hannah Furness, « Bletchley Park commander not the 'baddy' he is in The Imitation Game, family say », The Telegraph,‎ (consulté le 8 février 2015)

Liens externes[modifier | modifier le code]