Slack (plateforme)

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Slack
Logo de Slack (plateforme)
Logo utilisé depuis 2019.

Adresse slack.com
Slogan Where work happens
Type de site Plateforme de communication collaborative propriétaire
Langue Anglais, espagnol, français, allemand, arabe, italien, russe, langues chinoises, coréen et japonais
Siège social San Francisco
Drapeau des États-Unis États-Unis
Propriétaire Salesforce
Créé par Stewart Butterfield, Eric Costello, Cal Henderson, et Serguei Mourachov
Lancement

Slack est une plateforme de communication collaborative propriétaire (SaaS) ainsi qu'un logiciel de gestion de projets créé par Stewart Butterfield, Eric Costello, Cal Henderson et Serguei Mourachov[1] en et officiellement lancée en .

L'entreprise appartient au groupe Salesforce depuis .

Fonctionnement[modifier | modifier le code]

« Slack » est l'acronyme de « Searchable Log of All Conversation and Knowledge »"[2], qui peut se traduire en français, "journal de bord avec recherche de toutes les conversations et connaissances" ou "Accessibilité à toutes les conversations et connaissances"[3],[4].

Slack fonctionne à la manière d'un chat IRC organisé en canaux correspondant à autant de sujets de discussion. La plateforme permet également de conserver une trace de tous les échanges, permet le partage de fichiers au sein des conversations et intègre en leur sein des services externes comme GitHub, Dropbox, Google Drive ou encore Heroku pour centraliser le suivi et la gestion d'un projet[5]. Un robot peut également répondre automatiquement à certaines requêtes de l'utilisateur[6] et s'améliore au fil du temps grâce à des algorithmes d'apprentissage[7].

Slack dispose de clients natifs sur la plupart des plateformes mobiles (iOS, Android) ainsi que sur macOS, Windows, Linux, et via un navigateur Web.

Histoire[modifier | modifier le code]

La société a initialement levé près de 43 millions de dollars en . En , la société a levé 120 millions de dollars en capital risque sur la base d'une valorisation de 1,2 milliard de dollars menée par Kleiner Perkins Caufield & Byers et Google Ventures.

En , l'entreprise signe un nouvel accord avec des investisseurs afin de lever jusqu'à 160 millions de dollars dans un tour de financement qui valorise la société à 2,76 milliards de dollars. Les nouveaux investisseurs sont Institutional Venture Partners, Horizons Ventures, Index Ventures et DST Global. En avril, la société lève 160 millions de dollars et annonce qu'elle a levé un montant supplémentaire de 200 millions de dollars en financement[réf. nécessaire].

En , Slack lève 250 millions de dollars auprès de SoftBank, induisant une valorisation de 5,1 milliards de dollars[8].

En , Slack acquiert HipChat et Stride, deux de ses concurrents, pour un montant non dévoilé, ces deux derniers logiciels devant être arrêtés en [9].

En , Slack lève 427 millions de dollars, valorisant l'entreprise à 7,1 milliards de dollars[10].

Le , Slack est introduite en bourse, valorisant l'entreprise à 20 milliards de dollars[11] puis 38 milliards quelques jours plus tard[12]. En octobre de l'année suivante, le cours est un peu en dessous de 16 milliards[13].

Avant d'entrer en Bourse, la société a pu effectuer 11 levées de fonds du fait de perspectives intéressantes de retour sur investissements selon les acteurs du marché. Slack se trouve maintenant confronté à la concurrence de Microsoft avec son offre Teams[14].

Salesforce annonce le rachat de Slack le pour un montant de 27,7 milliards de dollars[15],[16].

Diffusion[modifier | modifier le code]

Selon le Journal du Net, la France est le troisième pays européen où Slack est le plus utilisé derrière la Grande-Bretagne et l'Allemagne[4].

La plateforme revendique[pertinence contestée] 250 000 utilisateurs en France. La forte croissance du nombre de travailleurs indépendants a également eu un impact sur le développement d'outils de collaboration comme Slack : certains métiers peuvent être exercés à distance depuis chez soi ou depuis un espace de cotravail : ils ne nécessitent pas la présence physique du travailleur.

Financements[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en-US) « Slack’s Co-Founders Take Home The Crunchie For Founder Of The Year », sur TechCrunch (consulté le )
  2. « Big Bother Is Watching - The Baffler », sur thebaffler.com (consulté le )
  3. Business Insider, « Slack : le nom de la messagerie veut en fait dire quelque chose », sur Business Insider France, (consulté le )
  4. a et b « Slack : comment l'utiliser pour gagner en productivité ? », sur www.journaldunet.fr (consulté le )
  5. Nicolas Furno, « Slack, le nouveau service de messagerie qui fait fureur », MacG.co,‎ (lire en ligne).
  6. « Slackbot: your assistant, notepad & programmable bot », sur Slack Help Center (consulté le ).
  7. « Scarlett Johansson, Facebook MoneyPenny and Corporate Productivity », (consulté le ).
  8. Julien Bergounhoux, « Slack lève 250 millions de dollars pour mieux séduire les grandes entreprises », sur L'Usine digitale,
  9. Greg Kumparak, « Atlassians Hipchat and Stride to be discontinued with Slack buying up the IP », sur Techcrunch,
  10. Léna Corot, « Slack lève 427 millions de dollars, sa valorisation dépasse les 7 milliards », sur L'Usine digitale,
  11. « Slack démarre en trombe en Bourse et vaut désormais 20 milliards de dollars », sur La Tribune (consulté le )
  12. (en) « Can superior design pick up the slack at Slack? », sur Fortune, (consulté le )
  13. « Slack Technologies Market Cap 2018-2020 | WORK », sur www.macrotrends.net (consulté le )
  14. « Slack : Salesforce débourse 27,7 milliards de dollars pour racheter la messagerie collaborative »
  15. « Le géant informatique Salesforce achète la messagerie Slack pour près de 23 milliards d’euros », Le Monde,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne).
  16. (en-US) Erin Griffith et Lauren Hirsch, « Salesforce to Acquire Slack for $27.7 Billion », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le )

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]