Grande Mongolie

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Mongolie, Mongolie-Intérieure, régions de Chine et de république de la Fédération de Russie habitées par les Mongols.

La Grande Mongolie est une région géographique située en Asie (Asie centrale et Extrême-Orient), et constituée de territoires contigus habités à partir du XIIIe siècle par des ethnies turques et mongoles lors de la création de l'Empire mongol. Elle inclut approximativement l'État de la Mongolie (réunion de la Mongolie extérieure et de la pronvice de Hovd), la région autonome de Mongolie-Intérieure en Chine, la Bouriatie et d'autres régions habitées par les Mongols et les Turcs, ayant aujourd'hui le statut de république de la Fédération de Russie.

Les populations de cette région partagent la culture mongole turque (principalement kazakh, avec 88 7 % de la population de l'aïmag de Bayan-Ölgiy et Touvains, à l'ouest de la Mongolie) ou toungouse (Khamnigan (en), groupe d'Evenks de Mongolie) à des degrés divers, et parlent l'une des langues mongoles. Les Mongols ne constituent à présent qu'une minorité dans la plupart de ces régions, à l'exception de la Mongolie.

Histoire[modifier | modifier le code]

La notion définissant les peuples habitant ces territoires comme « Mongols » a été établie au début du XIIIe siècle, lorsque Genghis Khan eut unifié une grande partie des tribus turco-mongoles en une nation relativement homogène. Après la chute de la Dynastie Yuan sino-mongole en 1368, la majorité de la Grande Mongolie ont été reprises par les Chinois de la dynastie Ming. tandis que le reste a été divisé entre plusieurs domaines Mongols, principalement les Oïrats et les Khalkhas. Au XVIIe siècle, tout le territoire est tombé sous la domination des Mandchous de la dynastie Qing.

À la chute de la dynastie Qing mandchoue en 1911 en Chine la Mongolie Extérieure suit le mouvement initié à Wuhan, lors du soulèvement de Wuchang qui, la première, déclare la sécession de la province centrale de Hubei. Le gouvernement du Bogdo Khan, théocrate de la Mongolie autonome tente au début d'unifier la Mongolie Intérieure et Extérieure. Des troupes armées ont été envoyées en Mongolie Intérieure, mais ont dû être rappelées après que la Russie se fut rendue compte que ces mouvements pouvaient provoquer un conflit avec le Japon. En 1919, les Japonais ont mis en place un mouvement déclaré comme pan-mongol sous la direction de Grigori Semenov dans le nord-est de la Mongolie Intérieure, mais le gouvernement de Bogdo Khan a refusé de s’y joindre. Roman Fedorovitch von Ungern-Sternberg a fait aussi quelques références à un mouvement pan-mongol.

Après la défaite de Roman Fedorovitch von Ungern-Sternberg par les communistes mongols dirigés par Damdin Sükhbaatar, et l'établissement de la République populaire mongole en 1924, cette idée a été rediscutée[Par qui ?]. Mais sous la pression du Kominterm, qui considérait que s’aliéner la Chine pour le bien de moins de deux millions de Mongols n’était pas raisonnable, cette politique a dû être abandonnée].

Une réminiscence du mouvement pan-mongol est apparue à la fin de la Deuxième Guerre mondiale, lorsque les troupes de la République populaire mongole participèrent aux Opérations Soviétiques contre le Mengjiang (état fantoche mongol contrôlé par les japonais) lors de l'invasion soviétique de la Mandchourie. Les troupes de la Mongolie Extérieure ont été retirées rapidement après la fin des hostilités.

Après la réforme démocratique de 1991, plusieurs organisations non gouvernementales ont réintroduit des efforts pour recommander le mouvement pan-mongol. En Mongolie, il s’agit du « Mouvement pour l'Unité de la Nation Mongole », en Bouriatie le « Mouvement pour l'Unité Nationale Negeden » et le « Parti du peuple Bouriato-Mongol ». Cependant, aucune de ces organisations n’a obtenu d'influence politique significative[1].

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. David Johnson, 9. Russia-Mongolia: Latent Territorial Issues, Center for Defense Information, 2003