Moïta

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Moïta
Moïta
Administration
Pays Drapeau de la France France
Collectivité territoriale unique Corse
Circonscription départementale Haute-Corse
Arrondissement Corte
Intercommunalité Communauté de communes de l'Oriente
Maire
Mandat
François Dominique Gozzi
2020-2026
Code postal 20270
Code commune 2B161
Démographie
Gentilé Moïtais
Population
municipale
65 hab. (2019 en diminution de 18,75 % par rapport à 2013)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 16′ 46″ nord, 9° 24′ 49″ est
Altitude 450 m
Min. 220 m
Max. 1 160 m
Superficie 5,71 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Ghisonaccia
Localisation
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Moïta

Moïta est une commune française située dans la circonscription départementale de la Haute-Corse et le territoire de la collectivité de Corse. Elle appartient à l'ancienne piève de Serra dont elle était le chef-lieu.

Géographie[modifier | modifier le code]

Moïta se trouve dans le centre-est de la Corse, dans la piève de Serra, à l'orée de la Castagniccia, à 20 km des plages de la plaine orientale, à 40 km de Corte (au centre de l'île) et 23 km d'Aleria, ancienne capitale de la Corse romaine. À une altitude moyenne de 450 m, le village dominé, à l'est par le mont Sant'Appianu (1100m), se trouve sur un territoire de moyennes collines (anciennes terres à vignes) descendant au sud-est vers la Bravone, qui se jette dans la Méditerranée toute proche. Hier village parmi les plus peuplés du canton de Moïta-Verde, Moïta est resté chef-lieu du canton de Moita-Verde, bien qu'il ne compte plus aujourd'hui que 76 habitants, le chiffre ne prenant pas en compte les nombreux habitants, principalement des retraités, résidant au village pendant six mois de l'année. Luttant contre la désertification, comme nombre de villages de montagne dans l'île, Moïta connaît aujourd'hui un regain d'activité grâce à l'élevage (porcs, chèvres, vaches) qui maintient une vie économique et entretient l'espoir d'un renouveau. La construction de gîtes communaux ou particuliers a permis au village de s'ouvrir au tourisme. Les nombreuses constructions nouvelles, la restauration entreprise de l'habitat ancien semble confirmer cette renaissance.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Moïta est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3]. La commune est en outre hors attraction des villes[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (100 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (100,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (48,9 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (34,6 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (16,5 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Moïta a été la patrie du conventionnel Andrei (1733 - 1815) qui refusa de voter la mort de Louis XVI. Il fut également le village natal du baron d'Empire Morandini (1766- 1831). Sa plus grande gloire reste peut-être d'avoir accueilli en Padre Albini, aujourd'hui béatifié, venu de son couvent de Vico pour porter la bonne parole aux habitants du village. La tradition lui attribue la réalisation d'un miracle dont témoignerait encore la fontaine située près de la Grande Croix à l'entrée du village, et que Padre Albini éleva comme marque de son passage. Au XVIIIe siècle, dans le tumulte des événements qui marquèrent cette époque, Moïta prit le parti de Pascal Paoli qui devait devenir le Général de la Nation corse, premier état démocratique de l'Europe, que Louis XV annexa de manière brutale à son royaume.

Économie[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
avant 1981 ? Michel-Ange Filippi    
mars 2001 En cours Dominique Gozzi DVG Retraité
mars 1981 mars 2001 Paul-Michel Filippi PS Enseignant
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[9].

En 2019, la commune comptait 65 habitants[Note 2], en diminution de 18,75 % par rapport à 2013 (Haute-Corse : +6,41 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
502575598620699768719741750
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
828741902908826876842844900
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
836648624626666591453330247
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009 2014
2312001641217683778379
2019 - - - - - - - -
65--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Siméon, récemment restaurée, est de pur style baroque. Objets classés. Elle mérite d'être visitée. À voir également la monumentale fontaine aux 3 gueules de lion, œuvre d'un artiste local. Four à pain restauré, et dans certaines demeures, moulins à huile à traction animale, et fuconi, foyers allumés jadis en permanence et servant au séchage des châtaignes.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.