Retable Jabach

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Retable Jabach
Jarbach Altarpiece 01.jpg

Retable Jabach

Artiste
Date
Vers 1504
Mouvement
Localisation
Städelsches Kunstinstitut de Francfort
Alte Pinakothek de Munich
Musée Wallraf-Richartz de Cologne

Le retable Jabach est un triptyque peint par Albrecht Dürer vers 1504. Il tire son nom du plus connu de ses propriétaires successifs, Everhard Jabach, originaire de Cologne, qui fut entre autres marchand, banquier à Paris et directeur de la Compagnie des Indes — mais aussi grand collectionneur d'art.

Histoire[modifier | modifier le code]

Cette œuvre a probablement été originellement commandée par Frédéric le Sage pour célébrer la fin de l'épidémie de peste en 1503. Ceci justifierait le choix des souffrances de Job comme sujet de l'un des panneaux, puisque Job était alors couvert de bubons.

Après être restée jusqu'à la fin du XVIIIe siècle dans la chapelle privée de la famille Jabach à Cologne[1], elle a été séparée en ses diverses pièces par un Joseph Haussmann, artiste probablement de Cologne. Il leur a ajouté des monogrammes et la fausse date de 1523[2], a réduit les panneaux extérieurs en haut et sur les côtés où ils étaient joints au reste de l'œuvre[1], et les a revendus individuellement pour un plus gros prix[2].

La pièce centrale a disparu.

Les panneaux internes qui l'encadraient représentent Joseph et Joachim à gauche, et Siméon et Lazare à droite. Ces deux panneaux passèrent entre autres mains par la collection Boisserée puis dans celle du roi de Bavière. Ils sont maintenant à l'Alte Pinakothek de Munich.

Description[modifier | modifier le code]

Les panneaux externes représentent respectivement Job et sa femme (aussi appelée Les souffrances de Job), et deux joueurs de flûte et de tambour.

Chaque panneau mesure 94 cm de haut pour 51 cm de large.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c (en) « The Jabach Altarpiece », sur wga.hu.
  2. a, b, c et d (en) Joachim Jacoby, « A note on Dürer's so-called Jabach altarpiece », Bibliothèque d'Humanisme et Renaissance, vol. 63, no 1,‎ , p. 47-62 (JSTOR 20678819).

Sur les autres projets Wikimedia :