Riot (logiciel)

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Riot
Description de l'image Riot.im logo 2019.svg.
Description de l'image Riot 1 Screenshot.png.
Informations
Développé par New Vector (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Dernière version 1.5.8 ()[1]Voir et modifier les données sur Wikidata
Dépôt github.com/vector-im/riot-webVoir et modifier les données sur Wikidata
Assurance qualité Intégration continue et intégration continueVoir et modifier les données sur Wikidata
Écrit en Java, JavaScript et Objective-CVoir et modifier les données sur Wikidata
Système d'exploitation Linux, Android, Microsoft Windows, macOS et iOSVoir et modifier les données sur Wikidata
Langues Anglais, français, mandarin, espagnol, russe, portugais et polonaisVoir et modifier les données sur Wikidata
Type Client de messagerie instantanée (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Licence Licence Apache version 2.0Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web about.riot.imVoir et modifier les données sur Wikidata

Riot est un logiciel libre de messagerie instantanée basé sur le protocole Matrix et distribué sous la licence Apache 2.0. Avec l'utilisation du protocole de fédération Matrix, Riot laisse à l'utilisateur choisir le serveur auquel il veut se connecter[2].

Riot supporte le chiffrement de bout en bout, les groupes (appelés communautés), les salons et le partage de fichiers entre utilisateurs[3]. L'inscription ne requiert pas de numéro de téléphone[4]. L'accès est possible depuis une application web, un client lourd pour bureau pour tous les systèmes d'exploitation principaux et en tant qu'application mobile pour Android et iOS[5]. Le développement de l'application est notamment effectué par la société New Vector Limited[6], qui est aussi impliquée dans le développement du protocole Matrix[7].

Technologie[modifier | modifier le code]

Riot est construit autour du kit de développement Matrix React SDK[8], basé sur React, afin de faciliter la création de clients Matrix. Riot est principalement construit autour des technologies web et utilise Electron, un framework logiciel permettant de créer des applications bureau à partir d'applications web, pour distribuer leur logiciel sur Windows, macOS et Linux. Les clients Android et iOS sont développés et distribués en utilisant les outils respectifs aux plateformes.

Sur Android, l'application est disponible sur le Google Play Store[9] et F-Droid[10], avec des modifications mineures. Par exemple, la version distribuée sur F-Droid ne contient pas l'extension propriétaire Google Cloud Messaging.

Histoire[modifier | modifier le code]

Riot a été originellement appelé Vector[3], quand il est sorti de sa version bêta en juillet 2016[11]. L'application a été renommée en tant que Riot en septembre de la même année[12]. Le renommage a été effectué par Canadian brand consultancy LP/AD. En novembre, la première implémentation du chiffrement de bout en bout a été publié en tant que version bêta aux utilisateurs[13].

En avril 2019, une nouvelle application a été publiée sur le Google Play Store suite aux clés compromis du serveur de production[14]. Les développeurs recommandent que n'importe qui utilisant l'application provenant du Google Play Store la mette à jour vers la dernière version[15].

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Riot est réputé pour sa capacité à se connecter à d'autres applications de messagerie comme IRC, Slack, Telegram et d'autres[16]. Aussi, il intègre la voix et la vidéo pair-à-pair et les discussions de groupe via WebRTC. Étant donné qu'il est possible d'auto-héberger l'application et le serveur de discussion, Riot est souvent recommandé par les défenseurs de la vie privée[17].

Les salons sont où les utilisateurs discutent. Ces salons sont non-chiffrés par défaut depuis le 1er janvier 2020[18]. Les appels peuvent aussi être chiffrés[19].

