Philippe Bozon

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Philippe Bozon (né le à Chamonix, dans le département de la Haute-Savoie, en France) est un joueur professionnel de hockey sur glace[2] devenu entraîneur. Fils de l'ancien joueur international Alain Bozon, Philippe Bozon est considéré comme un des plus grands joueurs de l'histoire du hockey français : quatre présences olympiques, douze participations mondiales, il est le premier Français à avoir évolué dans la ligue nationale de hockey[3]. Le , il devient le troisième Français à être admis au temple de la renommée de la Fédération internationale de hockey sur glace après Louis Magnus et Jacques Lacarrière[3].

Biographie[modifier | modifier le code]

Carrière[modifier | modifier le code]

Les débuts junior[modifier | modifier le code]

Philippe Bozon fait ses premiers pas dans les différentes équipes de jeunes du club des Boucs de Megève avec qui il remporte les titres de champion de France en poussin, benjamin et minime[4]. Il est rapidement repéré et intègre l'équipe première à seulement 16 ans, à la fin de la saison 1982-1983, parvenant à inscrire six buts en seulement 14 rencontres. Paulin Bordeleau, qui a également joué pour Megève, le recommande à Yvan Gingras, entraîneur des Castors de Saint-Jean de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (également désigné par l'abréviation « LHJMQ »). L'entraîneur vient le voir jouer en France et l'invite au camp d'entraînement de son équipe à l'inter-saison[5]. Après trois semaines d'expérience nord-américaine, Bozon retourne à Megève. La saison suivante, il s'impose dans le hockey hexagonal, jouant les 36 matchs de la saison avec son club et marquant 38 buts. C'est alors l'année de la découverte d'une jeune génération de joueurs de Megève dirigée par l'entraîneur formateur, Alain Bozon. L'équipe compte alors dans ses rangs des vétérans comme Paulin Bordeleau — ancien joueur de la Ligue nationale de hockey et également quatrième choix du repêchage de l'Association mondiale de hockey en 1973 — mais également des jeunes talents comme Serge Djelloul, Franck Pajonkowski — future vedette des Dragons de Rouen[6]. L'équipe remporte l'unique titre de champion de France de son histoire et à titre personnel, Bozon remporte le trophée Jean-Pierre Graff remis au meilleur espoir de la saison[7]. Il devient également le plus jeune joueur à être appelé en équipe de France de hockey sur glace[5] lors d'un match amical disputé contre la Hongrie en février 1984[2].

L'expérience nord-américaine[modifier | modifier le code]

Fort de ces succès, il part cette fois-ci tenter l'aventure québécoise avec les Castors de Saint-Jean. Lors de sa première saison dans la LHJMQ, il inscrit 32 buts et 50 aides pour 82 points en 67 matchs, terminant ainsi à la troisième place des pointeurs de son équipe[8]. Ces bons résultats le font remarquer par les Blues de Saint-Louis de la Ligue nationale de hockey qui l'invitent à leur tour à participer à leur camp d'entraînement. À l'issue de celui-ci, il signe un contrat comme agent libre avec les Blues le [5]. Sa saison 1985-86 dans la LHJMQ est encore meilleure pour lui : il termine cette fois-ci meilleur buteur et pointeur de son équipe en inscrivant 59 buts, 52 aides pour 111 points en 65 matchs[9]. Ces statistiques le placent également à la 8e place des buteurs de la saison dans la LHJMQ[10] et lui permettent d'être nommé dans la seconde équipe d'étoiles de la ligue[5]. Il participe également à la fin de saison des Rivermen de Peoria, le club-école des Blues qui joue dans la Ligue internationale de hockey, en participant à 5 matchs de série éliminatoire au cours desquels il inscrit un but.

Cependant, la saison suivante, il passe une partie de son temps à voyager entre Peoria dans l'Illinois et Saint-Jean-sur-Richelieu au Québec. Après avoir joué la fin de saison 1986-1987 et les séries éliminatoires de la LHJMQ avec les Castors, il retourne en France où il rejoint le Mont-Blanc Hockey Club né d'une fusion entre son précédent club de Megève et celui de Saint Gervais[6].

