Parc national du Pollino

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Parc national du Pollino
Mont Pollino.JPG
Mont Pollino
Géographie
Adresse
Coordonnées
Ville proche
Superficie
1 925,65 km2[1]
Administration
Type
Catégorie UICN
Identifiant
Création
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Le parc national du Pollino est le plus grand parc national d'Italie avec une superficie de près de 2 000 km2.

Il a été créé en 1985 comme simple parc régional, puis devient parc national en 1991 pour préserver la dernière population de pin de Bosnie (Pinus heldreichii) en Italie. Le pin de Bosnie est le symbole du parc.

Il compte en son sein près de 56 communes et plus de 170 000 habitants. Il se situe entre la mer Ionienne et la mer Tyrrhénienne, c'est-à-dire entre la Calabre et le Basilicate.

Territoire[modifier | modifier le code]

Le parc protège une vaste zone des Appenins, dominée par le massif du Pollino . Le Mont Pollino culmine à 2248 mètres et domine un territoire de nature préservée aux paysages grandioses. La partie sud, côté Basilicate, est composée de grandes forêts, de pâturages et d'aires cultivables. La partie située au nord, en Calabre, est plus montagneuse.

Communes[modifier | modifier le code]

Le territoire du parc comprend en tout 56 communes : 32 en Calabre et 24 en Basilicate.

Les communes en territoire calabrais sont : Acquaformosa, Aieta, Alessandria del Carretto, Belvedere Marittimo, Buonvicino, Castrovillari, Cerchiara di Calabria, Civita, Francavilla Marittima, Frascineto, Grisolia, Laino Borgo, Laino Castello, Lungro, Maierà, Morano Calabro, Mormanno, Mottafollone, Orsomarso, Papasidero, Plataci, Praia a Mare, San Basile, San Donato di Ninea, Sangineto, San Lorenzo Bellizzi, San Sosti, Sant’Agata d’Esaro, Santa Domenica Talao, Saracena, Tortora et Verbicaro.

Les communes en territoire de Basilicate sont : Calvera, Castelluccio Inferiore, Castelluccio Superiore, Castelsaraceno, Castronuovo S. Andrea, Carbone, Cersosimo, Chiaromonte, Episcopia, Fardella, Francavilla in Sinni, Latronico, Lauria, Noepoli, Rotonda, San Costantino Albanese, San Giorgio Lucano, San Paolo Albanese, San Severino Lucano, Senise, Teana, Terranova di Pollino, Valsinni et Viggianello.

Parmi celles-ci, certaines ont un intérêt historique et archéologique : Viggianello, Rotonda, Castrovillari, Morano Calabro, Laino Castello, Mormanno, Scalea, Papasidero et Civita, d'autres sont importantes du point de vue socio-culturel, car elles sont communautés albanaises qui se sont introduites dans le territoire lucaniens et calabrais entre 1470 et 1540. Ce sont les communes de San Paolo Albanese, San Costantino Albanese, San Basile, Lungro, Plataci, Frascineto, Civita.

Le village le plus haut du parc est Alessandria del Carretto à 1 000 m d'altitude, village qui aujourd'hui encore conserve des traditions culturelles et musicales très anciennes. Parmi les édifices religieux dignes d'intérêt, on trouve la Madone des Armes à Cerchiara, et des couvents, comme celui de Colloreto à Morano Calabro. Dans la vallée du Mercure, il existe plusieurs sites paléolithiques (grottes de Romito) intéressants (Elephas antiquus, Hippopotamus major).

Flore[modifier | modifier le code]

Pin de Bosnie

Sur les parties les plus basses des versants du massif se trouvent des forêts de châtaignier. Elles sont remplacées, sur une dénivellation d'environ 1 200 m, par le charme, le chêne, le hêtre et l'érable. Dans les localités de Lago Duglia et Casino Toscano pousse le Sapin blanc.

Sur le côté ouest, poussent, éparpillés sur les pentes pierreuses escarpées, le Pin de Bosnie et une espèce de genévrier rampant.

En été poussent diverses espèces de fleurs sauvages : renoncule, Rosier sauvage, joubarbe, Orpin blanc, Violette de l'Etna, Campanule agglomérée, Globularia meridionalis, Coronic de Colonna, chardon.

Faune[modifier | modifier le code]

Le parc abrite entre autres le loup des Apennins, le cerf (réintroduit en 2003), le chevreuil, le sanglier, le renard roux, le lièvre, la loutre, l'écureuil noir (Sciurus meridionalis)[2]. Nombreuses espèces d'oiseaux, dont le hibou grand-duc, l'aigle royal, le vautour fauve (réintroduit en 2002), le percnoptère, le faucon pèlerin, le circaète Jean-le-Blanc, le crécerelle, le pic noir et le crave à bec rouge.

La faune est caractérisée par des insectes de toutes sortes, qui abondent surtout en été, notamment des sauterelles, bourdons et abeilles.

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (it) « L'Area Protetta », sur Federparchi (consulté le 16 janvier 2011)
  2. (it) « Lo scoiattolo nero calabrese »,

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (it) Giorgio Braschi: Pollino: viaggio interiore in una realta irreale: la wilderness del Pollino / immagini, testi e grafica di Giorgio Braschi; presentazione di Giorgio Saponaro e Franco Tassi, Martina Franca: Edizioni pugliesi, 2002, (ISBN 88-8348-016-3)
  • (it) Liliana Bernardo: Fiori e piante del Parco del Pollino., Castrovillari : Prometeo, 2001
  • (it) Tiziana La Gamma: Parco nazionale del Pollino : da vincolo a risorsa ., Université de Bologne, 1996/1997,
  • (it) Carlos Solito: Basilicata. Parco nazionale del Pollino., Martina Franca: Edizioni Pugliesi, 2004
  • (de) Dorothee Sänger, Michael Gahr, Benno F. Zimmermann: Kalabrien: Italiens Stiefelspitze vom Pollino bis zum Aspromonte., Munich, Bergverlag Rother, 2012
  • (it) (it) Francesco Bevilacqua, Il Parco Nazionale del Pollino. Guida storico-naturalistica ed escursionistica, Rubbettino, , 700 p. (ISBN 8849838212)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]