Mozaffareddine Chah
| Mozaffareddine Chah مظفرالدین شاه | ||
Mozaffareddine Chah en 1905. | ||
| Titre | ||
|---|---|---|
| Chah d’Iran | ||
| – (10 ans, 8 mois et 2 jours) |
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| Premier ministre | Mirza Nasrullah Khan | |
| Prédécesseur | Nassereddine Chah | |
| Successeur | Mohammad Ali Chah | |
| Biographie | ||
| Dynastie | Qadjar | |
| Date de naissance | ||
| Lieu de naissance | Téhéran (Iran) | |
| Date de décès | (à 53 ans) | |
| Lieu de décès | Téhéran (Iran) | |
| Sépulture | Mausolée de l'imam Hussein | |
| Père | Nassereddine Shah | |
| Mère | Shokouh al-Saltaneh | |
| Conjoints | 7 épouses dont Umm al-Khakan | |
| Enfants | 10 filles et 6 fils dont Mohammad Ali Chah |
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| Distinctions | Chevalier de l'ordre de la Toison d'or Ordre de Saint-Stanislas, 1re classe Ordre de l'Étoile de Roumanie Ordre de Saint-André Ordre suprême de la Très Sainte Annonciade Ordre de l'Aigle blanc Grand-croix de l'ordre impérial de Léopold Ordre de Sainte-Anne de 1re classe Chevalier de l'ordre de Saint-Alexandre Nevski Ordre de l'Aigle noir Ordre de la Jarretière |
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| Monarques d’Iran | ||
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Mozaffareddine Chah (en persan : مظفرالدین شاه / Moẓaffar-al-Din Šâh), né le à Téhéran et mort début dans la même ville, est le chah d'Iran entre le et .
La dernière année de sa vie, l'Iran (Perse) vit une révolution constitutionnelle, qui accorde une Constitution et un Parlement au peuple, affaiblissant d'autant le pouvoir du monarque. Il meurt 40 jours après avoir autorisé la constitution.
Biographie
[modifier | modifier le code]Il naît à Téhéran le 25 mars 1853[1]. Ses deux frères aînés sont successivement désignés wali al-ahd (princes héritiers) mais ils meurent, le premier en 1856, le second en 1858. C'est alors Mozaffar al-Din qui devient le successeur désigné[1]. Il est nommé gouverneur d'Azerbaïdjan alors qu'il est encore enfant[1],[2]. Quand son père est assassiné en mai 1896, il devient le cinquième Shah de la dynastie Qadjar, alors qu'il n'est pas prêt pour une telle charge[1],[2].
Un pays en crise
[modifier | modifier le code]Quand il monte sur le trône, la Perse est en pleine crise financière. Pour renflouer les caisses de l'État, il a recours aux mêmes expédients que son père : il contracte des emprunts auprès de la Russie et accorde aux puissances étrangères des concessions commerciales sur les ressources du pays. Il accentue ainsi l'influence des grandes puissances, et exacerbe le sentiment qu'il vend la Perse aux puissances étrangères. Il nomme des fonctionnaires belges pour réorganiser le service des douanes. Leurs réformes sont efficaces mais impopulaires. Ces rentrées d'argent ne suffisent pas à compenser le gaspillage dû à la corruption et au train de vie de la cour. Lui-même aggrave les choses par ses dépenses. Comme son père Nassereddine Chah, Mozaffareddine Chah visite l'Europe trois fois, en 1900, 1902 et 1905[1],[2].
Voyages et intérêt pour la modernité
[modifier | modifier le code]Durant son règne, Mozaffareddine shah essaya de mener des réformes du trésor central ; cependant, la dette laissée par la cour Qajar, à la fois au Royaume-Uni et à la Russie, a significativement miné ses efforts. La concession de pétrole D'Arcy a également été accordée pendant son règne, en 1901[1], donnant le contrôle effectif des réserves de pétrole iranien au Royaume-Uni pour 60 ans.
En 1900, après avoir découvert cette invention lors d'une cure à Contrexéville (France), Mozaffareddine shah achète une caméra Gaumont. Deux mois plus tard, lors d'une parade à Ostende (Belgique), il est filmé par son photographe ; il s'agit probablement du premier film iranien. Il est depuis considéré comme perdu[3].
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Le chah de Perse au bois de Boulogne pour la course du kilomètre (, vainqueur : Léon Serpollet).