Le retour en France[modifier | modifier le code]

Cette nouvelle saison dans le championnat français lui permet de terminer meilleur buteur et meilleur compteur de son équipe avec un total de 35 buts, 24 aides pour 59 points en 32 rencontres — chiffres incluant les séries ; il termine troisième buteur derrière deux joueurs de Villard-de-Lans et neuvième pointeur[11]. Il mène ainsi son club vers un nouveau titre de champion de France. Cette saison est également marquée par les Jeux olympiques de Calgary où Bozon fait son retour avec l'équipe de France. Les bleus y font pâle figure, ne gagnant qu'un seul match sur tapis vert contre les Polonais lors de la phase de groupe[12] mais Bozon frappe les esprits en marquant un coup du chapeau contre le Canada lors d'une défaite 5-9[13],[14]. Ce seront ses seuls buts dans un tournoi où l'équipe de France finira à la 11e place, battant en match de classement la Norvège dans ce qui restera le premier match de l'histoire des Jeux olympiques se décidant par une séance de tirs au but, Pajonkowski inscrivant 4 buts pour la France portant la marque à six buts partout[5],[14].

La saison suivante, il domine à nouveau son équipe au chapitre des buts marqués (22), des points (58) mais également des aides (36)[15]. Cela ne suffit cependant pas à tirer son équipe vers le haut et elle termine à la neuvième et avant-dernière place de la saison régulière. Après avoir fini à la première place de la poule de maintien et évité la relégation, le club est dissous et Bozon se voit contraint de trouver une nouvelle équipe. Il rejoint Grenoble où il est associé pour la première fois en club à Christian Pouget, qu'il a déjà croisé en équipe nationale, et qui arrive pour sa part de Gap. Il termine meilleur buteur de son équipe mais deuxième pointeur derrière Karel Svoboda[16]. Ses 83 points le placent à la septième place de la ligue et ses 43 buts en font le deuxième buteur de la saison derrière le canadien de Rouen Benoît Laporte[17]. Cette belle saison lui permet également de remporter le trophée Albert Hassler du meilleur joueur français de l'année mais son équipe est battue en finale par le club de Rouen qui remporte là son premier championnat. À l'occasion de ce premier sacre des Rouennais, Bozon dénonce une tendance néfaste pour le hockey français des grandes équipes à recruter des joueurs canadiens au détriment de joueurs français[14].

À la fin de la saison 1990-1991, avec 38 points, Bozon est le quatrième pointeur de Grenoble ; il est devancé par Svoboda, Pouget et Christophe Ville qui lui succède au palmarès du trophée Hassler[18]. Son équipe, emmenée par ce quatuor, prend tout de même sa revanche en finale contre l'équipe de Rouen et s'adjuge le titre de champion de France, le troisième et dernier pour Bozon. L'équipe ne prenant pas part à la saison suivante, il est à nouveau obligé de changer de club et choisit cette fois-ci Chamonix où il est suivi par Pouget. C'est avec ce même Pouget et Antoine Richer au centre qu'il évolue sur la première ligne de l'équipe de France lors des Jeux olympiques d'Albertville. L'équipe de France parvient à se hisser en quart de finale où les États-Unis les éliminent sur le score de 4 buts à 1. Cette réussite de l'équipe de France lui permet d'être à nouveau remarqué par les Blues qui lui demandent de les rejoindre pour la fin de la saison. Cette fois-ci, le rêve de la Ligue nationale de hockey devient réalité et il quitte Chamonix en cours de saison avec l'accord de son président, ce dernier ne voulant pas gâcher le plaisir d'avoir un joueur français dans la grande ligue. Bozon s'envole alors pour Saint-Louis[14].

