Michel Roger

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Michel Roger
Michel Roger, en 2015.
Michel Roger, en 2015.
Fonctions
Ministre d'État de Monaco

(5 ans 8 mois et 17 jours)
Monarque Albert II
Prédécesseur Jean-Paul Proust
Successeur Gilles Tonelli (intérim)
Serge Telle
Biographie
Date de naissance (67 ans)
Lieu de naissance Poitiers (France)
Nationalité française
Diplômé de Université de Poitiers
Profession Haut fonctionnaire

Michel Roger
Ministres d'État de Monaco

Michel Roger, né le à Poitiers, est ministre d'État de la principauté de Monaco du au .

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Michel Roger est le fils du juge Pierre Roger connu pour son rôle dans l'affaire judiciaire Marie Besnard.

Formation[modifier | modifier le code]

Michel Roger est élève au lycée Alain-Fournier de Bourges et au lycée Henri-IV de Poitiers. Il est diplômé d’études spécialisées de droit privé et de sciences criminelles à l'université de Poitiers. Il est également lauréat des facultés de droit, titulaire d’un doctorat d’État de droit et d’une habilitation à diriger des recherches (HDR) à l'université de Poitiers.

Débuts professionnels[modifier | modifier le code]

Michel Roger commence sa carrière professionnelle en 1970 en tant qu'avocat mais il ne pratique cette profession que durant trois ans. En 1975, il devient conseiller technique du cabinet du Garde des sceaux puis l'année suivante, conseiller technique au cabinet du ministre du Plan et de l'aménagement du territoire, Jean Lecanuet.

En 1981, il occupe en parallèle de ses fonctions le poste de maître de conférences à l’université de Poitiers. En 1984, Michel Roger devient directeur de l’école du Centre-Ouest des avocats et de l’Institut d‘études judiciaires de la faculté de droit de Poitiers.

Vie publique : Jeunesse et Éducation nationale[modifier | modifier le code]

En 1986, il devient chargé de mission auprès au cabinet du ministre de l’Éducation nationale, René Monory, puis directeur de cabinet du ministre de 1987 à 1988. Depuis 1986, Michel Roger est aussi inspecteur général de l’Éducation nationale affecté aux disciplines de sciences économiques et sociales.

Lors des élections municipales françaises de 1989, il mène à Poitiers la liste de centre-droit « Ouvrons Poitiers sur l'avenir » — avec pour colistiers notamment Jean-Pierre Raffarin et Jacques Grandon — mais perd l'élection.

De 2002 à 2005, Michel Roger travaille au sein du cabinet de Jean-Pierre Raffarin, alors Premier ministre, en tant que conseiller pour la jeunesse, l'éducation nationale, l'enseignement supérieur et la recherche. De 2005 à 2009 il occupe les fonctions d’inspecteur général de l’Éducation nationale et conseiller du président du conseil général de la Vienne.

En juillet 2009, il rejoint Claudie Haigneré pour la mission de préfiguration du nouvel établissement public regroupant le Palais de la découverte et la Cité des sciences et de l’industrie.

Ministre d'État de Monaco[modifier | modifier le code]

Le , Albert II de Monaco décide de le nommer ministre d’État de la principauté en remplacement de Jean-Paul Proust, démissionnaire pour raison de santé. Il prend ses nouvelles fonctions le 29 mars suivant.

Le , il est victime d'un accident vasculaire cérébral et hospitalisé au CHU de Nice[1]. Il est remplacé à titre intérimaire par Gilles Tonelli, conseiller de gouvernement pour les Relations extérieures.

Controverses[modifier | modifier le code]

Dans le projet immobilier des Tamaris confié par Monaco au groupe Marzocco, il a été publiquement reproché à Michel Roger d'avoir permis l'édification de cet immeuble sur une portion de terrain appartenant au domaine public avant même d'avoir soumis au Conseil national un projet de loi de désaffectation de cette parcelle. Répondant aux objections dirigées contre lui par de nombreux parlementaires lors d'une séance publique du Conseil, Michel Roger a reconnu « L’ordre naturel des choses n’a pas été respecté. C’est notre désir de pouvoir livrer le plus rapidement possible des logements domaniaux qui nous a conduit à agir vite. On a commis une faute et je m’engage à ne pas recommencer »[2].

Dans l'affaire Gilbert Azibert, il a été entendu comme témoin.

Dans le projet immobilier Testimonio confié par Monaco au groupe Marzocco plusieurs parlementaires lui ont reproché le choix de cet opérateur, alors que les dirigeants de celui-ci font partie des treize prévenus renvoyés devant le Tribunal correctionnel de Marseille, dans le procès pour corruption[3] autour de la construction de la Tour Odéon.

Il convient également de noter l'affaire connue sous le nom de sondage "Opinion Way", par laquelle Jean-François Robillon, Président du Conseil national (Monaco) a été inquiété par la justice pour un sondage d'opinion sur la popularité de certaines personnalités politiques monégasques, et son chef de cabinet démis par Michel Roger du poste qu'il occupait par ailleurs dans l'Administration monégasque. Cette affaire a aussi conduit à une citation du Procureur général monégasque pour avoir transmis des informations à Michel Roger, à l'origine notamment de sa décision contre le chef de Cabinet[4]. À l'occasion de cette affaire, Jean-François Robillon a déclaré aux médias qu'il se posait en "martyr" d'une décision politique[5].

Décorations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Michel Roger victime d'un AVC », La Nouvelle République, 19 décembre 2015
  2. « Mea culpa sur les Tamaris », Monaco Hebdo, 26 juin 2014
  3. « Monaco: la luxueuse tour Odéon visée par un procès pour "corruption" », sur LExpress.fr (consulté le 21 mars 2016)
  4. « Jean-Pierre Dreno relaxé », sur L'Observateur de Monaco (consulté le 12 juin 2016)
  5. « Affaire du sondage : Jean-François Robillon se pose en "martyr" », sur archives.monacomatin.mc (consulté le 12 juin 2016)
  6. (fr) « Affaire du sondage : ça continue ! - Monaco Hebdo », sur Monaco Hebdo,‎ (consulté le 12 juin 2016)

Sources[modifier | modifier le code]

  • Notice « Roger (Michel) — né en 1949 » du Who’s Who in France : Dictionnaire biographique de personnalités françaises vivant en France et à l’étranger, et de personnalités étrangères résidant en France, 41e édition pour 2010 éditée en 2009, 2415 pages (ISBN 978-2-85784-050-3).
  • Notice « Roger (Michel) — né en 1949 » du Who’s Who in France : Dictionnaire biographique de personnalités françaises vivant en France et à l’étranger, et de personnalités étrangères résidant en France, 43e édition pour 2012 éditée en 2011, 2307 p., 31 cm (ISBN 978-2-85784-052-7)

Liens externes[modifier | modifier le code]