Moritz von Jacobi

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Moritz von Jacobi
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Moritz Hermann von Jacobi

Naissance
Potsdam (Drapeau de la Prusse Royaume de Prusse)
Décès (à 72 ans)
Saint-Pétersbourg (Drapeau de l'Empire russe Empire russe)
Domicile Dorpat puis Saint-Pétersbourg
Nationalité prussienne
Champs électromagnétisme, électrochimie
Institutions Académie des sciences de Russie
Diplôme Institut de physique de l'Université Humboldt de Berlin
Renommé pour moteur électrique, galvanoplastie, adaptation d'impédances
Distinctions Prix Demidoff
Accademia dei Lincei (1853)

Moritz Hermann (Boris Semionovich) von Jacobi (russe : Борис Семёнович (Морис-Герман) Якоби) (21 septembre 1801 à Potsdam ; † le 10 mars 1874 à Saint-Pétersbourg), frère du mathématicien Carl Gustav Jakob Jacobi, est un ingénieur et un physicien prussien qui a effectué l'essentiel de sa carrière en Russie, où il a découvert la galvanoplastie (Saint-Pétersbourg).

Biographie[modifier | modifier le code]

Moteur électrique Jacobi, musée polytechnique de Moscou

Jacobi naît dans une famille juive assimilée. Son père était le banquier personnel du roi de Prusse Frédéric-Guillaume III. Sa mère, née Rachel Lehmann, s'occupait du train de vie de la maison. Il fit ses études à l'université de Berlin, puis à Göttingen. Jacobi exerça ensuite en 1834 comme maître d’œuvre à Königsberg, avant de devenir professeur d’architecture en 1835 à Dorpat. Puis en 1837 on l’appela à Saint-Pétersbourg où il obtint le poste de professeur associé en 1839.

Pour déployer le télégraphe établi entre Tsarkoïé-Selo et Saint-Pétersbourg (distant l'un de l'autre de près de 25 kilomètres), il employa un circuit entièrement métallique, les fils étant enveloppés d'une couche de résine élastique et enfoncés dans la terre. Après des expérience faites au cours de l'année 1842 « à une distance de 9 verstes (environ 9 kilomètres), un parcours plus long a été testé avec succès. Une petite batterie galvanique servait à donner une force plus que suffisante pour faire fonctionner ce télégraphe, qui a en partie inspiré celui d'Alexander Bain, plus perfectionné[1].

En 1842 Jacobi fut nommé professeur surnuméraire puis en 1847 membre titulaire de l’Académie des sciences de Russie. Peu après il devint conseiller d'État du tsar. En 1853 il fut élu membre de l’Accademia dei Lincei à Rome.

La renommée scientifique de Jacobi vient surtout de sa découverte de la galvanoplastie (1837) et des applications qu’il fit de l’électromagnétisme à l’alimentation des machines et des véhicules. Il conçut son premier moteur électrique fonctionnel en 1834[2]. Le 13 septembre 1838 il pilota un navire mû par un « moteur électrique Jacobi » d’une puissance de 220 W sur la Néva à Saint-Pétersbourg : il put ainsi parcourir 7,5 km à une vitesse d'environ 2,5 km/h[3],[4] Il était aussi professeur à l'école supérieure du Génie de Saint-Pétersbourg.

À partir de 1850, il se consacra à de nombreux essais sur les tubes à gaz. Il proposa une unité de mesure de l’intensité du courant électrique fondée sur l'électrolyse de l'eau : le jacobi, utilisé dans les pays de langue allemande au début du XXe siècle, correspond à l’intensité qui électrolyse un centimètre cube de dioxygène en une minute dans les conditions normales de température et de pression.

Il mourut d'une crise cardiaque à Saint-Pétersbourg. Il est enterré au cimetière luthérien de Saint-Pétersbourg, sur l'île Vassilievski.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Die Galvanoplastik. Saint-Pétersbourg (1840)
  • Mémoire sur l'application de l'électromagnétisme au mouvement des machines. Saint-Pétersbourg (1835)

Source[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. " Ma bibliothèque Mon historique Livres sur Google Play La Phalange", Revue De La Science Sociale, Volume 3 1846 [1]
  2. D’après « Der Jacobi Motor - Der erste wirkliche Elektromotor von 1834 », sur Institut de technologie de Karlsruhe, Institut d’Électrotechnique (consulté le 27 septembre 2015)
  3. Cf. (de) Jacobi et le premier moteur électrique
  4. D’après P. Hempel, Deutschsprachige Physiker im alten St. Petersburg: Georg Parrot, Emil Lenz und Moritz Jacobi im Kontext von Wissenschaft und Politik, Oldenbourg Wissenschaftsverlag, , 400 p. (ISBN 3486564463).

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