La Ligue nationale de hockey[modifier | modifier le code]

En 1992, il participe à la fin de saison des Blues qui se qualifient pour les séries éliminatoires en prenant la troisième place de la division Norris. Il y évolue notamment aux côtés de Brett Hull[19] qui vient de réaliser l'exploit de marquer 50 buts en 50 matchs pour la deuxième saison consécutive. Bozon joue neuf matchs de saison régulière et y inscrit son premier but en LNH ainsi que trois aides. Il prend ensuite part à tous les matchs de son équipe et inscrit à nouveau un but lors des séries où les Blues se font éliminer lors de la première ronde en six manches par les futurs finalistes de la Coupe Stanley, les Blackhawks de Chicago. La saison suivante est marquée par des blessures qui l'empêchent de disputer toute la saison régulière et l'obligent même à repasser par le club-école de Peoria pour se refaire une santé. Il joue cependant 54 matchs au cours desquels il inscrit 6 buts et 6 aides pour 12 points puis dispute à nouveau les séries, jouant 9 matchs et inscrivant un but alors que les Blues sont éliminés en demi-finale d'association[20].

La saison 1993-1994 est sa saison la plus aboutie dans la LNH : il prend part à 80 matchs de saison régulière sur les 84 de son équipe, y inscrit 9 buts et 16 aides pour 25 points et a l'honneur de jouer sur la ligne de Brett Hull pendant une partie de la saison[5]. Les séries des Blues sont marquées par une élimination en quatre matchs en quart de finale d'association où il n'inscrit aucun point. Cette saison l'empêche toutefois de participer aux Jeux olympiques de Lillehammer, les équipes ne libérant pas leurs joueurs, la saison de LNH se poursuivant pendant les jeux[14]. L'élimination précoce des Blues lui permet toutefois de rejoindre l'équipe de France au cours du championnat du monde en Italie. Il n'y joue que 3 matchs et n'y inscrit aucun point.

En 1994, une grève empêche le championnat de la LNH de démarrer aux dates prévues. Le conflit s'éternisant, Bozon décide, tout comme d'autres joueurs, de retourner jouer en Europe en attendant la reprise et s'engage avec Grenoble. En janvier 1995, alors qu'un accord est trouvé dans la LNH et une saison raccourcie débute, il retourne alors à Saint-Louis rejoindre son équipe. Malheureusement pour lui, le nouvel entraîneur des Blues, Mike Keenan, ne lui laisse jouer qu'un match avant de le consigner dans les tribunes[14]. Voyant cet état de fait se prolonger, il décide d'abandonner la LNH et de retourner à Grenoble pour la fin de saison. Il quitte définitivement la LNH après 163 matches, dont 19 rencontres de séries éliminatoires, pour un total 18 buts et 25 aides inscrits. Il retrouve le championnat de France et assiste alors aux débuts du jeune Cristobal Huet qui commence déjà à faire parler de lui. Les Brûleurs de Loup se font tout de même éliminer dès le premier tour des playoffs par Reims[21].

L'Europe[modifier | modifier le code]

Après avoir terminé la saison Élite du championnat de France à la 7e place avec Grenoble, Bozon participe au championnat du monde 1995. Contrairement aux joueurs de la LNH qui sont retenus par leur équipes encore engagées en série éliminatoire, Bozon est présent en Suède pour prendre part à l'une des plus belles prestations de l'équipe de France. En effet, celle-ci s'offre des victoires contre l'Allemagne, le Canada et la Suisse et termine à la troisième place de son groupe pour se qualifier pour les quarts-de-finale où elle est éliminée sèchement 5 buts à 0 par le futur vainqueur, la Finlande[22]. Après cet intermède national, Bozon s'offre un nouveau challenge en partant jouer en Suisse dans la ligue nationale B avec le HC La Chaux-de-Fonds. Cette première saison en Suisse est déjà une réussite pour lui : il marque 59 points en 29 matchs de saison régulière et participe à l'accession de son équipe à la LNA, provoquant au passage la descente de son futur club : le Lausanne HC. Sa deuxième saison suisse sera écourtée en raison de problèmes financiers de son équipe et une nouvelle opportunité s'offre alors à lui : partir jouer en Allemagne, à Mannheim, où l'attend son partenaire de l'équipe de France Christian Pouget.

