Renverser la charge de la preuve (philosophie)

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Renverser la charge de la preuve.

Renverser la charge (ou le fardeau) de la preuve signifie qu'un ou plusieurs participants d'un débat heuristique inverse la charge de la preuve[tautologie]. Le renversement a une portée particulière en droit où on traite de charge de la preuve en droit ainsi qu'en sciences[pourquoi ?].

Normalement, la charge de la preuve repose sur celui qui procède à une affirmation. En ce sens, la question de la charge de la preuve est abordée par Euclide, qui affirme que « ce qui est affirmé sans preuve peut être nié sans preuve »[1]. Bertrand Russell a abordé le sujet dans son analogie de la théière. La formule originale est la locution latine : « Quod gratis asseritur gratis negatur. » (« Ce qui est affirmé sans preuve peut être nié sans preuve. »), formule régulièrement utilisée depuis au cours du XIXe siècle[2].


Appel à l'ignorance[modifier | modifier le code]

Dans le cas de l'argumentum ad ignorantiam, ou appel à l'ignorance, il est opéré un renversement de la charge de la preuve par celui sur qui repose la charge de la preuve : il s'agit de tenir pour vrai ce qui n'est pas prouvé être faux. Un tel procédé se soustrait à la réfutabilité.

Article détaillé : Appel à l'ignorance.

Voici quelques exemples d'utilisation du renversement de la charge de la preuve liés à l'appel à l'ignorance :

  • Prouvez-moi que le monstre du Loch Ness n'existe pas, sinon c'est qu'il existe.
  • Prouvez-moi que la télépathie n'existe pas, ou alors c'est qu'elle existe.
  • Prouvez-moi que les extraterrestres n'existent pas, ou alors c'est qu'ils existent.
  • Prouvez-moi que l'astrologie ne fonctionne pas, sinon c'est qu'elle fonctionne.
  • Prouvez-moi que Dieu n'existe pas, sinon c'est qu'il existe.
  • Prouvez-moi qu'une théière céleste n'orbite pas autour du soleil, sinon c'est un fait.
  • Prouvez-moi que le libre arbitre n'existe pas, sinon c'est qu'il existe (argument utilisé par Bergson dans sa réfutation du déterminisme).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [1], Citation du jour.
  2. e.g. The Classical Journal, Vol. 40 (1829), p. 312.

Voir aussi[modifier | modifier le code]