Abbaye San Salvador de Leyre

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Abbaye San Salvador de Leyre
Image illustrative de l'article Abbaye San Salvador de Leyre
Chevet de l'église abbatiale

Nom local Monasterio de San Salvador de Leyre
Diocèse Pampelune
Patronage San Salvador
Numéro d'ordre (selon Janauschek) DCLXXI (671)[1]
Fondation 1269
Début construction 1269
Cistercien depuis 1269
Dissolution 1835-1954
Abbaye-mère La Oliva
Lignée de Morimond
Abbayes-filles Aucune
Congrégation Cisterciens (1269-1835)
Bénédictins (depuis 1954)
Période ou style Roman

Coordonnées 42° 38′ 07″ nord, 1° 10′ 19″ ouest[2]
Pays Drapeau de l'Espagne Espagne
Communauté autonome Navarre Navarre
Merindad Sangüesa (es)
Commune Yesa
Site http://www.monasteriodeleyre.com/

Géolocalisation sur la carte : Navarre

(Voir situation sur carte : Navarre)
Abbaye San Salvador de Leyre

Géolocalisation sur la carte : Espagne

(Voir situation sur carte : Espagne)
Abbaye San Salvador de Leyre

L'abbaye San Salvador de Leyre (prononcer Leyré) est un monastère roman situé à 771 mètres d'altitude, près du lac de Yesa en Navarre (Espagne). Il est dominé par les crêtes de la sierra de Leyre.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'abbaye fut fondée au début du XIe siècle, Il fut le panthéon des rois de Navarre, l'église fut consacrée en 1057. À cette époque les évêques de Pampelune étaient choisis parmi les abbés de Leyre.

Au XIIe siècle le Royaume de Navarre ayant été réuni à celui d'Aragon, Leyre est délaissé; les rois lui préférant le monastère Saint-Jean de la Peña. Les finances et la notoriété du monastère sont entamés par un long conflit entre les moines et l'évêque de Pampelune.

Le couvent fut abandonné au XIXe siècle, puis réoccupé depuis 1954 par des moines bénédictins de l'abbaye de Silos ; ceux-ci ont réhabilités les bâtiments et pratiquent le chant grégorien. Un hôtel est ouvert dans les bâtiments du XVIIe siècle. Le monastère, devenu abbaye, fait partie au sein de la confédération bénédictine de la congrégation de Solesmes.

Le site[modifier | modifier le code]

L'ensemble assez massif est composé d'absides dont les modillons représentent des têtes d'animaux et des masques, une tour domine l'ensemble.

La crypte[modifier | modifier le code]

La crypte se trouve sous l'église romane supérieure du XIe siècle, elle paraît plus ancienne, les piliers sont robustes, les chapiteaux sont massifs et décorés de motifs géométriques, elle a le même plan que l'église.

Le tunnel de San Virila[modifier | modifier le code]

De la crypte on accède par un tunnel à la statue de San Virila, ancien abbé qui selon la légende resta trois cents ans à écouter le chant d'un rossignol.

Le portail Ouest[modifier | modifier le code]

Il date du XIIe siècle il est richement décoré, son tympan représente le Christ entouré de Saint Paul et Saint Jean à sa gauche et Saint Pierre, la Vierge Marie à sa droite et deux autres statues que l'on ne peut identifier vu leur mauvais état de conservation. Le tympan est l'œuvre du maître Esteban. Au-dessus des arcs du portail on peut reconnaître Saint Michel chevauchant un dragon, Saintes Nulilo et Alodia qui courent vers le supplice, joyeuses. On peut reconnaître aussi les scènes de la Visitation, de l’Annonciation ...

L'intérieur de l'église[modifier | modifier le code]

Le chevet date du XIe siècle, la nef de style roman date des XIe et XIIe siècle. Au centre de l'abside trône la statue de Sainte Marie de Leyre.

Le long du mur Nord on peut admirer une statue du Christ en croix du XIVe et dans une niche fermée par une grille un coffre en bois sculpté qui est le panthéon des premiers rois de Navarre.

Côté Sud un portail roman ouvre sur une petite chapelle dans laquelle se trouve un retable du XVIIe siècle racontant la vie des saintes Nulilo et Alodia.

Galerie de photos[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (la) Leopold Janauschek, Originum Cisterciensium : in quo, praemissis congregationum domiciliis adjectisque tabulis chronologico-genealogicis, veterum abbatiarum a monachis habitatarum fundationes ad fidem antiquissimorum fontium primus descripsit, t. I, Vienne, , 491 p. (lire en ligne), p. 286.
  2. Luigi Zanoni, « Leyre », sur Certosa di Firenze (consulté le 3 février 2017).

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]