Il part relever ce nouveau défi et il rencontre encore une fois le succès en participant à la conquête du titre de champion de la DEL[23]. L'année suivante, il devient un rouage essentiel de l'équipe : avec 20 buts et 37 points en 41 matchs, il termine meilleur buteur à égalité avec Dave Tomlinson et deuxième pointeur derrière ce même Tomlinson[24]. Mannheim parvient une nouvelle fois en finale du championnat et remporte son deuxième titre consécutif[25].

L'année 1998 est également marquée par les Jeux olympiques de Nagano. L'équipe de France ne termine que troisième de son groupe et doit se contenter de disputer ensuite un match pour la 11e place contre l'Italie. Au cours de ce match, Bozon va marquer un coup du chapeau lors de la victoire 5-1 de la France. Ces buts, ajoutés à ses statistiques des trois premiers matchs, le placent à la fin du tournoi olympique à la 5e place des pointeurs[5]. Avec 5 buts et 7 points en seulement 4 matchs, il n'est devancé que par Teemu Selänne (5 matchs, 4 buts soit 10 points), Saku Koivu (6, 2, 10), Pavel Boure (6, 9, 9) — tous trois joueurs de la LNH — et Aleksandr Korechkov (7, 3, 9)[26].

En 1998-1999, pour sa deuxième saison complète avec Mannheim, Bozon reste un des leaders de l'attaque et termine l'année 3e meilleur buteur, 2e passeur et 3e pointeur de l'équipe[27]. Cette saison est encore marquée par la victoire de Mannheim, la troisième consécutive pour le club comme pour Bozon[28]. Il quitte l'Allemagne avec un palmarès de 48 buts et 102 points en 114 rencontres de saison régulière et 15 buts et 34 points en 31 matchs de série. Il part retourner jouer en Suisse, au HC Lugano, dans la LNA cette fois-ci.

Il y rejoint Cristobal Huet, membre de l'équipe de France lui aussi et qui lui succédera plus tard dans la LNH. Dès sa première saison avec Lugano, il s'impose en terminant à la 2e place des pointeurs de l'équipe derrière Christian Dubé[29]. Son influence se fait surtout sentir lors de la finale des séries éliminatoires : il est suspendu lors des matchs 3 et 6 où son équipe perd alors qu'entre temps il a inscrit un triplé au cours de la victoire de son club pendant le match 5. Ses 9 buts et 15 points en 12 rencontres n'empêcheront pas Lugano de perdre la finale par 2 manches à 4[30]. La saison suivante est moins bonne pour Bozon : il inscrit à nouveau 44 points en saison régulière comme l'année précédente, mais il est laissé dans les tribunes pendant une partie des séries, ne jouant que 10 rencontres pour 9 points marqués. Il échoue à nouveau en finale avec son club, battu pour la deuxième année consécutive par Zurich[31].

Le Genève-Servette HC[modifier | modifier le code]

N'étant plus désiré à Lugano, Bozon est contraint de changer à nouveau de club. C'est le Genève-Servette HC qui lui propose de le rejoindre. Il relève à nouveau le défi de la ligue nationale B en terminant meilleur buteur, meilleur passeur et meilleur pointeur de son équipe en saison régulière[32] et gagne un nouveau titre de LNB qui propulse Genève en LNA pour la saison suivante[31].

L'année 2002 est également pour lui l'occasion de prendre part à ses quatrièmes Jeux olympiques. Il inscrit un but dans un match nul contre la Suisse puis en marque deux autres au cours d'une défaite contre l'Ukraine. Il dispute ensuite son dernier match international contre la Slovaquie au cours duquel il inscrit son dernier point en se faisant complice du seul but de l'équipe de France lors de ce match marqué par Maurice Rozenthal. Cette quatorzième et dernière place du tournoi olympique marque sa retraite internationale, tout comme pour son coéquipier Denis Perez[33]. Il termine cependant à la sixième place des pointeurs du tournoi derrière des stars de la LNH tels Mats Sundin ou encore son ancien coéquipier Brett Hull[21].

