Rite latin

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Les rites latins sont des rites de l'Église catholique suivis par l'Église latine. De ces rites latins, le plus répandu est le rite romain. Les rites non latins de l'Église catholiques sont dits « orientaux » et sont suivis par les Églises catholiques orientales.

Rites latins[modifier | modifier le code]

De rites liturgiques latins encore en usage, il existe, en plus du rite romain, le rite ambrosien, le rite de Braga, le rite mozarabe. Entre les rites des ordres religieux, il y a le rite cartusien, le rite dominicain et le rite prémontré. Autrefois, il y avait aussi le rite gallican, le rite celtique et le rite de Sarum.

Alors que, jusqu'au concile de Trente, « la variété des usages et des rites diocésains est sans limites »[1], la tendance est ensuite, dans l'Église latine, à une forte uniformisation au profit du seul rite romain.

On parle quelquefois d'un « rite tridentin », mais improprement. Il s'agit de la forme tridentine du rite romain, et le pape Benoît XVI a déclaré : « Il n'est pas convenable de parler de ces deux versions du Missel Romain comme s'il s'agissait de « deux Rites ». Il s'agit plutôt d'un double usage de l'unique et même Rite »[2].

Ce qu'on appelle le rite zaïrois est aussi une variante du rite romain.

Usage métonymique[modifier | modifier le code]

Par métonymie on parle quelquefois du « rite latin » en voulant dire l'Église latine, qui utilise les rites liturgiques latins, et qui rassemble plus d'un milliard de fidèles pour un total de 1,2 milliard de catholiques.

Dans l'Église catholique, il existe aussi 23 Églises catholiques orientales.

Quelques-uns considèrent malheureux l'usage du mot « rite » dans ce sens : « En Occident, on a pris l'habitude de les appeler Rites. L'appellation se fonde historiquement sur une fausse conception qui ne voyait dans les Églises Orientales unies que des rites liturgiques différents de celui de l'Eglise d'Occident »[3].

Références[modifier | modifier le code]

  1. (N.-M. Denis-Boulet, dans L'Église en prière, 1961, p. 299-305, ici p. 303)
  2. Lettre qui accompagnait le motu proprio Summorum Pontificum du 7 juillet 2007
  3. N. Edelby – I. Dick, Les Églises Orientales catholiques, 140–141, cité en Georgică Grigoriţă, L'autonomie ecclésiastique selon la législation canonique actuelle de l’Église orthodoxe et de l’Église catholique (Gregorian Biblical Bookshop, 2011 (ISBN 978-88-7839190-1)), p. 263