Saint-Viaud

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Saint-Viaud
Mairie
Mairie
Blason de Saint-Viaud
Blason
Saint-Viaud
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Saint-Nazaire
Canton Saint-Brevin-les-Pins
Intercommunalité Communauté de communes du Sud-Estuaire
Maire
Mandat
Roch Chéraud
2014-2020
Code postal 44320
Code commune 44192
Démographie
Gentilé Vitaliens
Population
municipale
2 407 hab. (2015 en augmentation de 13,75 % par rapport à 2010)
Densité 74 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 15′ 22″ nord, 2° 01′ 06″ ouest
Altitude Min. 0 m
Max. 51 m
Superficie 32,63 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.saint-viaud.fr/

Saint-Viaud est une commune de l'Ouest de la France située dans le département de la Loire-Atlantique, en région Pays de la Loire.

La commune fait partie de la Bretagne historique, dans le pays traditionnel du pays de Retz et dans le pays historique du Pays Nantais.

Saint-Viaud comptait 2 360 habitants au dernier recensement de 2014. Les habitants de la commune s'appellent les Vitaliens.

Logo de la Commune[modifier | modifier le code]

L'actuel logo date de 2015

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation de la commune de Saint-Viaud dans le département de la Loire-Atlantique

Saint-Viaud est situé au sud de l'estuaire de la Loire, à 17 km à l'est de Saint-Nazaire, à 4 km au sud de Paimbœuf et à 40 km à l'ouest de Nantes.

Les communes limitrophes sont Paimbœuf, Corsept, Saint-Père-en-Retz, Chaumes-en-Retz et Frossay.

Selon le classement établi par l'Insee en 1999, Saint-Viaud était une commune rurale non polarisée (cf. Liste des communes de la Loire-Atlantique).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Saint-Viaud est attesté sous sa forme latine Sanctus Vitalus dès 1123[1].

Le nom de Saint-Viaud viendrait de Saint Vital (Sanctus Vitalus en latin). Au VIIIe siècle, Saint Vital[2], ascète irlandais, se serait retiré sur le Mont Scobrit, sur lequel est bâti le bourg actuel[3].

La commune a été baptisée Sant-Widel-Skovrid en breton[4], signifiant « Saint-Viaud-Scobrit », Scobrit étant le nom du mont sur lequel est bâti le bourg actuel.

Histoire[modifier | modifier le code]

  • 847 : Les reliques de Saint-Vital sont transportées à Tournus près d'Autun en Bourgogne devant les invasions normandes.
  • 12 mars 1793 : les insurgés de Vue, Frossay et Saint-Viaud vont attaquer la commune de Paimboeuf où réside la garnison. républicaine..
  • 10 août 1808 : Napoléon 1er s'arrête sur l'ile du Carnet en se rendant à Paimboeuf[5]
  • 1856 : l'église actuelle est finie d'être construite
  • De 1917 à 1919 est implanté sur la commune au lieu dit "la Ville en Bois" un centre d'aérostation maritime construit par la marine française. Les dirigeables surveillaient la façade atlantique de l'île d'Oléron à Belle Ile. Le 1er janvier 1918, le centre est cédé à l'US Navy et devient la Naval Aerostation de Paimboeuf. Près de 500 marins américains et 4 dirigeables sont présents à la fin de la première guerre mondiale. Grâce à l'action des dirigeables aucun convois américains en provenance des Etats Unis qui débarquèrent à Saint-Nazaire ne fut coulés.[6]
  • 12 mai 1945 : tragédie de la Brosse. Il s'agit du dernier fait militaire de la seconde guerre mondiale sur le territoire français. La grange où était déposée les armes des prisonniers allemands explose faisant 7 victimes, soit 5 FFI du Limousin et le receveur de Saint-Viaud et un facteur de Paimboeuf[7]. Le responsable de la section des FFI, André Desorteaux, petit-fils du maire d'Oradour sur Glane qui pense dans un premier temps que les allemands avaient piégé la grange, évite que les prisonniers stationnés dans le champ d'à côté soient massacrés.[8]
  • 1978 : création de l'usine Zircotube
  • 1979 : les bras de Loire sont comblés près des îles du Carnet pour lancer le projet d'une centrale nucléaire au Carnet [9]
  • 2000 : intégration de l'usine Zircotube au sein de la Compagnie européenne du zirconium (CEZUS).

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'or à la croix de sable, chargée sur les quatre bras d'un cordon de Saint Vital d'argent.
Commentaires : Ce blason évoque le blasonnement du pays de Retz : d'or à la croix de sable, rappelant l'appartenance de Saint-Viaud au pays de Retz ; le cordon de Saint Vital est une cordelière. Blason conçu par M. Ferrand en 1946.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
20 mai 1888 5 avil 1903 François Bocquien   Notaire
5 avril 1903 10 mai 1925 Adolphe Jollan de Clerville Conservateur Médecin , Président du Conseil Général de la Loire Inférieure
10 mai 1925 7 octobre 1945 Louis Jollan de Clerville Conservateur Industriel Nantais
7 octobre 1945 26 octobre 1945 Joseph Guimard   Commerçant
26 octobre 1945 27 mars 1965 Auguste Boutin   Artisan Charpentier Menuisier
27 mars 1965 14 mars 1971 Françis Fillaud   Directeur de la Laiterie de Saint-Père en Retz
1971 2001 Fernand Bouchereau RPR Directeur d'école
mars 2001 mars 2014 André Barreau[Note 1] Sans étiquette Artisan Electricien
mars 2014 en cours Roch Chéraud Sans étiquette chargé d'affaires Économie Sociale et Institutionnels
Les données manquantes sont à compléter.