Réception[modifier | modifier le code]

Étant donné que Riot est le client Matrix le plus développé, il est recommandé comme point de départ pour les nouveaux utilisateurs de Matrix, même pas le project lui-même[20]. Dans les médias il est parfois perçu comme une alternative à Slack[7],[21],[22] ou d'autres clients de messagerie[23],[24]. Généraement, Riot semble plus populaire dans les communautés du logiciel libre et de l'open source, où il est parfois recommandé de par sa nature fédérée[25]. Cette orientation technique se reflète dans les plus grands salons de la plateforme Matrix, qui comportent des distributions Linux et des salons sur les cryptomonnaies[26]. L'application a été téléchargée plus de 50 000 fois dans le Google Play Store[27], avec des utilisateurs supplémentaires via F-Droid ou sur d'autres plateformes.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Release 1.5.8 », (consulté le 4 février 2020)
  2. « Riot: A Distributed Way of Having IRC and VOIP Client and Home Server », sur itsfoss.com (consulté le 4 septembre 2018)
  3. a et b « Riot-im », sur directory.fsf.org (consulté le 4 septembre 2018)
  4. https://about.riot.im/
  5. (en-US) « Riot – Riot – open team collaboration », sur about.riot.im (consulté le 18 octobre 2018)
  6. http://vector.im/#products-services
  7. a et b (en-US) « Riot wants to be like Slack, but with the flexibility of an underlying open source platform », TechCrunch, {{Article}} : paramètre « date » manquant (lire en ligne, consulté le 18 octobre 2018)
  8. (en) « vector-im/riot-web », sur GitHub (consulté le 18 octobre 2018)
  9. (en) « Riot.im - open team collaboration - Apps on Google Play », sur play.google.com (consulté le 18 octobre 2018)
  10. « F-Droid Site » (consulté le 18 octobre 2018)
  11. Riot.im, « Say Hello To Vector! », sur Riot.im, (consulté le 18 octobre 2018)
  12. Riot.im, « Let’s Riot! », sur Riot.im, (consulté le 18 octobre 2018)
  13. Riot.im, « Riot releases end-to-end encryption: get ready to chat securely! », sur Medium, (consulté le 18 octobre 2018)
  14. « Riot.im - Communicate, your way » (consulté le 1er mai 2019)
  15. « Riot.im Android security update » (consulté le 1er mai 2019)
  16. (en-US) « Riot: A Distributed Way of Having IRC and VOIP Client and Home Server | It's FOSS », It's FOSS,‎ (lire en ligne, consulté le 18 octobre 2018)
  17. (en) Peng Zhong, « Riot - Projects - PRISM Break », sur prism-break.org (consulté le 18 octobre 2018)
  18. (en) « Declaring End-to-end Encryption stable and turning it on by default for private rooms. · Issue #6779 · vector-im/riot-web », sur GitHub (consulté le 3 janvier 2020)
  19. « Features | Riot », sur about.riot.im (consulté le 2 janvier 2020)
  20. (en-US) « Try Matrix Now! | Matrix.org », sur matrix.org (consulté le 4 novembre 2018)
  21. Sean Tilley, « Riot, a Decentralized Slack‐like Messenger (Powered by Matrix) », sur Medium, (consulté le 4 novembre 2018)
  22. (de) « Open Source und verschlüsselt: Das steckt hinter dem Slack-Rivalen Riot », t3n News, {{Article}} : paramètre « date » manquant (lire en ligne, consulté le 4 novembre 2018)
  23. (en) « Yet another messaging platform: Why Riot? | Security, Insights, and Results for your Drupal or WordPress Website », sur www.freelock.com (consulté le 4 novembre 2018)
  24. (de) « Echtzeitkommunikation ausprobiert: Willkommen in der Matrix - Golem.de », {{Article}} : paramètre « périodique » manquant, paramètre « date » manquant (lire en ligne, consulté le 4 novembre 2018)
  25. (de) « Messaging und Open Source – Ein kurzer Blick auf Riot.IM (Gastbeitrag) – DeathMetalMods », sur www.deathmetalmods.de (consulté le 4 novembre 2018)
  26. (en) « Matrix Rooms: Top by members (Public) », sur matrixstats.org (consulté le 4 novembre 2018)
  27. (en) « Riot.im - open team collaboration - Apps on Google Play », sur play.google.com (consulté le 4 novembre 2018)