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La Serpollet, landau du chah de Perse Mozaffareddine, acquise après la démonstration de Serpollet à Boulogne (1902, mécanicien personnel Marnay).
La révolution constitutionnelle
[modifier | modifier le code]La crise financière qui se prolonge et l'ingérence des pays européens dans les affaires du pays suscitent un mécontentement grandissant. Des vois de plus en plus nombreuses s'élèvent pour demander que le pouvoir du Shah soit limité, qu'une Constitution définisse ses prérogatives et institue un Parlement[1],[2].
En octobre 1906, il est forcé, notamment par une grève du bazar de Téhéran, à accepter qu'une Assemblée nationale siège. Voyant la santé du souverain décliner, et craignant que son successeur ne soit plus autoritaire, les révolutionnaires, précipitent les choses. En décembre, Mozaffar al-Din accepte les « lois fondamentales » qui font de la Perse une monarchie constitutionnelle[1],[2].
D'une santé fragile, il meurt d'une crise cardiaque peu de temps après, dans les premiers jour de janvier 1907[1],[2].
Descendance
[modifier | modifier le code]Son fils, né d'un mariage avec Umm al-Khakan, Muhammad 'Ali Shah, lui succède. Il a au moins cinq autres fils et douze filles, de plusieurs mariages[1].
Mozaffareddine est l'arrière-grand-père d'Ardeshir Zahedi (en persan : اردشیر زاهدی), diplomate iranien né le à Téhéran, qui joua un rôle important dans les années 1960 et 1970 en tant que ministre des Affaires étrangères et ambassadeur aux États-Unis et au Royaume-Uni.
Sa descendance se fond dans celle du prince Farman Farma.
Famille
[modifier | modifier le code]- Fils de Nassereddine Chah ( - assassiné, le ) et de Shukuh us-Saltaneh.
- Marié à Am al Khaghan dont :
- Mohammad Ali Chah ( - ), qui succède à son père comme chah d'Iran (1907)
- Marié (?) - dont :
- Marié (?) - dont :
- Fakhr od-Dowleh (1870 - 1953/1961)
- Ihteram us-Saltaneh (1871 - 1902)
- Ashraf us-Saltaneh (1873 - 1904/1905)
- Ezzat-ol-Saltaneh (1874 - )
- Kamar us-Saltaneh (1875 - 1924)
- Nur us-Saltaneh (1878 - )
- Shukuh us-Saltaneh (1880 - 1925)
- Shukuh ud-Daulah (1880 - )
- Ashraf ul-Mulk (1883 - )
- Akdas us-Saltaneh (1884 - )
- Nuzhet ul-Mulk (1892 - )
- Marié à Hazrat-e-Olia
Notes et références
[modifier | modifier le code]- (en) R. M. Burrell, Muẓaffar al-Dīn S̲h̲āh Kad̲j̲ār in Encyclopedia of Islam, vol. 7, Brill, (lire en ligne), p. 818-819
- (en) « Moẓaffar od-Dīn Shāh », sur Encyclopædia britannica
- ↑ Farrokh Ghaffari, « 20 ans de cinéma en Iran (1969-1989) », Civilisations, vol. 38, n°2, Regards sur l'Iran (1988), pp. 179-195.
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code](en) R. M. Burrell, « Muẓaffar al-Dīn S̲h̲āh Kad̲j̲ār », dans Encyclopædia of Islam, vol. 7, Brill, (lire en ligne), p. 818-819
Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :
- (en) Portrait de Mozaffareddine Chah
- Monarque d'Iran du XIXe siècle
- Monarque d'Iran du XXe siècle
- Dynastie Qadjar
- Chevalier de la Jarretière
- Récipiendaire de l'ordre de l'Aigle blanc (russe)
- Récipiendaire de l'ordre de Saint-Stanislas (russe)
- Chevalier de l'ordre espagnol de la Toison d'or (XXe siècle)
- Chevalier de l'ordre de Saint-Alexandre Nevski
- Grand-croix de l'ordre impérial de Léopold
- Naissance en mars 1853
- Décès en janvier 1907
- Décès à 53 ans
- Naissance à Téhéran
- Décès à Téhéran
- Chah de la dynastie Qadjar
- Monarque de Perse du XIXe siècle
- Monarque de Perse du XXe siècle