Le 30 novembre 2014, les habitants de la commune de Saint-Viaud sont les premiers de Loire-Atlantique à pouvoir s'exprimer sur la réunification et l'Assemblée de Bretagne lors d'une votation organisée par le collectif Dibab. Pour pouvoir participer au scrutin, il fallait avoir au moins 16 ans et pouvoir justifier sa domiciliation dans la commune. Il y a eu 336 votants sur 1 566 inscrits sur les listes électorales, ce qui représente un taux de participation de 20 %. Les participants s'exprimant à 75 % pour une Bretagne à cinq départements et à plus de 80 % pour la fusion des conseils départementaux et du conseil régional[10].

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[12].

En 2015, la commune comptait 2 407 habitants[Note 2], en augmentation de 13,75 % par rapport à 2010 (Loire-Atlantique : +6,49 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 678 1 194 1 440 1 332 1 627 1 575 1 612 1 616 1 702
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 823 1 744 1 615 1 588 1 607 1 668 1 754 1 710 1 672
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 614 1 554 1 496 1 491 1 433 1 370 1 360 1 384 1 417
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
1 488 1 508 1 359 1 576 1 713 1 840 2 046 2 076 2 106
2013 2015 - - - - - - -
2 336 2 407 - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Les données suivantes concernent l'année 2013. La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (19,1 %) est en effet inférieur au taux national (22,6 %) et au taux départemental (22,5 %)[15],[16],[17]. Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,5 % contre 48,4 % au niveau national et 48,7 % au niveau départemental)[15],[16],[17].

Pyramide des âges à Saint-Viaud en 2013 en pourcentage[15]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,3 
5,8 
75 à 89 ans
6,9 
12,9 
60 à 74 ans
12,1 
19,3 
45 à 59 ans
18,5 
21,7 
30 à 44 ans
22,2 
16,5 
15 à 29 ans
15,8 
23,6 
0 à 14 ans
24,1 
Pyramide des âges de la Loire-Atlantique en 2013 en pourcentage[16]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,3 
5,8 
75 à 89 ans
9,1 
13,5 
60 à 74 ans
14,6 
19,6 
45 à 59 ans
19,2 
20,8 
30 à 44 ans
19,6 
19,4 
15 à 29 ans
17,7 
20,5 
0 à 14 ans
18,5 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le château du Plessis-Mareil est inscrit comme monument historique en 1978.

Le chateau du Plessis Grimaud date de 1508. Il devient en 1872 orphelinat départemental agricole pour les garçons orphelins jusqu'en 1949. Actuellement c'est le château abrite des chambres d'hôtes.[18]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Réélu en 2008.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Pierre Brunterc’h, « Puissance temporelle et pouvoir diocésain des évêques de Nantes entre 936 et 1049 », Mémoires de la Société Historique et Archéologique de Bretagne, t.LXI, 1984, p. 32.
  2. « Saint Vital le 16 octobre », sur vendee.catholique.fr (consulté le 10 janvier 2018)
  3. infobretagne.com, « Étymologie et Histoire de Saint-Viaud »
  4. Le breton a été parlé dans la commune jusqu'au IXe siècle. Voir l’article consacré au breton de la Loire-Atlantique.
  5. « Les origines de Saint-Viaud », sur www.saint-viaud.fr (consulté le 10 janvier 2018)
  6. « La Ville en Bois, pays des dirigeables », sur www.saint-viaud.fr (consulté le 10 janvier 2018)
  7. « HISTOIRE - Roch CHERAUD - Michel GAUTIER », sur chemin-memoire39-45paysderetz.e-monsite.com (consulté le 8 janvier 2018)
  8. « Mémoire. L’ordre du Mérite pour le citoyen d’honneur de Saint-Viaud », Ouest-France.fr,‎ (lire en ligne)
  9. « La période contemporaine », sur www.saint-viaud.fr (consulté le 10 janvier 2018)
  10. Saint-Viaud : 75% de oui pour la réunification, mais faible participation, Christophe Turgis, France 3 Pays de la Loire, 1er décembre 2014.
  11. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  15. a, b et c « Chiffres clés Évolution et structure de la population - Saint-Viaud - POP T0-T3 - Population par sexe et âge en 2013 », sur insee.fr, Insee (consulté le 22 septembre 2016).
  16. a, b et c « Résultats du recensement de la population de la Loire-Atlantique - POP T0-T3 - Population par grandes tranches d'âges », sur insee.fr, Insee (consulté le 22 septembre 2016).
  17. a et b « Résultats du recensement de la population française - POP T0-T3 - Population par grandes tranches d'âges », sur insee.fr, Insee (consulté le 22 septembre 2016).
  18. « Le Plessis-Grimaud, une propriété se découvre », Ouest-France.fr, {{Article}} : paramètre « année » ou « date » manquant (lire en ligne)