En 2002-2003, il est à nouveau au sommet du classement des buteurs de Genève[34] mais celle-ci ne termine qu'à la sixième place de la saison régulière et est éliminée en quart de finale des play-offs par Berne. La saison suivante, bien que totalisant plus de point que l'année précédente, il n'est cette fois-ci que le 2e pointeur de son équipe, loin derrière les leaders de la LNA. Blessé et ne jouant que sous infiltration, il quitte le 2e match de la série des demi-finales après une charge d'un joueur Bernois[35] et ne reviendra plus au jeu, son équipe s'inclinant 4 matchs à 1. Au cours de ces mêmes séries, un film documentaire sur le hockey sur glace intitulé « Les règles du jeu » est tourné ; lui et l'entraîneur Chris McSorley y jouent leur propre rôle lors des phases finales du championnat de Suisse[36]. À l'inter-saison, il apparaît qu'il n'est plus désiré à Genève où ses relations ont toujours été tendues avec McSorley, cependant, il rempile pour une nouvelle saison et, contre toute attente, remporte une nouvelle fois le titre de meilleur pointeur de sa formation[37]. L'équipe se qualifie en 6e position pour les séries, mais elle est éliminée dès les quarts-de-finale où Bozon ne parvient à marquer que 3 points en quatre matchs. À l'issue de l'élimination, il décide de prendre sa retraite. La place qu'il a prise dans le club de Genève est telle que le directeur général du club évoque l'idée de retirer son maillot no 12 définitivement[38]. La saison suivante, il tentera un retour timide[39] en fin de saison, participant à neuf matchs de saison régulière ainsi que six de séries éliminatoires avant de tirer un trait définitif sur sa carrière de joueur.

L'après-carrière[modifier | modifier le code]

En décembre 2007, la fédération internationale de hockey sur glace (souvent abrégée par l'abréviation de son nom anglais : IIHF pour International Ice Hockey Federation) annonce le nom des membres de la promotion 2008 de son Temple de la renommée. Bozon s'y retrouve aux côtés des trois premières femmes admises ainsi que de deux joueurs prestigieux : Mario Lemieux et Igor Larionov[40]. Le 20 janvier 2008, la Fédération française de hockey sur glace, à l'occasion du centenaire du championnat de France, crée son propre Temple de la renommée : il fait partie des cinq membres de la première promotion française en compagnie de Jean Ferrand, « Pete » Laliberté, Jacques Lacarrière et Louis Magnus[41], ces deux derniers ayant également déjà leur place au temple de l'IIHF. Le 15 mai 2008, pendant le championnat du monde qui se déroule au Canada, il est intronisé par l'IIHF au cours des cérémonies marquant le centenaire de la fédération internationale[42].

Il est également un des parrains, avec Sébastien Grosjean et Cristobal Huet, de l'association Set et Match - Puck et Match qui aide les enfants souffrant de l’ataxie de Friedreich[43],[44].

Il est consultant pour la télévision et commente les Championnats du monde, la LNH et les compétitions françaises sur Sport+, Canal+ et Canal+Sport[45].

Bozon est resté au contact du hockey genevois à la suite de sa retraite sportive. Il a obtenu un poste de directeur technique au sein du mouvement junior du Genève-Servette HC. En 2009, il devient responsable de l'Équipe de France masculine des moins de 20 ans, en vue des championnats du monde Division I de décembre[46]. Il succède ainsi à son père qui a également entraîné l'équipe de France junior dans le passé[47]. L'équipe de France remporte son premier match 6-3 contre l'Ukraine mais perd tous ses autres matchs. Elle termine ainsi dernière de son groupe et les bleuets sont relégués en Division II[48].

Le et à la suite du licenciement de Kent Johansson, il est nommé entraîneur du HC Lugano, club suisse pour lequel il a auparavant disputé deux saisons en tant que joueur[49]. Au terme de la saison 2009-2010, il prolonge son contrat de deux saisons malgré l'élimination de son équipe en quarts de finale des séries éliminatoires[50] mais il est démis de ses fonctions le alors que son équipe est classée 11e et avant-dernière de la LNA[51].

Le , il retrouve un poste d'entraîneur au HC Sierre, équipe suisse militant en deuxième division, où il remplace le Suédois Morgan Samuelsson[52].

