Oïrats

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Icône de paronymie Cet article possède un paronyme ; voir : OIRAT.
Oïrats
Description de cette image, également commentée ci-après

Caravane oirat

Populations significatives par région
Drapeau de la Mongolie Mongolie 206 000 (2002)[1]
Drapeau de la Russie Russie 174 000 (2002)[1]
Drapeau de la République populaire de Chine Chine 139 000 (2002)[1]
Drapeau du Kirghizistan Kirghizistan 4 188 (2009)[2]
Population totale 518 500 (2002)[1]
Autres
Régions d’origine Drapeau de la Mongolie Mongolie, Drapeau de la République populaire de Chine Chine
Langues Oïrate
Religions Bouddhisme tibétain, Tengrisme, Athéisme
Répartition des différents mongols de Mongolie et de Chine

Le terme Oïrats ou Oyrats, Oyirads (mongol : Ойрад, /Ojrad/) est le nom collectif de plusieurs tribus mongoles occidentales. Ils sont présents en Chine et en Mongolie, mais on les trouve aussi en Russie, où ils sont connus sous le nom de Kalmouks.

Présentation[modifier | modifier le code]

Distribution actuelle[modifier | modifier le code]

Langue[modifier | modifier le code]

Article détaillé : oïrate (langue).

La langue oïrate fait partie du groupe des langues mongoles.

Histoire[modifier | modifier le code]

Distribution des Khanats Oïrat en 1798, par Johann Christian Hüttner pour l'ambassade de l'Empire britannique :
* Khanat qoshot (Kokonor Choschot Oelöths)
* Khanat dzoungar (Soongarr Oelöths)
* Khanat torgut (Torgot Oelöths)
* Oïrats (peut être du Taklamakan ?) (Oelöths du Taschanai)

Menant une vie nomade dans les steppes de l'Altaï, les Oïrats sont soumis par les Mongols de Gengis Khan en 1207.

La ligue oïrat (XVe-XVIIe siècle)[modifier | modifier le code]

Au XVe siècle, les tribus oïrates forment une ligue, connue sous le nom des « Quatre Alliés », en mongol Dörvn Öörd, dont pourrait venir leur nom, Oyirad étant peut-être une déformation de Öörd. Les principales tribus sont les Choros (ou Öölds), les Torgut, les Dörbets et les Qoshots.

Le départ des Torgut vers la Russie et la création de la Kalmoukie (1616)[modifier | modifier le code]

En 1616, mécontents de la politique de l’alliance dictée par les Choros, la plupart des Torgut et une partie des Dörbets migrent vers l’ouest. Ils s’installent dans la région de la basse Volga, où ils établissent le khanat kalmouk. Les Kalmouks, soumis par la suite aux différents gouvernements de la Russie, se sont lentement sédentarisés tout en conservant leur culture.

Le départ des Qoshots vers le Qinghai et le Tibet (XVIIe siècle)[modifier | modifier le code]

En 1637, les Qoshots sous le règne de Güshi Khan migrent vers le Qinghai autour du Lac Qinghai et y établissent le Khanat qoshot.

Ils envahissent le Tibet en 1640 et y placent le Dalaï-lama, chef de l'école des bonnets jaunes, au pouvoir religieux.

Les Choros et le khanat dzoungar[modifier | modifier le code]

Les Choros, restés sur place, fondent le khanat dzoungar. Sous le règne de Galdan, leur territoire s'étend à tout le Xinjiang en 1679. Ils conquièrent le Tibet et tuent le chef Qoshot Lkhazang Khan, allié des Chinois mandchous de l'Empire Qing, puis le territoire des Khalkhas en Mongolie-Intérieure. Ces derniers, alliés des Qing, mènent ensuite plusieurs campagnes militaires contre le khanat dzoungar, ce qui permet aux empereurs mandchous de soumettre les derniers Oïrats hostiles à leur pouvoir.

Le retour des Kalmouks en Dzoungarie (1771)[modifier | modifier le code]

En 1771, certains Kalmouks entreprennent une migration de retour vers leurs territoires ancestraux. Ceux qui atteignent la Chine rejoignent ainsi les autres Oïrats.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (ru) Санчиров В. П. (Santchirov V. P.), О Происхождении этнонима торгут и народа, носившего это название // Монголо-бурятские этнонимы [« L'origine de l'ethnonyme Togrut et du peuple portant ce nom // Ethnonymes mongols et bourrages »], Oulan-Edé, БНЦ СО РАН,‎ , p. 31—50
  • (en) « An Asian-specific 9-bp deletion in region V of mitochondrial DNA is found in Europe », Medizinische Genetic. 9 Tahrestagung der Gesellschaft für Humangenetik,‎ , p. 85 (lire en ligne)
  • (en) Galushkin S.K., Spitsyn V.A., Crawford M. H., « Genetic Structure of Mongolic-speaking Kalmyks », Human biology, vol. 73, no 6,‎ , p. 823-834 (lire en ligne)
  • (ru) Хойт С.К. (Khoit S. K.), « Генетическая структура европейских ойратских групп по локусам ABO, RH, HP, TF, GC, ACP1, PGM1, ESD, GLO1, SOD-A (Genetic Structure of European Oyrat groups based on loci ABO, RH, HP, TF, GC, ACP1, PGM1, ESD, GLO1, SOD-A) », Проблемы этнической истории и культуры тюрко-монгольских народов. Сборник научных трудов, Elista, КИГИ РАН, 2009. с. 146-183.,‎ (lire en ligne)
  • (en) Malyarchuk, Boris, Derenko, Miroslava, Denisova, Galina et Khoyt, Sanj, « Y-chromosome diversity in the Kalmyks at the ethnical and tribal levels », Journal of Human Genetics, vol. 58,‎ (ISSN 1434-5161, lire en ligne)
  • (ru) Хойт, С. К. (Санжи Кубаевич) (Khoĭt, S. K. (Sanji Koubaievich)), Кереиты в этногенезе народов Евразии : историография проблемы, BROSKO,‎ (ISBN 9785914580442, OCLC 609013493, lire en ligne)
  • [hamagmongol.narod.ru/library/khoyt_2008_r.htm Хойт С.К. Антропологические характеристики калмыков по данным исследователей XVIII-XIX вв. // Вестник Прикаспия: археология, история, этнография. № 1. Элиста: Изд-во КГУ, 2008. с. 220-243.]
  • [hamagmongol.narod.ru/library/khoyt_2012_r.htm Хойт С.К. Калмыки в работах антропологов первой половины XX вв. // Вестник Прикаспия: археология, история, этнография. № 3, 2012. с. 215-245.]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d « Ethnologue: Languages of the World, 17th Edition », SIL (consulté le 13 septembre 2010)
  2. Перепись населения Кыргызской Республики 2009 года. Численность постоянного населения по национальностям.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]