Richard Lynn

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Richard Lynn
Portrait de Richard Lynn
Richard Lynn en 2008.
Biographie
Naissance Voir et modifier les données sur Wikidata
à BristolVoir et modifier les données sur Wikidata
Pays de nationalité AngleterreVoir et modifier les données sur Wikidata
Thématique
Formation Université de Cambridge et King's CollegeVoir et modifier les données sur Wikidata
Profession Psychologue et professeur d'université (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Richard Lynn est un psychologue britannique né en 1930. Il est docteur en psychologie de l'université de Cambridge. Professeur émérite à l'université d'Ulster[1] et membre de l'institut de recherches de psychologie et d'économie à Dublin, il est connu pour ses vues racialistes[2]. Il considère en effet qu'il existe des différences en matière d'intelligence fondées sur le sexe et les races.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il a été l'un des 52 spécialistes à signer le Mainstream Science on Intelligence, une tribune publiée dans le Wall Street Journal le 13 décembre 1994 défendant les thèses racialistes du best-seller The Bell Curve comparant race et intelligence.

Il contribue aux revues Personality and Individual Differences et Intelligence, et est également membre du Pioneer Fund et de sa publication le Mankind Quarterly.

Lynn ne cache pas son admiration pour Francis Galton, polymathe pionnier de la psychologie comparée[3].

Études[modifier | modifier le code]

Les recherches de Lynn concernant les différences raciales et nationales en matière d'intelligence sont controversées. À la fin des années 1970, Lynn écrit que les Asiatiques du Nord-Est ont un quotient intellectuel moyen (QI) plus élevé que les Européens et que les Européens un QI moyen plus élevé que les Africains subsahariens. En 1990, il avance que l'effet Flynn - l'augmentation progressive des scores de QI observés dans le monde entier depuis les années 1930 - pourrait s'expliquer par une meilleure nutrition. Dans deux livres co-écrits avec Tatu Vanhanen, il fait valoir que les différences dans les indices de développement entre les différents pays sont en partie causées par le QI moyen de leurs citoyens. Cependant, Earl Hunt et Werner Wittmann (2006) ont remis en question la validité de leurs méthodes de recherche et pointé du doigt la qualité incohérente des données disponibles utilisées par Lynn et Vanhanen dans leur analyse[4]. Réexaminant la relation entre la compétence cognitive d'une population nationale et la prospérité économique de cette nation, Hunt et Wittmann concluent que malgré les faiblesses de plusieurs de leurs données, la conclusion empirique de Lynn et Vanhanen était correcte, mais remettent en question l'explication simple que le QI moyen des citoyens d'un pays constitue la source de sa richesse nationale et soutiennent que la relation est plus complexe[4].

En 2015, il publie une étude dans la revue Intelligence montrant une baisse de 4 points du quotient intellectuel en France entre 1999 et 2009. L'étude est commentée dans de nombreux journaux[5]. L'interprétation de ces résultats est sujet à débat entre les spécialistes. Alors que Dutton et Lynn mettent en avant des causes génétiques comme facteur explicatif de cette baisse du QI (notamment le fait que les personnes avec un QI élevé feraient moins d'enfants que ceux avec un QI plus faible), d'autres chercheurs expliquent ces résultats par des facteurs environnementaux, en particulier l'exposition aux perturbateurs endocriniens qui impacterait le développement du cerveau en agissant sur les hormones thyroïdiennes[6],[7].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Intelligence: A Unifying Construct for the Social Sciences (coécrit avec Tatu Vanhanen), Ulster Institute for Social Research, 2012.
  • The Chosen People: A Study of Jewish Intelligence and Achievement, Washington Summit Publishers, 2011.
  • The Global Bell Curve: Race, IQ, and Inequality Worldwide (2008)
  • Race Differences in Intelligence: An Evolutionary Analysis (2006)
  • IQ and Global Inequality (en) (coécrit avec Tatu Vanhanen) (2006)
  • IQ and the Wealth of Nations (coécrit avec Tatu Vanhanen) (2002)
  • Eugenics: A Reassessment (Human Evolution, Behavior, and Intelligence) (2001)
  • The Science of Human Diversity: A History of the Pioneer Fund (2001)
  • Dysgenics: Genetic Deterioration in Modern Populations (Human Evolution, Behavior, and Intelligence) (1996)
  • The Secret of the Miracle Economy: Different National Attitudes to Competitiveness and Money (1991)
  • Educational Achievement in Japan: Lessons for the West (1988)
  • Dimensions of Personality: Papers in Honour of H. J. Eysenck (1981)
  • Personality and National Character (International series of monographs in experimental psychology, v. 12) (1971)
  • Introduction to the Study of Personality (Basic Books in Education)(1971)
  • The Entrepreneur: Eight Case Studies (1974)
  • Attention, Arousal and the Orientation Reaction, ed. par Hans Eysenck, Oxford-New York, Pergamon, coll. International Series of Monographs in Experimental Psychology, 1966.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Psychology Research Institute
  2. « Call for re-think on eugenics », BBC News, 26 avril 2002
  3. [PDF] Interview de Richard Lynn par l'Occidental Quarterly
  4. a et b (en) Hunt, E; Wittmann, W, "National intelligence and national prosperity", Intelligence. 36 (1): 1–9, 2008
  5. YANN VERDO, L'inquiétant recul du quotient intellectuel, lesechos.fr, 27 janvier 2017
  6. Pauline Moullot, Notre QI est-il vraiment en train de baisser ?, liberation.fr, 22 novembre 2017
  7. Le cerveau assiégé par les perturbateurs endocriniens, lemonde.fr, 20 juin 2016

Liens externes[modifier | modifier le code]