Nassereddine Chah

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Nassereddine Chah
Naser edin shah by Kamalolmolk.jpg
Nassereddine Chah peint par Kamal-ol-Molk.
Fonction
Chah
-
Titre de noblesse
Roi
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 64 ans)
TéhéranVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nom dans la langue maternelle
ناصرالدین شاه قاجارVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Famille
Père
Mère
Fratrie
Abdol-samad Mirza Ezz ed-Dowleh Saloor (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Monir al-Saltaneh (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Mozaffareddine Chah
Taj Saltaneh
Nosrat al-Din Mirza Salar es-Saltaneh (en)
Zell-e Soltan
Kamran Mirza Nayeb es-Saltaneh (en)
Ahmad Mirza Azd es-Saltaneh (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Religion
Distinctions
signature de Nassereddine Chah
signature

Nassereddine Chah (en persan : ناصرالدین شاه / Nâṣer-al-Din Šâh), né le à Tabriz et assassiné le à Téhéran, fut chah de Perse du jusqu'à sa mort.

Biographie[modifier | modifier le code]

Nassereddine Chah est le fils de Mohammad, chah de Perse, et de Malek-Djahan Khanom.

Il se trouve à Tabriz lorsqu'il apprend la mort de son père en 1848, et il monte sur le trône du Paon avec l'aide de Amir Kabir. Il essaye de ramener une partie de la Perse orientale (particulièrement Hérat), qui était passée sous influence britannique, sous l'influence de l'Iran, mais il essuie une attaque des Britanniques à Bouchehr et doit se retirer. Herat fait aujourd'hui partie de l'Afghanistan. Nassereddine Chah est forcé de signer la déclaration de Paris, donnant à l'Afghanistan la suprématie sur les anciens territoires perses.

Bien que Nassereddine a eu des tendances réformistes assez tôt, il a un style de gouvernement plutôt dictatorial. Il persécute les babis et les baha’is, et cela s’accroît encore après qu'un babi essaie de l'assassiner en 1852. Il est le premier monarque perse à visiter l'Europe en 1871, puis en 1873 (il voit alors une revue de la flotte de la Royal Navy ainsi qu'une manœuvre militaire de grande envergure en Russie, ce qui l’amène à fonder la brigade cosaque persane[1]) et finalement en 1889. Au cours de ses voyages, il est impressionné par la technologie qu'il a vue en Europe.

Nassereddine Chah reçu par la Reine Victoria au Château de Windsor en juillet 1889.

Pendant sa visite au Royaume-Uni, Nassereddine Chah est fait chevalier de l'ordre de la Jarretière, l'un des plus nobles ordres britanniques, par la Reine Victoria. Il est le premier monarque perse à être fait chevalier de cet ordre.

En 1890, il rencontre le Britannique Gerald Talbot et signe un contrat lui accordant la propriété de l'industrie du tabac iranienne, mais est ensuite forcé d'annuler le contrat après que Mirza Reza Chirazi a promulgué une fatwa qui rend la culture, le commerce et la consommation de tabac haram (voir « révolte du tabac »). Cela a même des répercussions sur la vie personnelle du Chah puisque ses femmes ne l'autorisent pas à utiliser le tabac.

Le Chah fait d'autres tentatives pour accorder plus d'avantages à l'Europe, notamment en attribuant la propriété des revenus des douanes perses à Paul Julius Reuter.

Il était un mécène de la photographie et se fit lui-même photographier plusieurs milliers de fois. Il fut le premier Iranien à se faire photographier.

Portrait du chah sur le beau timbre de 10 francs de 1882.

Nassereddine Chah introduisit nombre d'innovations occidentales en Iran, dont un système de poste moderne, le transport ferroviaire, un système bancaire et la publication de journaux.

Il fut le premier monarque iranien à écrire ses mémoires.

Nassereddine Chah est assassiné par Mirza Reza Kermani, un partisan de Jamal al-Din al-Afghani, alors qu'il est venu prier au mausolée de Shah-Abdol-Azim. On dit que le pistolet utilisé pour l'assassiner était vieux et rouillé, et que s'il avait porté un manteau plus épais, ou s'il s'était fait tirer dessus de plus loin, il aurait pu survivre à la tentative d'assassinat.

Il est enterré au sanctuaire de Shah-Abdol-Azim, à Rey, non loin de Téhéran, où il fut assassiné, à côté de sa femme Jeyran Khanum. Sa pierre tombale en marbre d'un seul tenant, représentant son effigie complète, est maintenant conservée au Palace du Golestan à Téhéran, et est reconnue pour être un chef-d'œuvre de la sculpture de l'époque Qajare.

Famille[modifier | modifier le code]

  • Marié à Shukuh us-Saltaneh dont
  • Marié?? dont
    • Zill us-Saltaneh Masud Mirza [janvier 1850 - 1919]
    • Prince Kamran Mirza Nayeb us-Saltaneh [22 juillet 1856 - 1927]
    • Salar us-Saltaneh Nasratuddin Mirza [mai 1882 - ]
    • Rukn us-Saltaneh Muhammad Reza [février 1883 - ]
    • Yamin us-Saltaneh Husayn Ali Mirza [1890 - ]
    • Asad us-Saltaneh Ahmad Mirza [juin 1891 - ]
    • Muinuddin Mirza [ - 6 novembre 1856]
    • Muhammad Qasim [ - 29 juin 1858]
  • Marié?? dont
    • Fashr ul-Mulk [1847 - ]
    • Zia us-Saltaneh [1855 - ]
    • Ismet ud-Daulah [1856 - ]
    • Iftiquhar ud-Daulah [1856 - ]
    • Afzar ud-Daulah [1858 - ]
    • Ualia Kadjar [1858 - ]
    • Fashr ud-Daulah [1861 - ]
    • Iran ul-Mulk [1881 - ]
    • Ashfar us-Saltaneh [1881 - ]
    • Farah us-Saltaneh [1882 - ]
    • Taj al-Saltaneh [1883 - 1936]
    • Sharaf us-saltaneh [1885 - ]
    • Izzet us-Saltaneh [1888 - ]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Dans la gloire du Père », sur bahai-biblio.org/ (consulté le 9 juillet 2007).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]