Raffarinade

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Jean-Pierre Raffarin en janvier 2013.

Le terme raffarinade est un néologisme politique utilisé pour qualifier diverses formules de l'homme politique et ancien Premier ministre français Jean-Pierre Raffarin, en particulier les phrases imagées et les truismes dont il est friand dans ses interventions publiques.

Cette expression est apparue dans le quotidien suisse Le Temps, dans l'éditorial du 7 mai 2002[1], le lendemain de la nomination de Jean-Pierre Raffarin à la tête du gouvernement. Elle a été très employée dans la presse française, notamment par la presse satirique, lorsque l'intéressé était à la tête du gouvernement, de 2002 à 2005. Un ouvrage consacré uniquement à ce sujet a même été publié en 2002.

Exemples de « raffarinades »[modifier | modifier le code]

Lapalissades[modifier | modifier le code]

« Les jeunes sont destinés à devenir des adultes[2],[3]. »

« L'avenir est une suite de quotidiens[2],[3]. »

« Il est curieux de constater en France que les veuves vivent plus longtemps que leurs maris[2],[3]. »

« L'enjeu des régionales, c'est la région[3]. »

« L’Europe à laquelle nous devons penser demain, ce n’est pas l’Europe d’hier[4]. »

« Sorties de route »[modifier | modifier le code]

« Win the “yes” needs the “no” to win against the “no” (« Le oui a besoin du non pour gagner contre le non »)[5],[3],[4]. »

— Au sujet du référendum sur le Traité établissant une constitution pour l'Europe.

« Mon oui est plus qu’un non au non[4]. »

« Ne soyons pas frileux, ne soyons pas frigides [avec l’Europe][4]. »

« Je vous recommande la positive attitude[6],[3]. »

— Allusion à une chanson de Lorie.

« Je dis aux jeunes : la fête, c’est la vie. La vie, c’est ton visage[4] ! »

« Nous avons un trimestre de quatre mois[3]. »

« Si on met la voiture France à l'envers, nous n'aurons plus la capacité de rebondir[7],[3]. »

Leçons de vie[modifier | modifier le code]

« La modestie, ça ne se proclame pas, ça se vit[2],[3]. »

« Notre route est droite, mais la pente est forte[8],[3]. »

« La gravité de la crise, c'est la crise de la gravité[3]. »

« La faiblesse de vocabulaire signifie la faiblesse de penser[3]. »

« La route, elle est faite pour bouger, pas pour mourir[2]. »

« Il faut avoir conscience de la profondeur de la question du sens[9]. »

« Il existe aussi une intelligence de la main (...) et elle communique directement avec le cœur[4]. »

« L'humour, c'est comme la télévision : y a des professionnels[3]. »

— Réplique lancée au chroniqueur de télévision Cyrille Eldin qui ironisait sur la situation à l'UMP.

Propos politiques[modifier | modifier le code]

« Le citoyen est un piéton de la République[2],[3]. »

« La politique, ce n’est pas un sport, ce n’est pas une équipe contre une autre : on est tous l’équipe de France[4]. »

« La France est forte quand c’est une force qui va et qui sait où elle va[4]. »

« La Marseillaise sera d’autant moins sifflée qu’elle sera entonnée par tous[4]. »

« La rue doit s'exprimer, mais ce n'est pas la rue qui gouverne[2]. »

« Je suis le pilote de l'Airbus gouvernemental[2]. »

« Quand le cheval trébuche, c'est le cavalier qui doit se sentir responsable[3]. »

« On n'a pas besoin d'être en pyjama pour exprimer ses convictions[10]. »

— À propos d'un jeu de télé-réalité politique souhaité un moment par TF1.

« Il vaut mieux un bilatéral approfondi qu’un multilatéral confus[11]. »

« Qui sème la division récolte le socialisme[12],[3]. »

« (À Nicolas Sarkozy) Travaille tes silences, baisse d'un ton[3]. »

« (À Bernadette Chirac) Merci de nous montrer que la victoire n'est pas facile, qu'elle se gagne étable par étable, commune par commune[2],[4]. »

« (À propos de Ségolène Royal) Ségolène, elle séduit au loin et irrite au près[3]. »

« Il vaut mieux pour Poitou-Charentes être au nord du sud qu'au sud du nord[13]. »

Autodérision[modifier | modifier le code]

« J'ai mes rondeurs mais j'ai mon énergie[2]. »

« Le tour de taille n’est pas un handicap au Sénat[14],[3]. »

« Je suis né près de Cognac, la patrie de Jean Monnet. Le sang de l'Europe coule dans mes veines. »

« Je ne suis pas énarque, je parle directement comme je suis[2]. »

« Est-ce que j'ai l'air d'un psychosé[2],[4] ? »

« Je ne travaille pas pour moi, je n'ai pas un ego hypertrophié[2]. »

« Il faut sauter des haies et finalement, je saute les haies les unes après les autres[2]. »

« J'aimerais un jour être globe-trotter[2]. »

« Je n’aime pas beaucoup ne pas être dans le logiciel central de moi-même[4]. »

« On annonce toujours mon départ pour la semaine prochaine. Finalement j’ai quelque résistance[4]. »

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]