Portrait de Johann Kleberger

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Jean Kleberger
Albrecht Dürer 081b.jpg
Artiste
Date
Type
Matériau
huile sur boisVoir et modifier les données sur Wikidata
Dimensions (H × L)
36,5 × 36,5 cmVoir et modifier les données sur Wikidata
Mouvement
Collection
N° d’inventaire
GG_850Voir et modifier les données sur Wikidata
Localisation

Le Portrait de Johann Kleberger est une peinture à l'huile sur bois de tilleul (37cm x 37 cm) d'Albrecht Dürer, signée et datée en 1526, et conservée au Kunsthistorisches Museum de Vienne.

Histoire[modifier | modifier le code]

L’œuvre a été exécutée à Nuremberg, l'année ou le peintre a également représenté Hieronymus Holzschuher et Jakob Muffel. Johann Kleberger était un riche marchand et financier qui avait épousé la fille et la veuve d'un ami proche de Dürer, Willibald Pirckheimer.

A la mort du protagoniste, le portrait passa à son beau-fils, Willibal Imhof, qui l'a ensuite vendu à l'empereur Rodolphe II.

Description[modifier | modifier le code]

L'oeuvre constitue le plus original des portraits de Dürer et l'un des plus novateurs de l'époque. Dessiné comme une médaille antique, peut-être inspiré par les gravures de médailles romaines de Hans Burgkmair, l'artiste dépeint le buste de l'homme dans le médaillon s'ouvrant dans le mur, qui comporte une inscription, tout comme dans une véritable monnaie : E. IOANI KLEBERGERS NORIKER UN AETA SVAE XXXX.

Le buste, cependant, est traité avec le plus grand réalisme, comme s'il s'agissait d'un modèle sculpté en cire extrêmement réaliste, réalisé de manière à projeter une ombre sur le mur : un véritable précurseur du surréalisme. Très originale est aussi l'apparition des favoris, typiques du goût "xixe siècle", le faisant ressembler à un portrait néo-classique, davantage que Renaissance.

Aux quatre coins de la représentation, on trouve des motifs héraldiques ainsi que le monogramme de l'artiste, et la date de 1526.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Costantino Porcu (eds), Dürer, Rizzoli, Milan, 2004.

Liens externes[modifier | modifier le code]