Le il est officiellement nommé à la tête des Gamyo Épinal[53]. Après avoir mené l'équipe en finale de Ligue Magnus, Bozon et Épinal n'arrivent pas à se mettre d'accord sur les termes du nouveau contrat et ne continuent pas leur collaboration[54].

Le , il est nommé entraineur des Boxers de Bordeaux[55].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Il est marié à la skieuse alpine Hélène Barbier[56]. Ils ont trois enfants Timothé, Kevin et Allison[57]. Timothé, qui joue aussi au hockey, est sélectionné lors du repêchage d'entrée dans la LNH 2012 par les Canadiens de Montréal[58].

Statistiques[modifier | modifier le code]

Pour les significations des abréviations, voir statistiques du hockey sur glace.

En club[modifier | modifier le code]

Statistiques par saison[59]
Saison Équipe Ligue Saison régulière Séries éliminatoires
PJ  B   A  Pts Pun PJ  B   A  Pts Pun
1982-1983 Boucs de Megève Nationale A 14 6 - - - - -
1983-1984 Boucs de Megève Nationale A 36 38 - - - - -
1984-1985 Castors de Saint-Jean LHJMQ 67 32 50 82 82 5 0 5 5 4
1985-1986 Castors de Saint-Jean LHJMQ 65 59 52 111 72 10 10 6 16 16
1985-1986 Rivermen de Peoria LIH - - - - - 5 1 0 1 0
1986-1987 Castors de Saint-Jean LHJMQ 25 20 21 41 75 8 5 5 10 30
1986-1987 Rivermen de Peoria LIH 28 4 11 15 17 - - - - -
1987-1988 Aigles du Mont-Blanc Nationale 1A 18 11 15 26 34 14 24 9 33 10
1988-1989 Aigles du Mont-Blanc Nationale 1A 18 11 18 29 18 11 11 18 29 38[Note 1]
1989-1990 Brûleurs de Loups de Grenoble Nationale 1A 36 45 38 83 34 6 4 3 7 2
1990-1991 Brûleurs de Loups de Grenoble Ligue nationale 26 22 16 38 16 10 7 8 15 8
1991-1992 Huskies de Chamonix Élite 22 30 19 49 40 - - - - -[Note 2]
1991-1992 Blues de Saint-Louis LNH 9 1 3 4 4 6 1 0 1 27
1992-1993 Rivermen de Peoria LIH 4 3 2 5 2 - - - - -
1992-1993 Blues de Saint-Louis LNH 54 6 6 12 55 9 1 0 1 0
1993-1994 Blues de Saint-Louis LNH 80 9 16 25 42 4 0 0 0 4
1994-1995 Blues de Saint-Louis LNH 1 0 0 0 0 - - - - -
1994-1995 Brûleurs de Loups de Grenoble Élite 14 6 16 22 12 7 2 4 6 30
1995-1996 HC La Chaux-de-Fonds LNB 29 31 28 59 48 11 13 10 23 10[Note 3]
1996-1997 Lausanne HC LNB 23 17 15 32 89 - - - - -
1996-1997 Adler Mannheim DEL 22 11 7 18 6 9 6 9 15 2
1997-1998 Adler Mannheim DEL 41 20 17 37 36 10 5 5 10 16
1998-1999 Adler Mannheim DEL 51 17 30 47 66 12 4 5 9 30
1999-2000 HC Lugano LNA 44 13 31 44 73 12 9 6 15 37
2000-2001 HC Lugano LNA 41 18 26 44 42 10 7 2 9 6
2001-2002 Genève-Servette HC LNB 31 24 35 59 22 12 10 11 21 12
2002-2003 Genève-Servette HC LNA 43 19 19 38 47 6 0 2 2 10
2003-2004 Genève-Servette HC LNA 43 12 28 40 18 6 1 0 1 4
2004-2005 Genève-Servette HC LNA 38 12 27 39 55 4 1 2 3 0
2005-2006 Genève-Servette HC LNA 9 2 0 2 6 6 2 3 5 2[Note 4]
Totaux LNH 144 16 25 41 101 19 2 0 2 31
Totaux LNA 218 76 131 207 241 38 18 12 30 57
Totaux DEL 114 48 54 102 108 31 15 19 34 48

En équipe nationale[modifier | modifier le code]

Photo du maillot bleu de l'équipe de France de hockey avec le numéro 12 et le nom de Bozon
Maillot de l'équipe de France floqué du nom et du numéro de Bozon.

