Véhicule à propulsion humaine

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Un véhicule à propulsion humaine (VPH) désigne un véhicule mû par la force humaine. Ils peuvent être terrestres (bicyclette, vélo couché, voiture à pédales, etc.), nautiques (bateau à pédales comme le Decavitator), et même aériens (Gossamer Albatross, Daedalus). C'est surtout dans le milieu du vélo couché que le terme VPH est employé, par traduction (approximative) de HPV ((en) Human Powered Vehicule).

Créés dans les années 1930 en France, autour de Charles Mochet et de ses vélocars et vélo-vélocar, les vélos couchés réapparaissent dans les années 1970 aux États-Unis à la suite des crises pétrolières. Les recherches effectuées à cette période par les universités américaines montrent que les vélos couchés munis d'un carénage aérodynamique permettent d'atteindre des vitesses comparables aux automobiles (130,6 km/h sur le plat en 2002) et supérieures aux bicyclettes traditionnelles. À cause d'un règlement technique très rigide qui interdit les modifications radicales apportées au vélo, l'Union cycliste internationale ne valide pas les nouveaux records. L'Association internationale des véhicules à propulsion humaine (en) (IHPVA, International Human Powered Vehicle Association) est créée en 1976 pour répondre à ce besoin. Le terme de « véhicule à propulsion humaine » est alors employé pour permettre à toutes les formes de vélo de s'exprimer. Ainsi, les VPH regroupent aussi bien les vélos couchés, les tricycles, les vélos rameur, les tandems, etc.

À partir des années 1980 aux Pays-Bas et au Danemark, les VPH apparaissent en Europe sous la forme du vélo couché et de la vélomobile comme moyen d'alternative écologique à la voiture.

En France, il faut attendre 1991 et la création de l'association France-HPV, affiliée à l'IHPVA, dont les manifestations commencent tout juste à sortir de la confidentialité (organisation des championnats du monde en 2006 en Haute-Loire).

Types de propulsion[modifier | modifier le code]

  • Engins où la force humaine est appliquée directement, sans utiliser un propulseur : patinette, Draisienne, chaise à porteurs.
  • Engins où la force humaine utilise directement un propulseur, sans passer par une transmission : Le grand-bi, toute embarcation à pagaie ou aviron comme le Canoë-kayak. Le mouvement du rameur exploite la force des bras (éventuellement aussi celle des jambes et du reste du corps).
  • Engins disposant d'un propulseur mécanique (roue, hélice) entraîné par une transmission (pédalier, chaîne) : vélo et tous engins à pédales. Ces engins utilisent en général la force musculaire du membre inférieur humain convertie en mouvement par un pédalier.

Engins terrestres[modifier | modifier le code]

L'equipe du Scubster menée par Stephane Begrand Rousson à Bethesda lors des 11ème championnat du monde de sous-marin à propulsion humaine Photo Terence Dewaele

Engins aquatiques[modifier | modifier le code]

Zeppy 2 piloté par Gérard Feldzer et Nicolas Hulot

Engins aériens[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]


  1. Odile faure, « Un sous-marin sous la glace de Piau-Engaly », SudOuest.fr,‎ (lire en ligne)
  2. (en) « The Scubster pedal-powered wet sub (UPDATED) », sur newatlas.com (consulté le 17 août 2018)
  3. « The French yellow submarine: Engineers build James Bond-style scuba sub that runs on pedal power », Mail Online,‎ (lire en ligne)