Sœurs d'armes (film, 2019)

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Ne doit pas être confondu avec Sœurs d'armes.
Sœurs d'armes
Réalisation Caroline Fourest
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre film de guerre
Sortie 2019

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Sœurs d'armes est un drame et film de guerre français réalisé et scénarisé par Caroline Fourest, sorti en 2019. Il est inspiré de fait réels[1].

Synopsis[modifier | modifier le code]

Kenza et Yaël sont deux jeunes françaises parties se battre en Syrie aux côtés des forces kurdes. Sur place, elles rencontrent Zara, une rescapée Yézidie. Les trois jeunes femmes vont s'unir et devenir de vraies sœurs d'armes.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Accueil[modifier | modifier le code]

Critique presse[modifier | modifier le code]

Sœurs d'armes obtient un accueil mitigé de la presse française. Avec dix-huit critiques presse, l'agrégateur d'Allociné propose une note moyenne de 2,3/5[2].

Libération estime que Caroline Fourest « tente de rendre hommage aux combattantes kurdes dans un film de fiction équivoque et embarrassant », ajoutant qu'elle « assume de dérouler avec Sœurs d'armes le tapis rouge d'une catharsis compassionnelle de chaque instant, quitte à respirer l'air vicié du film de propagande, où les conflits les plus complexes trouvent une représentation résolument binaire, filmée-jouée-montée au bazooka, afin que la revanche ainsi mimée ressemble à la justice des faibles contre les bourreaux »[3].

Pour Politis, Sœurs d'armes « se distingue de La Grande Vadrouille par son comique involontaire » et Caroline Fourest signe ici « un chef-d'œuvre de souverains poncifs »[4].

Le Figaro juge qu'« en guise de premier film, la journaliste sert un pudding indigeste, où la mièvrerie le dispute à l'invraisemblance »[5]. Selon Ecran large « Sœurs d'armes est un Pensum simpliste et indigeste quand il traite des combattantes kurdes [qui] se transforme progressivement en un réjouissant nanar de l'espace, que ne renierait pas Chuck Norris entre deux injections d'hormones de grizzly »[6].

Pour Frédéric Martel, de France Culture, il s'agit d'un film de « propagande décevant »[7]. Au sujet des répliques du film, il écrit : « les dialogues grotesques sont impitoyables pour ces comédiennes qui donnent l’impression d’être parties faire un safari en Syrie »[7]. Il ajoute plus loin : « Le résultat est à la hauteur d’une certaine mégalomanie, sinon d’une réelle imposture artistique. »[7].

Par contre, pour le journal de cinéma Premiere, "(...)Fourest pratique un vrai cinéma de contrebande, un cinéma de genre qui veut penser, ose des idées de mise en scène (la fuite en hijab) et lorgne vers le film d’action politique hollywoodien. Elle prend un plaisir contagieux à filmer des femmes belles et puissantes qui en imposent. Comme elle."[8].

Critique de vétérans[modifier | modifier le code]

Dans un communiqué de presse publié sur les réseaux sociaux, le Collectif des combattantes et combattants francophones du Rojava (CCFR) prend position contre Sœurs d'armes, l'accusant de « travestir la réalité historique ». Selon lui, le film ne représente ni les combattantes ni la cause kurde qu'il prétend défendre[9]. Il l'accuse par exemple d'enjoliver le rôle des Peshmergas pour « faire plaisir » au Kurdistan irakien, où elle a touné son film. Il estime que Caroline Fourest ne défend que sa propre vision « occidentale » du féminisme et de leur lutte. Par ailleurs, les scènes de combat sont « médiocrement inspirées d'une vision hollywoodienne de la guerre [...] à laquelle même un enfant ne pourrait croire ». Aussi, le film nuirait « réputation du YPG » dans le monde arabe[10]. Le CCFR appelle à ne pas aller voir le film[9].

Caroline Fourest répond au collectif sur son blog en les accusant d'être « un compte Twitter d'anonymes », et qu'il « perd [son] temps à nourrir les trolls turcs »[9].

Box-office[modifier | modifier le code]

Le film sort le 9 octobre 2019 dans 141 salles et ne cumule que 6 575 entrées[11].

Après 5 jours et son premier week-end, il ne réalise que 38 318 entrées. Pour sa première semaine il ne rassemble que 48 528 entrées et n'est que seizième du TOP 20 hebdomadaire[12].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pascal, « Bande-annonce de Soeurs d'armes, film avec Dilan Gwyn, Amira Casar, Camélia Jordana. », leblogtvnews.com,‎ (lire en ligne, consulté le 26 juillet 2019)
  2. « Critiques presse pour le film Sœurs d'armes », sur Allociné (consulté le 12 octobre 2019).
  3. « «Sœurs d'armes», rafales de rien », sur liberation.fr, .
  4. « Fourest, Allah sot ! », sur politis.fr, .
  5. « Sœurs d'armes, la guerre pour les nulles signée Caroline Fourest », sur lefigaro.fr, .
  6. « Sœurs d'armes: critique Expendabelles », sur ecranlarge.com, .
  7. a b et c « L’entertainment façon Joker ou la propagande façon Caroline Fourest ? », sur France Culture, (consulté le 15 octobre 2019)
  8. « Soeurs d'armes », sur Premiere.fr (consulté le 17 octobre 2019)
  9. a b et c Erwana Le Guen, « Sœurs d'armes : des vétérans de Syrie dénoncent une mauvaise propagande », sur Le Figaro, (consulté le 12 octobre 2019).
  10. « Des combattantes et combattants du Kurdistan syrien fustigent le film Sœurs d'armes de Caroline Fourest », sur Libération, (consulté le 12 octobre 2019).
  11. « JP Box-Office - DaybyDay », sur jpbox-office.com (consulté le 16 octobre 2019)
  12. « JPBoxOffice - Hebdo France - DU 09 AU 15 Octobre 2019 », sur jpbox-office.com (consulté le 16 octobre 2019)

Liens externes[modifier | modifier le code]