Meilleur pointeur (meilleur buteur avec 57 buts et meilleur passeur)[3] de l'équipe de France, il a mené les Français en quart de finale aux Jeux olympiques d'hiver de 1992 à Albertville et au Mondial 1995. Il s'est illustré avec la France à de nombreuses reprises en participant notamment à quatre Jeux olympiques avec l'équipe nationale.

Ces statistiques ne prennent pas en compte les matchs amicaux

Statistiques internationales[59]
Année Compétition PJ  B   A  Pts Pun Classement
1988 Jeux olympiques 6 3 2 5 0 11e
1989 Championnat du monde B 7 8 3 11 10 3e
1990 Championnat du monde B 7 4 2 6 4 4e
1991 Championnat du monde B 7 5 5 10 0 3e
1992 Jeux olympiques 7 3 2 5 4 8e
1992 Championnat du monde 3 1 1 2 4 11e
1994 Championnat du monde 3 0 0 0 2 10e
1995 Championnat du monde 6 2 3 5 0 8e
1996 Championnat du monde 7 4 2 6 4 11e
1997 Championnat du monde 8 2 4 6 27 10e
1998 Jeux olympiques 4 5 2 7 4 11e
1998 Championnat du monde 3 2 1 3 2 13e
1998 Qualifications pour le CM 3 2 1 3 2 -
1999 Championnat du monde 3 1 0 1 4 15e
1999 Qualifications pour le CM 3 0 1 1 0 -
2000 Pré-qualifications pour les JO[60] 3 3 4 7 0 -
2000 Championnat du monde 6 1 2 3 6 15e
2001 Qualifications pour les JO[60] 3 0 3 3 4 -
2001 Championnat du monde D1 5 8 1 9 6 2e
2002 Jeux olympiques 4 3 3 6 2 14e
Totaux Totaux 98 57 42 99 85 -

Palmarès et distinctions[modifier | modifier le code]

Titres[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les statistiques en séries sont celles de la poule de maintien.
  2. Il n'y eut pas de séries éliminatoires cette saison-là.
  3. Les séries incluent les matchs joués dans la poule de promotion/relégation à l'issue du championnat de LNB.
  4. Les statistiques en séries sont celles de la poule de relégation.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Olivier Breisacher, « Philippe Bozon: «Ge/Servette ne doit surtout rien changer!» », sur tdg.ch, (consulté le 5 mai 2013).
  2. a et b « Philippe Bozon », sur www.hockeyarchives.info (consulté le 5 mai 2013).
  3. a, b et c « Bozon stoppe sa carrière », sur sport.fr, (consulté le 5 mai 2013).
  4. Branchu 2007, annexes.
  5. a, b, c, d, e, f et g (en) (en) « Philippe Bozon, hockey statistics and profile », sur Legends of Hockey Net (consulté le 5 mai 2013).
  6. a et b Branchu 2007, chapitre 8.
  7. « Championnat de France 1983/84 », sur passionhockey.com (consulté le 5 mai 2013).
  8. (en) « 1984-85 St. Jean Beavers roster and statistics », sur www.hockeydb.com (consulté le 5 mai 2013).
  9. (en) « 1984-85 St. Jean Beavers roster and statistics », sur www.hockeydb.com (consulté le 5 mai 2013).
  10. (en) « QMJHL 1985-86 League Leaders », sur www.hockeydb.com (consulté le 5 mai 2013).
  11. « Championnat de France de hockey sur glace 1987/88 », sur www.hockeyarchives.info (consulté le 7 septembre 2014).
  12. Liste des résultats des matchs des Jeux de 1988 sur www.hockeyarchives.info.
  13. (en) Résumé de la rencontre sur query.nytimes.com.
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marc Branchu, Histoire du Hockey sur Glace en France, Alan Sutton, coll. « Mémoire du Sport », (ISBN 9782849107195)

Article connexe[modifier | modifier le code]

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