Pierres du Niton

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Pierres du Niton
Les pierres du Niton dans la rade de Genève.
Les pierres du Niton dans la rade de Genève.
Localisation
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Genève
Commune Genève
Coordonnées géographiques 46° 12′ 20″ N, 6° 09′ 15″ E
Caractéristiques
Type Blocs erratiques
Origine Transport glaciaire
Altitude 373,6 m

Géolocalisation sur la carte : canton de Genève

(Voir situation sur carte : canton de Genève)
Pierres du Niton

Géolocalisation sur la carte : Suisse

(Voir situation sur carte : Suisse)
Pierres du Niton

Les pierres du Niton sont deux rochers émergeant du lac Léman dans la rade de Genève (Suisse). Situés face au quai Gustave-Ador, il s'agit de blocs erratiques déposés par le glacier du Rhône lors de son retrait après la dernière glaciation. Le mot « Niton » serait dérivé de Neptune[1].

Historique[modifier | modifier le code]

On constate que ces pierres sont très stables alors, en 1820, l'ingénieur Guillaume-Henri Dufour s'en sert pour fixer le niveau moyen du lac et appose une plaque graduée sur la grande pierre comme point de repère[2].

Par la suite Guillaume-Henri Dufour l'utilise comme point de référence lors de l'établissement de sa carte de la Suisse au 1:100 000 établie entre 1845 et 1864. De nos jours encore, cette pierre est utilisée comme horizon du système géodésique de référence altimétrique en Suisse.

Nommé « Repère Pierre du Niton (RPN) », l'altitude de l'horizon était fixée d'abord à 376,86 m au-dessus du niveau de la mer et corrigée ultérieurement en 1902 à 373,6 m au-dessus du niveau de la mer sur la base du système géodésique national de référence français ayant pour repère de référence le marégraphe de Marseille[3]. C'est pourquoi des indications d'altitude sur les cartes de la Suisse avant l'année 1902 sont plus élevées de quelque 3,26 m que les valeurs officielles actuelles.

Il semble, qu'à l'âge du bronze, ces deux pierres ont un rôle rituel et spirituel. Cette hypothèse est fondée par la présence d'un trou carré au sommet de la grande pierre et la découverte, en 1660, de deux haches de l'âge du bronze moyen (env. 1500-1200 av. notre ère)[2]. La présence de cupules est également attestée sans que l'on puisse obligatoirement les associer à une activité humaine[4].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Département des travaux publics et de l'énergie du canton de Genève, Service des monuments et sites, sous la direction de Pierre Baertschi, Répertoire des immeubles et objets classés, Genève, Éditions Georg, (ISBN 2-8257-0500-4), p. 218-219 [détail des éditions]
  2. a et b Armand Brulhart et Erica Deuber-Pauli, Ville et Canton de Genève, Genève, Éditions Georg, coll. « Arts et monuments », (ISBN 2-8257-0126-2), p. 152-153 [détail des éditions]
  3. « FAQ - Horizon altimétrique », sur Swisstopo (consulté le 25 février 2015)
  4. 15 août 2012, Une énigmatique pierre gravée est mise au jour sous une église, par Marc Moulin, Le Temps

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]